vendredi 4 avril 2014

François Hollande à ses ministres : «Aller plus vite, faire plus simple»


Lors du premier Conseil des ministres, François Hollande et Manuel Valls ont délivré aux membres de la nouvelle équipe gouvernementale une série de directives qui permettraient la réussite d'un «gouvernement de combat».


Le discours est digne de celui d'un général à l'aube d'une bataille cruciale. Pour le premier Conseil des ministres de l'ère Valls, François Hollande a voulu galvaniser son «gouvernement de combat». «Combat contre quoi? Contre le fatalisme, la résignation, la défiance à l'égard des institutions. Combat pour, surtout. Pour l'avenir, l'espoir, la confiance dans notre destin. Car nous sommes dans une bataille économique qui nous oblige, si nous voulons la remporter, à être plus compétitifs, plus solidaires et plus innovants», a déclaré le chef de l'État.
François Hollande a fixé trois objectifs: «la croissance durable», la poursuite du pacte de responsabilité, la mise en oeuvre d'un «pacte de solidarité» et l'entée dans la transition énergétique. Pour «libérer les énergies», le président veut «aller plus vite» et «faire plus simple». Et pour «redonner confiance dans l'intervention de l'État», Hollande veut un gouvernement exemplaire dans sa communication.
Pour assurer cet objectif, Manuel Valls a délivré une série de directives détaillées à ses ministres.
● «Le premier ministre dirige l'action du gouvernement». Manuel Valls s'appuie sur l'article 21 de la Constitution. C'est une volonté manifeste, pour le nouveau chef du gouvernement, de réaffirmer la hiérarchie de l'exécutif, quand Ayrault avait largement été brocardé dans la presse, l'opposition et au sein même de la majorité pour les nombreux «couacs» dans les rangs de son gouvernement.
● «Redonner sa place à la délibération politique». Il s'agit pour le premier ministre de réengager le débat d'idées au sein du gouvernement, mais aussi d'éviter les risques de cacophonie, en s'assurant que la moindre décision ou annonce aura été «précédée très en amont d'une réunion de nature politique réunissant les principaux ministres concernés.» Manuel Valls prévoit également de réunir, un jeudi matin sur deux, «l'ensemble des ministres et des secrétaires d'Etat», dans le cadre d'une «délibération ouverte et confiante».
● «L'efficacité». Le ministre entend relancer la coopération entre les différents cabinets, et ainsi limiter les réunions interministérielles d'arbitrage à Matignon, chiffrées à 1500 sous Jean-Marc Ayrault, ce qu'il a jugé beaucoup trop élevé, selon Stéphane Le Foll.
● «Anticiper et évaluer le risque d'inconstitutionnalité». Le premier ministre répond ici à une critique formulée au début de l'année par Jean-Louis Debré, président du Conseil d'État. Il avait en effet, lors de ses vœux, jugé «préoccupantes» les tentatives de contournement par le gouvernement des décisions rendues par le Conseil d'État.
● «Veiller à l'intégration des contraintes de la communication». Rodé aux exercices de communication, celui qui fut dans ce domaine le conseiller de Lionel Jospin entre 1997 et 2002, et le directeur de la communication du candidat Hollande en 2012, comme le rappelle Le Monde, a souligné l'importance de délivrer aux Français un message clair.
● «Nous aurons bien gouverné en ayant moins légiféré». Manuel Valls entend assainir les rapports entre le gouvernement et le Parlement, auquel «l'inflation législative» a pu nuire. Les élus devraient donc, en amont, être davantage associés aux réflexions des ministres. Et les textes, désormais, seront «peu nombreux, courts, clairs, assortis d'études d'impact.»

