lundi 19 janvier 2015

Neige et verglas sont de retour




La neige est de retour cette semaine sur une grande partie de la France et les températures vont continuer à baisser. Plusieurs départements sont placés en vigilance orange.


La neige et le verglas sont de retour cette semaine sur une grande partie de l'hexagone. Dès dimanche soir, Météo Consult* a ainsi placé trois départements en vigilance orange: l'Ardèche en fortes pluies et neige, les Bouches-du-Rhône et le Gard en risque d'orage.
De son côté, Météo France a placé l'Ardèche, la Mayenne et l'Orne en vigilance orange neige-verglas, insistant sur un risque potentiel pour les départements limitrophes. Cet épisode hivernal devrait engendrer quelques «difficultés de circulation et perturber certaines activités économiques» dès 23h00 ce dimanche pour ne prendre fin que mardi vers 07h00.
Lundi, les précipitations vont être soutenues autour de la vallée du Rhône tandis que la neige est attendue en Auvergne et Rhône-Alpes en matinée. Ces chutes de neige devraient toucher la Bourgogne, la Franche-Comté l'est de la Lorraine puis l'Alsace en cours d'après-midi et en soirée. On pourra atteindre jusqu'à 10 à 20 cm au sol par endroit dès 500 m de l'est Auvergne à l'ouest Rhône-Alpes, localement 20 à 40 cm sur Ardèche et Drôme voir 60 cm sur les crêtes des Cévennes, 5 à 10 cm ailleurs sous l'axe neigeux.
A l'ouest, la perturbation qui s'est enfoncée sur le pays dimanche devait engendrer quelques pluies lundi matin sur le Sud-Ouest, quelques flocons voire un peu de neige du nord Val de Loire à l'Ile-de-France jusqu'en Champagne-Ardenne. Elle intéressera encore en cours d'après-midi et en fin de journée les régions au sud de la Garonne avec de la neige sur le piémont et le relief dès 500 m.
Sur une bonne tranche Nord-Ouest du pays la traîne sera peu active. Les éclaircies s'imposeront généreusement des Pays de la Loire à la Bretagne en passant par l'Île-de-France jusqu'à la Belgique. Quelques averses isolées seront possibles près de la Manche. Des nuages d'altitude gagneront en fin de journée sur l'Ouest, en marge d'une nouvelle dégradation. La vigilance de Météo France est prévue pour durer jusqu'à mardi matin. Les conditions devraient s'améliorer avec un temps plus sec mais froid. En raison du retour de ce froid, le risque de verglas pourrait se généraliser à tout le centre de la France.
Poussée anticyclonique dans le nord

Mardi, la perturbation devrait stationner dans l'Est et apporter un peu de neige jusqu'en plaine le matin. En fin de journée, une nouvelle perturbation accompagnée de pluies aborde la façade atlantique, ponctuellement précédées de neiges éparses dans l'intérieur des terres. Mercredi, la perturbation progressera vers les régions centrales, avec des pluies à l'ouest et quelques flocons de l'Orléanais aux Flandres. À l'est du Rhône et de la Saône, malgré de nombreux nuages, le risque de précipitation sera faible, excepté de la côte d'Azur à la Corse. Jeudi et vendredi, le mauvais temps se repliera vers le sud avec de la neige à très basse altitude, jusqu'en Méditerranée où l'on attend d'importantes intempéries avec du vent fort. Dans le nord, une poussée anticyclonique est envisagée avec l'arrivée d'un air continental plus sec sec mais peut-être plus froid. Près de la Manche, les giboulées resteront fréquentes. Ce temps froid et humide se maintient également le prochain week-end.
Tout au long de la semaine, les température évolueront de -1°C le matin à + 4°C l'après-midi de moyenne au nord et de 0°C le matin à + 6°C l'après-midi au sud. La barre des 10°C ne sera plus dépassée que près de la Méditerranée, notamment de la côte d'Azur à la Corse.

Source: www.lefigaro.fr

mercredi 10 décembre 2014

L’autoroute du futur : lumineuse, écolo et intelligente


Aux Pays-Bas, un studio de design a pu tester des lignes luisantes sur un tronçon de route. Une expérience qui préfigure les voies de circulation intelligentes de demain.



Rouler de nuit, sur une autoroute, n’est pas exactement le programme le plus excitant qui soit. Sauf, peut-être, sur un tronçon de 1 452 mètres de la N329, à une centaine de kilomètres au sud-ouest d’Amsterdam.
C’est sur ce petit morceau d’asphalte que Daan Roosegaarde a donné vie à son projet d’autoroute lumineuse. La nuit, des lignes luisantes guident l’automobiliste. Un enrobage de microbilles de résine incrustées de cristaux photoluminescents qui se rechargent au soleil et se déchargent la nuit pendant huit heures.

