mercredi 30 mars 2011

Espagne: plan contre le travail au noir




Le gouvernement espagnol approuvera en avril un plan pour lutter contre l'économie souterraine, qui représente près du quart du PIB du pays, a annoncé mercredi le chef du gouvernement socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero.

"Au mois d'avril nous allons mettre en marche un plan qui sera approuvé en Conseil des ministres et qui visera à faire un effort singulier afin de régulariser l'emploi souterrain", a déclaré M. Zapatero devant les parlementaires, confirmant des mesures annoncées il y a quelques jours par l'Espagne lors du dernier sommet de l'Union européenne.

"Pour qu'il soit efficace, ce plan pour faire apparaître l'emploi irrégulier comportera un fort durcissement des sanctions pour les chefs d'entreprise", a-t-il indiqué. L'idée du gouvernement est d'inciter d'abord les entreprises contrevenantes à régulariser leur situation d'ici fin 2012, avant ce durcissement de la loi.

"L'existence d'une bourse potentielle d'emplois irréguliers génère clairement des préjudices pour l'ensemble de l'économie espagnole, pour les entreprises qui respectent la légalité parce qu'elles se retrouvent face à une concurrence déloyale, et pour les employés qui ne cotisent pas parce qu'ils sont privés de protection sociale et au travail", a-t-il assuré.

Selon les derniers chiffres connus, publiés par le syndicat des techniciens du ministère du Budget (Gestha), en 2009 l'économie souterraine a représenté 23,3% du PIB espagnol, soit 244,9 milliards d'euros, et selon la Fondation des caisses d'épargne espagnoles, l'emploi au noir représenterait quelque 4 millions de travailleurs, alors que l'Espagne affichait un taux de chômage de 20,33% fin 2010, au plus haut depuis 13 ans, un record parmi les pays de l'OCDE.

Source: www.lefigaro.fr

lundi 28 mars 2011

Le PS progresse au détriment de l'UMP


La gauche gagne trois à six départements, la droite conquiert le Val-d'Oise. Le FN n'a que deux élus.

Une gauche plus que jamais dominante dans les territoires, un Front national en progression mais en mal d'élus et une majorité en proie au doute. Tels sont les enseignements que l'on pouvait tirer dimanche soir à l'issue du second tour des cantonales. Des résultats qu'il faudra toutefois lire en prenant en compte le niveau record d'abstention qui s'est confirmé au second tour.


Au niveau national, le PS et ses alliés ont confirmé leur bonne santé constatée au premier tour en réunissant 49,9% des suffrages. En son sein, le Parti socialiste, à lui seul, totalise 35,74% des suffrages. Le recul du PS (deux points par rapport à 2004) profite à ses alliés du Front de gauche (5,1%) et d'Europe Écologie (2,6%). Au final, la gauche manque de peu de renouveler son excellent résultat de 2004 quand elle avait réuni 51% des voix dans une véritable vague rose. De toute évidence les reports de voix internes à la gauche ont joué à plein et permettent à l'opposition d'ajouter encore plusieurs départements aux 58 dont ils présidaient déjà la destinée.

La progression du FN atteint les 11,6%

Avant 20 heures, et alors que les bureaux de vote étaient déjà fermés depuis près de deux heures, le Parti socialiste se réjouissait de la conquête de deux départements où, jusqu'à dimanche , majorité et opposition étaient à égalité: le Jura et les Pyrénées-Atlantiques. À ces premières victoires, se sont ajoutées, au cours de la soirée, celles de la Savoie, avec l'appui de non-inscrits, et, dans les territoires d'outre-mer, de Mayotte et de la Réunion. Ces résultats devront cependant être confirmés au troisième tour, avec l'élection des présidents qui doit intervenir jeudi. Un dernier département pourrait enfin basculer à gauche, la Loire, où quatre sans-étiquette départageront gauche et droite.

La progression du FN, qui atteint les 11,63% au niveau national, est plus amère puisqu'il ne remporte que deux élus contre les dizaines qu'il escomptait. Présents au second tour dans 403 cantons, les candidats FN réalisent une moyenne de 45,1% des suffrages. Mais deux candidats seulement sont parvenus à passer la barre des 50% selon les résultats dont nous disposions à 23h 30. Steeve Briois et Louis Aliot, deux grands espoirs du FN, ont été battus.

À droite, toute la soirée, on a tenté de minimiser la défaite. À l'appui de cette démonstration, la bonne tenue de la majorité dans plusieurs départements que la gauche visait: la Charente-Maritime, présidée par l'ancien ministre Dominique Bussereau, la Côte-d'Or, le Rhône ou la Sarthe, département de François Fillon, dont le sort avait une vertu symbolique.

