mardi 20 décembre 2011

Espagne : Mariano Rajoy élu à la tête du gouvernement


"Je sais que les choses ne sont pas faciles, qu'elles vont être difficiles mais j'ai l'envie et la détermination de faire avancer l'Espagne", a déclaré Mariano Rajoy après avoir été élu premier ministre par les parlementaires, mardi 20 décembre. Le gouvernement "fait ce qu'il peut mais il est évident qu'il ne peut absolument pas tout", a-t-il prévenu.
Le nouveau responsable l'a emporté sans surprise à l'assemblée par 187 voix sur un total de 350, après la large victoire de son parti, le Parti populaire, aux élections du 20 novembre. Il doit prendre ses fonctions mercredi puis mettre en œuvre rapidement un nouveau plan d'austérité et de réformes visant à rassurer les marchés.

PREMIÈRES MESURES D'URGENCE

Lors du débat d'investiture devant le Parlement lundi, le futur chef du gouvernement avait annoncé des coupes budgétaires de 16,5 milliards d'euros en 2012 dans le secteur public pour tenter de redresser les comptes du pays. Une fois entré en fonctions, jeudi, le nouveau gouvernement doit approuver des premières mesures d'urgence.

Le gouvernement de droite fera voter en janvier une loi de stabilité budgétaire. Celle-ci complétera la réforme de la "règle d'or" approuvée en septembre par l'Espagne, qui introduit dans la Constitution le principe de l'équilibre budgétaire. Mariano Rajoy mènera aussi au premier trimestre "une modernisation de la législation du travail" pour faire face à la plus grande faiblesse de l'économie espagnole : le taux de chômage de 21,52 %, un record parmi les pays industrialisés.

Les détails de son programme étaient très attendus par les marchés, alors que l'Espagne a connu ces derniers mois plusieurs épisodes de turbulences face aux investisseurs, en pleine crise de la dette en zone euro. Le pays souffre d'une croissance atone, qui risque de se transformer en récession début 2012, alors qu'il s'est fixé comme priorité la réduction de son déficit public à 6 % du PIB en 2011, après 9,3 % en 2010, objectif qui pourrait toutefois ne pas être atteint.

Source:www.lemonde.fr