vendredi 28 août 2009

Une première en Amérique latine: les députés uruguayens autorisent l'adoption par les homosexuels




a chambre des députés de l'Uruguay a approuvé, jeudi 27 août, un projet de loi autorisant l'adoption par les couples homosexuels, une première en Amérique latine.

Le texte doit encore retourner au Sénat, car les députés ont effectué quelques modifications de forme par rapport au projet initial, mais il s'agit d'une formalité puisque la chambre haute l'avait déjà adopté en première lecture.

L'Uruguay devrait ainsi devenir le premier pays latino-américain à légaliser l'adoption par des couples homosexuels, malgré les critiques de l'Eglise et d'une partie de l'opposition de droite.

Ce petit pays de 3,5 millions d'habitants à la population vieillissante s'est déjà démarqué, dans une région plutôt conservatrice sur le plan des mœurs, en autorisant l'an dernier une union civile entre homosexuels, similaire au PACS en vigueur en France.

En mai, Tabare Vazquez, premier président de gauche de l'histoire de l'Uruguay, a également aboli une règle qui interdisait aux homosexuels l'accès aux écoles militaires en raison de leur "trouble d'identité".

Source: www.lemonde.fr

dimanche 23 août 2009

Contre les déficits, le gouvernement espagnol envisage des hausses d'impôts




imple ballon d'essai ou décision déjà bien étudiée ? Une polémique a immédiatement suivi les déclarations du ministre espagnol de l'équipement, José Blanco, qui, à la radio, le jeudi 20 août, a laissé entendre que le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero pourrait augmenter les impôts pour financer les mesures sociales et de relance face à la crise.

M. Blanco a bien précisé un peu plus tard qu'il s'agissait d'une "réflexion personnelle" répondant à la "démagogie" du Parti populaire (PP, opposition de droite), qui préconise, au contraire, un allégement de la fiscalité. Mais, faite par ce très proche collaborateur du président du gouvernement, dont il est le numéro deux à la direction du Parti socialiste ouvrier d'Espagne (PSOE), cette remarque a inévitablement lancé un débat à la veille des négociations parlementaires sur le budget.

José Blanco a indiqué que "s'il s'avère nécessaire d'augmenter certains taux d'imposition des personnes ayant le plus de revenus pour garantir la politique sociale et l'investissement public qui dynamise notre économie, il faudra le faire". Les revenus les plus élevés semblent visés, mais certains quotidiens évoquent aussi les revenus moyens. L'opposition conservatrice n'a pas tardé à dénoncer un projet qui aurait pour conséquence, selon le PP, de ponctionner d'abord les classes moyennes.

Ce qui est sûr, c'est que le gouvernement espagnol possède peu de marges de manoeuvre budgétaires. En excédant depuis 2005, les comptes publics espagnols sont brutalement passés dans le rouge avec la crise économique. Les manques à gagner fiscaux et sociaux, associés au financement du plan de relance (8 milliards d'euros supplémentaires ont été consacrés ces derniers mois aux travaux publics) ont détérioré le solde, au point que le gouvernement prévoit un déficit public de 9,5 % en 2009.

ENVOLÉE DU CHÔMAGE

Une hausse d'impôt constituerait un changement de pied complet de la part du gouvernement socialiste. Après son accession à la présidence du gouvernement, en 2004, M. Zapatero n'avait jamais renoncé à son axiome, formulé en 2003, selon lequel "baisser les impôts, c'est de gauche". Aidé par une croissance supérieure à 3 % et une augmentation constante du nombre d'emplois, le chef de l'exécutif a réduit, pendant son premier mandat à la Moncloa, les taux de l'impôt sur les sociétés et de l'impôt sur le revenu. A peine reconduit en 2008, et alors que la crise pointait déjà, le chef de l'exécutif avait supprimé l'impôt sur le patrimoine, l'équivalent de l'impôt sur la fortune, et accordé une ristourne de 400 euros à chaque contribuable à l'impôt sur le revenu.

La violence du retournement de la conjoncture et sa durée l'ont contraint à réviser son credo. Il faut dire qu'avec un recul du produit intérieur brut de 1 % au deuxième trimestre par rapport au premier trimestre (- 4,1 % en rythme annuel), l'Espagne demeure dans le rouge pour le quatrième trimestre consécutif, au moment où l'Allemagne et la France amorcent un retour à la croissance.