L'UMP réalise l'un de ses plus mauvais scores en ne réunissant sur le nom de ses candidats que 20,32% des suffrages. Le cumul des voix qui se sont portées sur des candidats de la majorité, toutes étiquettes confondues, atteint 36%, près de sept points de moins qu'au second tour des cantonales de 2004.

Valeur symbolique

Une nouvelle, seulement, est venue mettre du baume au cœur de la droite: la prise du département du Val-d'Oise. La conquête était pressentie depuis l'année dernière puisqu'une élection partielle avait vu la majorité basculer à droite déjà. Restait à faire tomber le président socialiste, Didier Arnal, ce qui est fait depuis dimanche soir. Il devrait être remplacé par le maire de Franconville, Arnaud Bazin. Cette prise, surtout, a une valeur symbolique puisque Dominique Strauss-Kahn était élu du Val-d'Oise avant de prendre la direction du FMI. À l'inverse, les espoirs de conquête en Seine-et-Marne (département de Jean-François Copé), en Corrèze ou dans la Somme ont, eux, fait long feu.

L'hégémonie de la gauche sur les territoires demeure cependant la règle. Déjà à la tête de 21 des 22 régions depuis les régionales 2010, le PS et ses alliés confortent leur emprise dans les départements puisqu'ils devraient se retrouver à la tête de 60 à 64 départements au moment de l'élection de leurs présidents jeudi, contre 38 à 42 départements pour la droite. En 1992, la droite contrôlait 20 régions et 75 départements.

Record d'abstention au second tour

Le sursaut n'a pas eu lieu. Plus de la moitié des électeurs appelés dimanche aux urnes pour élire 1566 conseillers généraux ne se sont pas déplacés au second tour des cantonales. À 23 heures, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant faisait état d'une participation «à moins de 46%». «La plus faible participation jamais enregistrée» pour ce type de scrutin, a indiqué le ministre.

L'abstention est la grande gagnante de ces élections cantonales. Avec 55,03%, son niveau au second tour est légèrement inférieur au taux d'abstention de 55,6% enregistrés lors du premier tour, le 20 mars. Mais très supérieur à celui qui avait été enregistré au second tour des cantonales 2004 (33,51%) et de 2008 (44,53%). Il est vrai que ces précédentes élections étaient couplées aux régionales en 2004 et aux municipales en 2008.

Au terme d'une semaine où il a beaucoup été question des cantonales, les électeurs ont à nouveau choisi de ne pas se mobiliser, en dépit de leur attachement au département. Pour doper la participation à ce type d'élection, le président PS du conseil général de la Corrèze, François Hollande, a proposé de «changer les règles des scrutins pour les élections territoriales» et de «regrouper le même jour tous les scrutins: municipal, départemental et régional». Ce sera, de toute façon, le cas en 2014.

Anne Rovan

Source: www.lefigaro.fr

vendredi 11 mars 2011

Séisme au Japon : plus de 200 corps retrouvés sur une plage


Séisme au Japon : plus de 200 corps retrouvés sur une plage


MINUTE PAR MINUTE - La macabre découverte s'est faite sur une plage située dans le nord-est du pays quelques heures après le passage du tsunami déclenché par le violent séisme. Un navire comportant une centaine de personnes est porté disparu.

Un séisme de magnitude 8,9, le plus fort jamais enregistré au Japon, a frappé vendredi le nord-est du pays, déclenchant un tsunami de plusieurs mètres de haut sur les côtes Pacifique et faisant des centaines de morts et de disparus.

• Les premières images du tsunami

• Un séisme d'une ampleur historique

• D'importants dégâts matériels

• Un pays paralysé

• L'armée japonaise mobilisée


Afficher Séisme au Japon du 11 mars 2011 sur une carte plus grande

15h16 : Le séisme et le tsunami ont fait au moins 288 morts et 349 disparus, selon un nouveau bilan provisoire établi huit heures après le violent tremblement de terre.

15h06 : La communauté internationale propose son aide au Japon.

15h01 : 48 personnes, dont 23 collégiens, sont portées disparues dans le port d'Ofunato (nord-est).

14h53 : Un tsunami touche les côtes d'Hawaï, qui ont été évacuées pendant la nuit.

14h29 : 200 à 300 corps ont été retrouvés sur une plage de Sendai, au nord-est du pays. La police suppose qu'il s'agit de cadavres de résidents qui ont été piégés par la vague de dix mètres qui a déferlé dans cette zone.