Source: www.lefigaro.fr

mercredi 12 mars 2014

Avion disparu : critiquée par la Chine, la Malaisie défend son enquête


La disparition mystérieuse du Boeing 777 de Malaysia Airlines fait monter la tension entre la Chine et la Malaisie. Mis sous pression par la diplomatie chinoise, qui déplore un flux d'informations « assez chaotique », le ministre des transports malaisien s'est défendu mercredi 12 mars lors d'une conférence de presse : « Je ne suis pas de cet avis.

Loin de là. Il n'y a de confusion que si vous voulez y voir de la confusion.
Irritée par l'avalanche de fausses bonnes nouvelles et d'informations contradictoires ainsi que par l'absence de résultats dans les recherches, Pékin avait demandé lundi à la Malaisie d'intensifier ses recherches.
Les opérations pour localiser l'appareil de la compagnie Malaysia Airlines disparu depuis samedi sont « sans précédent », selon le ministre malaisien : « Nous ne perdrons jamais l'espoir d'établir ce qu'il est advenu du vol MH370 entre Kuala Lumpur et Pékin. »

IRRITATION DE LA CHINE

Ces opérations s'étendent vers l'ouest à des centaines de kilomètres de la première zone de recherche et couvrent désormais une superficie de plus de 90 000 km2 (l'équivalent du territoire du Portugal). Douze nations, dont les Etats-Unis, la Chine et la Japon, y participent et elles mobilisent pas moins de quarante-deux navires et trente-neuf avions. « Nous ne laissons rien au hasard. Nous devons explorer toutes les possibilités », a expliqué le chef de l'aviation civile malaisienne.

« Il y a pour le moment beaucoup d'informations, et c'est assez chaotique ; ce qui fait que nous avons également des difficultés à confirmer ce qui est exact ou non », regrettait plus tôt dans la journée de mercredi le porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois. Cent cinquante-trois Chinois se trouvaient à bord de l'appareil, qui transportait deux cent trente-neuf personnes à son bord.

Source: www.lemonde.fr

vendredi 7 mars 2014

A Kiev, tout se passe comme si la Crimée était déjà perdue



L'abattement, plutôt que la stupeur. A Kiev, le vote, jeudi matin 6 mars, du Parlement de Crimée en faveur d'un rattachement de la péninsule à la Russie, n'a pas créé de grande surprise. « Nous sommes dans un tel état de délabrement après les années Ianoukovitch que la Russie en profite pour avancer ses pions. C'était prévisible », lâche l'analyste politique Sergueï Leschenko.

Toute la journée, sur les radios ukrainiennes, les plus indignés étaient les leaders occidentaux. Côté officiel, il y a bien eu les déclarations du premier ministre, Arseni Iatseniouk : « Ce prétendu référendum n'a aucune base légale (…). La Crimée était, est et restera partie intégrante de l'Ukraine. » Il s'est exprimé de Bruxelles, où il assistait à un conseil européen extraordinaire.

Peu après, Olexandre Tourtchinov, le président ukrainien par intérim, a annoncé que le Parlement (la Rada) allait lancer une procédure de dissolution du Parlement de Crimée, ajoutant que la tenue du référendum était « une farce, un crime contre l'Ukraine commis par les militaires russes ». Dans la foulée, un mandat d'arrêt a été lancé contre le nouveau premier ministre de Crimée, Sergueï Aksionov, chef du parti Unité russe.

LES TATARS APPELLENT À L'AIDE

Source: www.lemonde.fr

lundi 3 mars 2014

Le cinéaste français Alain Resnais est mort

Le maître du cinéma français, Alain Resnais, réalisateur d’"Hiroshima mon amour" et "L’Année dernière à Marienbad", est décédé samedi soir à Paris, à l’âge de 91 ans. Portrait.

Le vétéran n’innovera plus. Le virtuose du cinéma français, Alain Resnais, est décédé à l’âge de 91 ans, le samedi 1er mars, à Paris. Trop tôt pour présenter son dernier opus au public "Aimer, boire et chanter", qui venait de lui valoir le prix Alfred Bauer de la 64e Berlinale. Il ne sortira en salle qu'en mars, à titre posthume. Comme pour rappeler que les artistes ne meurent jamais.