Lignes luminescentes : un tronçon-test aux Pays-Bas

Ils diffusent une lumière verte que d’aucuns considèrent comme apaisante, comme si l’on avait surligné de gel phosphorescent les bas côtés de l’autoroute. De loin, la ligne semble unique mais on s’aperçoit en s’approchant que la bande est en réalité composée de trois traits parallèles.
Cette mise en scène nocturne présente surtout l’intérêt d’être autonome puisqu’elle dégage la nuit l’énergie emmagasinée le jour, ce qui doit permettre de ne pas avoir à installer d’éclairage public en parallèle.
Coût de fabrication gardé secret
Le fondateur du Studio Roosegaarde, qui travaille en compagnie de la société de travaux publics néerlandaise Heijmans, a également conçu une piste cyclable près d’Eindhoven, inspirée de La Nuit étoilée, un tableau de Van Gogh. Le tandem a reçu commande d’un autre tronçon de 32 kilomètres. Des contacts ont également été noués avec des aménageurs canadiens et du Moyen-Orient.
Le coût d’installation au kilomètre de ces chaussées lumineuses est un secret industriel – ce qui suggère qu’il doit être particulièrement élevé… – mais leurs promoteurs soulignent que le budget nécessaire devrait chuter fortement à mesure qu’il sera fait appel à la solution qu’ils préconisent.
Se considérant comme un « techno-poète » – « je suis un hippie avec un business-plan » a-t-il expliqué à la BBC – Daan Roosegaarde estime que « si les voitures deviennent plus propres, les routes devraient suivre ». Dans ses cartons, figurent bien d’autres projets.

Des lumières interactives qui ne s’allument que lorsqu’un véhicule est en approche, des lumières alimentées par de micro-éoliennes activées par le courant d’air généré au passage des véhicules. Ou encore des voies de circulation sous lesquelles courent des bobines d’induction capables de recharger les voitures électriques pendant qu’elles roulent…

Source: www.lemonde.fr

jeudi 4 décembre 2014

Histoire de la Tour Eiffel

Voici le texte du podcast en français “L’histoire de la tour Eiffel

Ici le texte



dimanche 23 novembre 2014

Grenoble bannit les publicités de ses rues


Pour la première fois en Europe, une grande ville va interdire les panneaux publicitaires. Un manque à gagner que la municipalité va compenser par des économies.

Comme promis lors de la campagne municipale, Grenoble s'attaque à la publicité. A partir du mois de janvier 2015 et pendant quatre mois, la municipalité va s'employer à démonter 326 panneaux dans les rues de la Ville, selon un dossier de presse1 diffusé par la mairie confirmant une information du Journal du dimanche2 et du Dauphiné Libéré3. A l'exception de ceux présents dans les arrêts de tram et de bus. Les premiers espaces supprimés seront remplacés, dès le mois de juillet, par une cinquantaine d'arbres plantés avant le printemps et par plus d'affiches municipaux et culturels, «libres et citoyens». Objectif? «Libérer l'espace public de l'affichage publicitaire» que le jeune élu, Eric Piolle, le seul maire écologiste de France, juge «agressif» et «obsolète». L'association grenobloise de lutte contre la pollution visuelle, Paysages de France, salue une «victoire symbolique importante»4 et rappelle que le maire de Grenoble avait appelé, en février dernier, à soutenir son opération «Pas de pub, des arbres», durant la campagne des élections municipales.



Le contrat qui liait la Ville au groupe JC Decaux5 arrivait à son terme. Le numéro un mondial de la communication extérieure, au chiffre d'affaire de 2,6 milliards d'euros, a été prévenu il y a quelques semaines que le partenariat ne serait pas reconduit et qu'aucun nouvel appel d'offres ne serait reconduit. «Nous avons pris acte de cette décision», a commenté Albert Asséraf, directeur général en charge de la stratégie pour JC Decaux. Le groupe, qui est sous contrat avec 3700 villes françaises de plus de 10.000 habitants et autant dans le monde, perd 2000 m² d'installations mais conserve l'affichage dans 1000 Abribus, le contrat signé en 2004 avec l'agglomération grenobloise ne prenant fin qu'en 2019. Celui-ci aussi ne devrait pas être renouvelé.
Pour la Ville, le manque à gagner s'élèverait à 600.000 euros par an. Mais à en croire la mairie, si le contrat avait été reconduit avec JC Decaux ou avec un autre prestataire, les recettes publicitaires auraient été divisées par quatre. Ce qui réduirait le manque à gagner à 150.000 euros par an. Afin de combler ce trou, la municipalité a trouvé une solution: se serrer la ceinture, comme le réclame le gouvernement. Le conseil municipal a annoncé qu'il a baissé de 25% ses indemnités, ce qui représenterait 300.000 euros d'économies par an. «Rien qu'entre 2013 et 2014, la Ville a en effet réduit son budget réalisé de plus de 190.000 euros», explique la mairie dans le dossier de presse. «Rien qu'entre 2013 et 2014, la Ville a en effet réduit son budget réalisé de plus de 190.000 euros», explique la mairie. L'association grenobloise de lutte contre la pollution visuelle, Paysages de France salue «une victoire symbolique importante».

Sao Paulo a fait machine arrière

Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une première en Europe pour une grande ville, selon Eric Piolle. Car avant Grenoble, le village de Forcalquier dans les Alpes-de-Haute-Provence (4000 habitants) avait également décidé de supprimer ses espaces publicitaires, en 20096. Et ailleurs dans le monde, la mégalopole brésilienne, Sao Paulo, avait eu la même idée en 2007, en démontant les 8000 panneaux qui recouvraient ses rues. Mais, il y a deux ans, la plus grande ville brésilienne (21 millions d'habitants) a fait machine arrière et lancé un nouvel appel d'offres remporté par…JC Decaux pour les 25 prochaines années7. La municipalité a sans doute pris conscience qu'elle ne pouvait pas se passer d'un marché qui devrait croître, selon PriceWaterhouseCoopers de 4,7 % en moyenne par an d'ici à 2018 pour dépasser 40 milliards de dollars8. «Nous venons de finaliser le nouveau mobilier qui va être réimplanté dans les mois qui viennent», affirme Albert Asséraf.

Source: www.lefigaro.fr