En juin, déjà, les impôts sur le tabac et l'essence ont été augmentés. La déduction de l'impôt sur le revenu pour l'achat d'un logement prendra fin dès 2011. En juillet, M. Zapatero a admis que certaines "mesures" pourraient être nécessaires, mais qu'elles devraient être "conjoncturelles et très modérées". L'envolée du chômage, passé en moins de deux ans de 8 % à 17,9 % de la population active, assèche aussi les comptes publics. D'autant que le gouvernement a débloqué des aides supplémentaires comme une allocation de 420 euros par mois pour les chômeurs en fin de droits. Les syndicats demandent du reste que la mesure soit rétroactive.

Etroites économiquement, les marges de manoeuvre du gouvernement le sont aussi politiquement. M. Zapatero ne dispose en effet que d'une majorité relative au Parlement, et la recherche d'alliés pour faire adopter ses projets de loi se révèle chaque fois plus difficile. Il est peu probable qu'en pleine récession un projet de budget trouve plus aisément des partisans.)

Source: www.lemonde.fr

lundi 17 août 2009

Travail du dimanche : jour ordinaire sur les Champs-Elysées



imanche 16 août, devant la boutique Zara des Champs-Elysées, deux adolescentes venues de Nouvelle-Zélande affichent une mine déconfite. Malgré l'entrée en vigueur partielle de la loi Maillé étendant les possibilités de travail dominical, le magasin de vêtements est fermé. "Nous ne sommes là que deux jours, cela aurait été super de pouvoir faire les boutiques aujourd'hui", se lamente Lesley, l'une des deux vacancières.

Les Champs-Elysées, souvent cités en exemple par Nicolas Sarkozy, sont devenus l'emblème de la bataille du dimanche. Au premier jour d'application de la loi, rien de changé ou si peu. Les commerces qui bénéficiaient déjà d'une dérogation sont ouverts. "Nous avions demandé l'autorisation spéciale d'ouvrir le dimanche pour la période du 13 mai au 13 septembre, le seul changement pour nous, c'est que désormais on peut se passer de cette dérogation", explique Marina Pvorskaya, vendeuse à la bijouterie Comptoir de Paris.

Dans la galerie marchande du Claridge, les boutiques sont allumées, comme chaque dimanche, " les magasins préféraient payer l'amende plutôt que de fermer 52 dimanches dans l'année", avance le gérant du magasin Fourrure du Claridge.

La vraie nouveauté de la loi concerne les boutiques de prêt-à- porter. Classées en "zone touristique" comme sept autres lieux de Paris, elles sont désormais autorisées à ouvrir au même titre que les enseignes récréatives et culturelles. Lacoste, Vuitton, Lancel ont ouvert mais Gap, Célio ou Benetton ont gardé portes closes. Faute de temps, peut-être. "Nous avons eu un retour dans la semaine du comité des Champs-Elysées nous informant de la publication de la loi au Journal officiel. La décision d'ouvrir a dû être prise rapidement", explique un responsable de Lacoste.

Cinq jours pour se retourner, c'est court ; d'autant que beaucoup de modalités restent encore à discuter. "Les conditions salariales du travail le dimanche doivent faire l'objet de négociations à la rentrée", précise-t-il en déclarant s'être porté volontaire, car "en travaillant le dimanche, nous sommes rémunérés sur la base d'un jour férié et nous avons un jour de récupération".

Les salariés interrogés restent discrets. Certains préfèrent parler sous couvert d'anonymat comme ce salarié de Louis Vuitton, en CDD depuis un mois."Lors de l'entretien d'embauche, on m'a demandé si j'acceptais de travailler le dimanche. Dans la mesure où la réponse conditionne, de fait, notre embauche, c'est un volontariat tout relatif", explique le jeune homme, dont la rémunération double en travaillant ce jour-là.

"MOTIVÉS"

Dehors, les touristes font la queue. Un peu plus loin, ils entrent chez Lancel. "C'est une très bonne journée. Tous les employés sont motivés", s'extasie le responsable de la boutique de maroquinerie, qui refuse toutefois d'évoquer les conditions de travail. "Toutes ces questions seront portées à l'ordre du jour dès la rentrée, en collaboration avec le comité d'entreprise", poursuit-il.