Né à Vannes en 1922, Alain Resnais a toujours été cinéaste. À 12 ans, il tournait son premier film en 8 mm. En 1943, il était de la première promotion de l'IDHEC (devenu aujourd'hui la Fémis), avant de quitter la prestigieuse école l'année suivante. Le jeune homme réservé réalise alors des courts métrages en 16 mm, s’affirmant rapidement comme une promesse du cinéma français. En 1955, il bouleverse les consciences avec "Nuit et brouillard", un chant funèbre sur les camps de concentration.

En 1959, "Hiroshima mon amour" marque un tournant. Le chef d’œuvre, qui met en scène Emmanuelle Riva sur un scénario original de Marguerite Duras, fait date dans le cinéma, ouvrant un nouveau champ des possibles pour toute une génération de cinéphiles. Alain Resnais déconstruit le récit cinématographique classique, bouleverse la temporalité, ébranle le fil de la narration linéaire. Il explore par ailleurs la relation entre cinéma et littérature, non plus au travers d'adaptation mais en poussant la collaboration entre cinéaste et écrivain. Ainsi, après Duras, c'est à Alain Robbe-Grillet qu'il s'associe pour l'écriture de "L’Année dernière à Marienbad", deuxième titre mythique de son oeuvre.


À la lisière entre théâtre et cinéma

Alain Resnais en 6 dates

3 juin 1922 Naissance à Vannes (Bretagne)
1959 Réalise "Hiroshima mon amour"
1980 Première collaboration avec Sabine Azéma, Pierre Arditi et André Dussolier dans "La vie est un roman"
1997 "On connaît la chanson", Ours d'argent à Berlin
2009 Prix exceptionnel du Festival de Cannes pour son l'ensemble de son oeuvre
2014 Sortie de son dernier film "Aimer, boire et chanter"


Tenu dès lors comme l’un des pères de la modernité au cinéma, Alain Resnais n’a eu de cesse de chercher, d’explorer, d’expérimenter un cinéma à part, inimitable. Contemporain de la Nouvelle vague et compagnon de route des Rohmer, Truffaut ou Godard, il ne s’en est pas moins tenu à distance du réalisme à toute épreuve, une contrainte esthétique à ses yeux. À la vie dans le cadre, il a toujours préféré le "jeu dans le jeu", comme l'a souvent répété l'un de ses actrices fétiches, Sabine Azéma.

Amateur de bande-dessinées, de comics américains, d’opérette, de Dick Tracy ou encore de Sacha Guitry, Resnais fut le chantre de la théâtralité cinématographique. Dans toute son œuvre, il a cherché à réconcilier théâtre et cinéma : "Ce que je recherche toujours dans mes films, c’est une langue de théâtre, un dialogue musical qui invite les acteurs à s’éloigner d’un réalisme du quotidien pour se rapprocher d’un jeu décalé", avait-il déclaré au moment de la sortie de "Vous n’avez encore rien vu", en 2012.

Un exercice qu’il a mené jusqu’au bout. Dans son dernier film "Aimer, boire et chanter", il avait dit vouloir "réaliser une sorte de ratatouille, en cassant les barrières entre cinéma et théâtre pour gagner en liberté". Un dernier film qui lui a permis de réunir autour de lui une dernière fois certains ses acteurs fétiches : sa muse et épouse Sabine Azéma ou André Dussolier.