Sur les Champs-Elysées, les syndicats sont restés discrets. En revanche, samedi, la fédération CFDT-Commerce a tenu un piquet de grève devant le BHV. Une façon de signifier au maire de Paris, habilité à décider le classement en zone touristique, que les Champs-Elysées devaient rester l'exception.


vendredi 14 août 2009

La droite espagnole dit avoir été espionnée par le pouvoir



'affrontement entre les socialistes, au pouvoir en Espagne, et les conservateurs du Parti populaire (PP) tourne à l'aigre. Les dirigeants du PP accusent le gouvernement de les avoir espionnés à travers des écoutes téléphoniques illégales. Mardi 11 août, le chef de l'opposition, Mariano Rajoy, a rendu responsable José Luis Rodriguez Zapatero, le président du gouvernement, "d'une inquisition policière et judiciaire" contre le PP. Il a dénoncé des "arrestations télévisées", des "procès parallèles" et des "violations du secret de l'instruction indignes d'une démocratie moderne". Quelques jours auparavant, sa secrétaire générale, Maria Dolores de Cospedal, avait accusé les socialistes d'avoir espionné les conversations téléphoniques de "plusieurs responsables du Parti populaire". "Persécuter l'opposition est la marque d'un système antidémocratique", avait-elle ajouté.

D'où provient cette agitation ? Depuis quelques mois, plusieurs élus du PP ont été impliqués dans des enquêtes de corruption, connues sous le nom de l'affaire Gürtel, et qui touchent les régions de Madrid et de Valence. Depuis, la presse égrène quotidiennement les ingrédients de ce feuilleton à rebondissements.

Début août, la justice a disculpé Francisco Camps, président du gouvernement régional de Valence et l'un des hommes forts du PP, un temps soupçonné de s'être fait offrir des costumes par un entrepreneur en échange de contrats. La polémique a rebondi lorsque la vice-présidente du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega, a elle-même annoncé, avant le parquet, qu'il serait fait appel de ce non-lieu.

Le PP n'était pas pour autant tiré d'affaire : fin juillet, son trésorier national, le sénateur Luis Barcenas, soupçonné d'enrichissement personnel, a dû démissionner. Puis, à Palma de Majorque, où une autre enquête pour corruption a été ouverte, des élus conservateurs ont été arrêtés menottes aux poignets, contrairement aux ordres. Le ministère de l'intérieur a lancé une enquête.

Le ministre de l'intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, s'est chargé de répliquer. Mardi, il a qualifié les accusations des chefs du Parti populaire d'"infamies gravissimes" qui viseraient "à occulter ses problèmes de corruption". "Accuser le gouvernement (...) de persécuter et d'espionner l'opposition (se fait) devant les tribunaux et avec des preuves, pas depuis une plage", a-t-il ajouté.

De fait, personne au PP n'a, pour l'heure, présenté de preuves de ces écoutes illégales ni porté plainte. - (Intérim.)


vendredi 7 août 2009

Le réacteur d'un avion de Vueling prend feu au décollage à Orly


Le réacteur d'un A320 de la compagnie low-cost espagnole Vueling a pris feu mercredi 5 août avant le décollage à Orly Ouest. Huit personnes se sont blessées très légèrement lors de l'évacuation de l'appareil effectuée dans un mouvement de panique.

Cent soixante-neuf passagers du vol Paris-Alicante ont été évacués et seuls sept passagers ont refusé de reprendre un vol dans l'après-midi à destination d'Alicante. L'avion de secours, appartenant à Vueling, filiale d'Iberia, est parti de Barcelone pour Paris et devait ensuite atterrir à Alicante vers 17 heures, a indiqué la compagnie.

Le feu a été très rapidement maîtrisé par les pompiers. "Au moment de l'allumage du moteur 2, la personne avec un casque sur la piste a vu que du kérosène s'échappait et prenait feu en dessous du réacteur", a expliqué à la presse José Luis Casado, directeur d'exploitation France de chez Iberia."Le commandant a appliqué le protocole. Il a arrêté les moteurs et évacué les passagers. C'est une mesure spectaculaire qui a pu créer de la panique", a-t-il ajouté.

"C'était la panique. Une hôtesse a crié, ils parlaient espagnol. Ça a déclenché la panique, les gens se marchaient dessus", selon Soizic Prono, une passagère qui raconte que "les gens pleuraient, nous étions sur le tarmac, angoissés". Comme Mme Prono, Véronique Préveaux, qui partait en vacances avec son fils de 12 ans, a déploré le comportement de l'équipage. "Ils nous ont fait flipper", explique-t-elle, encore émue.

"Le personnel navigant est parfaitement entraîné. Le seul problème qui a pu se produire est que les passagers étaient français. Le personnel parle espagnol et anglais, il a peut-être eu du mal à se faire comprendre", s'est justifié M. Casado. Sur l'incendie lui-même, selon le directeur d'exploitation d'Iberia "la perte de kérosène est assez fréquente. Le fait qu'il se soit enflammé est plus exceptionnel".

Nous n'avons pas d'explication. C'est un phénomène très rare", a-t-il ajouté rappelant que les "avions sont neufs et bien entretenus" et que le"kérosène s'est enflammé dehors et pas dans le moteur". L'incendie s'est produit avant les manœuvres de l'avion, à l'allumage des moteurs. "Nous n'avions même pas encore eu les consignes de sécurité et nous ne roulions pas encore", a confirmé une passagère souhaitant rester anonyme.


Source: www.le monde.fr

dimanche 2 août 2009

Nouvel attentat attribué à l'ETA, à Majorque


our célébrer son cinquantenaire, vendredi 31 juillet, l'ETA montre qu'elle existe toujours, déterminée plus que jamais à faire pression sur le gouvernement. Un jour après l'attentat qui lui a été imputé contre une caserne de la garde civile de Burgos, qui a blessé 64 personnes, un autre attentat attribué à l'organisation séparatiste basque a tué deux jeunes gardes civils, jeudi 30 juillet vers 14 heures, lors d'un attentat à Palma de Majorque. Une bombe ventouse était placée sous leur voiture.

La cible est symbolique. Haut lieu touristique des îles Baléares, la cité balnéaire est située à 8 kilomètres du palais de Marivent, la résidence d'été de la famille royale espagnole. Le roi Juan Carlos, cible privilégiée de l'ETA, et la reine Sofia avaient prévu de s'y rendre samedi pour rejoindre le prince Felipe et sa famille en vacances. L'attentat s'est produit sur l'une des zones les plus fréquentées de l'île, à Palmanova.

Une deuxième bombe placée sous un véhicule officiel a été neutralisée dans une autre caserne de l'île. Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, s'est rendu jeudi soir à Majorque avec le ministre de l'intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba. M. Zapatero a assuré que les assassins"ne pourront pas s'échapper, ils seront interpellés, condamnés et passeront leur vie en prison".

L'île a été temporairement bouclée, l'aéroport fermé pendant deux heures. Dans les ports, départs et arrivées ont été interdits. Les contrôles ont été renforcés dans toute l'île. Il y a cinquante ans jour pour jour, le 31 juillet 1959, quelques étudiants nationalistes fondaient l'organisation séparatiste basque ETA, à l'époque sous la dictature de Francisco Franco.

L'ETA continue toujours à montrer ce qu'elle sait faire : allonger la liste des morts : 828 depuis son premier attentat en 1968. Une jeune génération qui pas connu le franquisme mais qui se réfugie dans le radicalisme constitue maintenant son vivier.

UN ÉTÉ DUR

A la veille de l'anniversaire de sa fondation, l'organisation terroriste annonce un été dur. Une manière de répondre aux polices espagnole et française qui ne lui laissent aucun répit en multipliant les arrestations de hauts responsables ces derniers mois.

L'ETA est en effet très affaiblie : Batasuna, sa vitrine politique, est interdit et ne peut plus participer à la vie politique espagnole. La confirmation par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), le 30 juin à Strasbourg, de la décision de la justice espagnole qui avait déclaré illégale, en 2003 la vitrine politique de l'ETA, est venue assombrir l'avenir politique de cette organisation.

La Cour n'a pas jugé que le Tribunal suprême espagnol avait violé la Convention européenne des droits de l'homme en prononçant la dissolution du parti Batasuna. Elle a affirmé que cette décision "répondait à une nécessité sociale impérieuse". Une décision qualifiée alors de "catastrophique" par son ancien leader Arnaldo Ortegi. - (Intérim.)