Un travail de troupe


De l’amour du théâtre, il tirait aussi le goût de la troupe ; il est l’un des rares dont la signature peut se reconnaître à son casting. Parmi ses figures phares : Sabine Azéma, qui arrive dans son œuvre en 1983 avec "La vie est un roman". Elle l’inspire et il l’épouse en 1998. Pierre Arditi apparaît, lui, dans "Mon oncle d’Amérique", en 1979. Le couple Azéma –Arditi se déclinera ensuite dans "Smoking/No Smoking", "On connait la chanson", "Pas sur la bouche", "Cœur", "Vous n’avez encore rien vu". Depuis, les comédiens ne sont se sont jamais beaucoup éloignés de l’univers du cinéaste qui a grossi sa troupe au fil des films : Lambert Wilson est un membre actif de la famille Resnais depuis "On connait la chanson" en 1997 ; de même que Michel Villermoz, André Dussolier, Michel Piccoli ou Mathieu Amalric.

Il les avait tous réunis dans "Vous n’avez encore rien vu" en 2012, qui met en scène avec humour et légèreté un rassemblement de comédiens dans la dernière demeure d’un dramaturge récemment décédé. D’aucuns avait rangé le film dans la catégorie des œuvres testamentaires. Pourtant à l’époque, Alain Resnais avait déjà commencé à écrire "Aimer, boire et chanter", qui, comme son prédécesseur, s’organise autour d’un absent. Un absent récalcitrant. Cette année encore, cet infatigable rêveur, jeune de 91 ans dont l’humour était la cure de jouvence, s’était remis à travailler sur un nouveau scénario, comme pour conjurer la mort qu’il tournait en dérision, peut-être autant qu’il l’apprivoisait. Cette fois, son théâtre filmé est bel et bien fini. Mais son cinéma le gardera éternellement vivant.

Source: www.france24.com

vendredi 21 février 2014

La police appelle les habitants de Kiev à rester chez eux


Le ministère de l’Intérieur a appelé les habitants de Kiev à ne pas sortir et à ne pas se rendre au centre-ville, théâtre de tirs nourris à balles réelles, où 27 personnes ont été tuées. « En ce moment, il vaut mieux limiter les déplacements en voitures particulières et ne pas sortir dans la rue. Il y a des gens armés avec des intentions agressives dans les rues de Kiev, » indique le ministère dans un communiqué.


Source: www.lesoir.be

dimanche 9 février 2014

Deux morts lors du déraillement d'un train dans les Alpes-de-Haute-Provence


Le train touristique des Pignes a déraillé samedi matin 8 février sur la commune de Saint-Benoît (Alpes-de-Haute-Provence), faisant au moins deux morts et neuf blessés selon un dernier bilan des secouristes. Le train, qui reliait Nice à Digne-les-Bains, a heurté un rocher tombé sur la voie et un wagon s'est couché, comme le montrent les photos publiées par Nice-Matin.
Selon le parquet, l'une des deux personnes tuées est une femme de nationalité russe, l'autre originaire du département. Toutes deux étaient septuagénaires. Un passager se trouve en « urgence absolue » et huit autres sont blessés plus légèrement, dont le conducteur, ont indiqué les pompiers, précisant que trente-quatre personnes se trouvaient à bord.


ACCÈS DIFFICILE

« J'étais tranquillement en train de me reposer à l'arrière du train. J'ai pas compris, j'ai été projetée sur la gauche et j'ai vu la première partie du train qui descendait dans le talus, a raconté à l'Agence France-Presse Floriane Bonnet, une passagère prise en charge à la salle polyvalente d'Annot. J'ai essayé de casser une vitre, mais j'ai pas réussi, alors je suis sortie par l'avant ».

Un énorme bloc, d'une vingtaine de tonnes selon des témoins, est tombé sur le train, heurtant une des voitures qui a plongé dans le ravin, entraînant la seconde dans son sillage, a expliqué le procureur de la République à Digne, Stéphane Kellenberger. « C'est comme si le rocher était tombé du ciel, comme un tremblement de terre », a confié un voyageur de 47 ans, Jean-Jacques Messaoud, qui a vu une victime avec la « carotide ouverte ».

LA SNCF PROPOSE SON ASSISTANCE

Le plan Orsec « nombreuses victimes » (NOVI) a été déclenché par la préfecture et les services de secours. Au total, 110 pompiers et 32 véhicules ont été mobilisés ainsi que deux hélicoptères : un de la section aérienne de la gendarmerie des Alpes-de-Haute-Provence et le Dragon 06 de la Sécurité civile des Alpes-Maritimes.

Les secours ont pu évacuer l'ensemble des passagers dans des conditions difficiles, en raison de l'enneigement du site. L'accident s'est déroulé dans une zone isolée, difficile d'accès et l'un des wagons accidentés penchait dangereusement dans le vide.

Le train des Pignes est exploité par la Régie régionale des transports de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il ne s'agit pas du réseau ferré national, les voies appartenant à la région PACA. La SNCF a toutefois proposé, par la voix de son président, son assistance à la régie régionale.


SWource: www.lemonde.fr

dimanche 12 janvier 2014

Planète : étrangeté globale

Chronique Il fait froid. Il fait très froid. L'Amérique est pétrifiée par une descente inédite d'air polaire qui congèle à peu près tout sur son passage. Dans l'autre hémisphère, c'est une joyeuse bande de touristes, de journalistes et de climatologues, partie sur un navire russe constater la fonte des glaces, qui se retrouve prisonnière de la banquise antarctique. Franchement… N'est-il pas grand temps de reconnaître que cette histoire de réchauffement n'est qu'une vaste blague ?

Pour comprendre pourquoi nous nous posons la question, il faut faire un saut dans le passé et revenir au milieu des années 1970.
Le 8 août 1975, dans Science, Wallace Broecker publie un article décisif. Si décisif qu'il forge encore la manière dont nous percevons les changements que nous affrontons aujourd'hui. Ce n'est pas rien. Et, fait notable, cela ne tient pas à une découverte : cela tient à deux mots. Deux mots réunis en une expression nouvelle, introduite dans le titre de l'article signé par le grand géochimiste de l'université Columbia. Voici ce titre : « Sommes-nous à la veille d'un réchauffement global prononcé ? » « Réchauffement global », on l'aura deviné, est l'expression nouvelle.

Elle a tant fait florès qu'elle nous semble aller de soi. Mais les choses ne sont pas si simples. Stricto sensu, ce qui se produit est un déséquilibre radiatif provoqué par les émissions humaines de gaz à effet de serre. Wallace Broecker aurait pu traduire cela par « perturbation », « dérèglement », « crise » ou – pourquoi pas ? – par « ensauvagement » climatique…

« RÉCHAUFFEMENT GLOBAL »

S'il a choisi « réchauffement », c'est en référence à l'augmentation de la quantité de chaleur introduite dans le système climatique. Pour le physicien, c'est l'évidence, mais pour le béotien ? « Cela sous-entend quelque chose de graduel, d'uniforme et de bénin, expliquait John Holdren, professeur de sciences de l'environnement à Harvard, dans une conférence donnée voilà quelques années. Ce que nous vivons n'est rien de cela. » Pour en donner la mesure, certains ont même proposé « cancer atmosphérique »…

L'expression « réchauffement global » n'est pas seulement un puissant anesthésique. Elle trompe notre perception du changement en réduisant celui-ci à une manifestation unique, la probabilité accrue de températures élevées. Et elle ne dit rien des effets majeurs du phénomène qu'elle prétend définir : montée et acidification des océans, bouleversement de la circulation atmosphérique et des précipitations, renforcement des régimes d'incendies, augmentation de la fréquence des cyclones les plus puissants…

Le climat ne va pas devenir uniformément plus chaud, partout, toujours et en toute saison. Il deviendra de plus en plus étrange. Des cyclones Sandy et Haiyan aux inondations bretonnes, en passant par le coup de froid américain et les caprices de la banquise antarctique, cette « étrangeté globale », si elle échappe à toute métrique, se confirme à peu près chaque semaine.

Source: www.lemonde.fr