14h10 : La centrale nucléaire de Daiichi (nord-est du pays) est en état d'alerte renforcé à la suite du séisme. Une fuite radioactive est possible si le niveau de l'eau dans un réacteur continue de s'abaisser, indiquent les autorités.

L'incendie qui s'était déclaré dans une autre centrale, à Onagawa, est maîtrisé, a par ailleurs déclaré l'AIEA.

14h00 : Le correspondant du Figaro Régis Arnaud a ressenti le violent tremblement de terre à Tokyo. Il raconte son expérience. (VOIR LA VIDÉO)

13h56 : Soixante morts et une centaine de disparus sont recensés, annonce la police nationale. Les autorités relève également 241 personnes blessées.

13h50 : Le quai d'Orsay indique qu'«à ce stade», il ne déplore pas de victime française du séisme.

13h10 : Un internaute du Figaro vivant au Japon nous fait part de sa situation à Chiba, à Tokyo. (LIRE SON TEMOIGNAGE)

13h00 : Un navire transportant une centaine de personnes a notamment été emporté par le tsunami. Le bateau appartient à une entreprise de construction navale du port d'Ishinomaki.


• Un séisme d'une ampleur historique

L'organisme américain de surveillance géologique (USGS) a mesuré une magnitude de 8,9 à 6h46 heure française (14h46 au Japon) pour la première secousse. Une telle ampleur est rarissime. C'est le plus puissant tremblement de terre au Japon, en intensité, depuis 140 ans. D'après les relevés de l'USGS, ce serait même le 5e plus puissant séisme enregistré dans le monde depuis 1900. Le séisme meurtrier au Chili en mars 2010 (8,8) est le dernier à avoir atteint une magnitude comparable. A titre de comparaison, le tremblement de terre en Haïti en janvier 2010 n'avait pas dépassé 7,3 de magnitude.

Après le séisme, des alertes au tsunami ont été lancées. Des vagues importantes pourraient en effet toucher pratiquement toutes les côtes du Pacifique.

» Alerte au tsunami de l'Australie à l'Amérique


Des maisons ont été enfouies sous une coulée de boue, plusieurs bâtisses ont brûlé dans les zones rurales les plus proches de l'épicentre.

Au centre de Tokyo, le toit d'un bâtiment s'est écroulé au moment où 600 étudiants participaient à une cérémonie de remise de diplôme, faisant plusieurs blessés.

Au moins six incendies ont été signalés dans la capitale, et 80 dans l'ensemble des zones touchées.

• Un pays paralysé

L'aéroport de Narita a été momentanément fermé. Mais les liaisons ferroviaires de la capitale vers le nord du pays restent perturbées. L'agence Kyodo ajoute que quatre millions de foyers sont privés d'électricité dans Tokyo et sa région.

• L'armée japonaise mobilisée

Le gouvernement fait de son mieux pour coordonner les secours et opérations de sauvetage, «en prenant comme hypothèse que ce tremblement de terre a fait des dégâts considérables», a affirmé sa porte-parole, Yukio Edano.

Dans les rues, pas de scènes de panique : les Japonais sont entraînés à affronter ce type de catastrophe, comme en témoigne Silvère Boucher-Lambert, journaliste au figaro.fr, qui se trouvait dans le métro tokyoite au moment du séisme. «J'ai vu des centaines de Japonais s'aligner spontanément contre les murs et les piliers, une main sur la paroi, raconte-t-il. «Les immeubles ont été évacués dans la calme, voire la bonne humeur, le personnel des crèches a formé des cordons autour des bambins coiffés de casques autogonflants. Tout le monde est resté zen», précise-t-il. Depuis, les répliques sont «assez fréquentes» mais il n'a constaté «aucune panique apparente». «La circulation automobile continue de se faire» confirme un conseiller à l'ambassade de France à Tokyo, Jean Quellier.

Source: www.lefigaro.fr

mercredi 2 mars 2011

Kadhafi promet la guerre en cas d'intervention étrangère


MINUTE PAR MINUTE - «Des milliers de Libyens mourront en cas d'intervention de l'Amérique ou de l'Otan» dans le pays, déclare le leader libyen dans un discours. Il minimise également son propre pouvoir et invite l'ONU à envoyer une commission d'enquête.

Kadhafi a prononcé un discours pour le 34e anniversaire de l'établissement du «pouvoir des masses» en Libye. Crédits photo : AFP
Kadhafi a prononcé un discours pour le 34e anniversaire de l'établissement du «pouvoir des masses» en Libye. Crédits photo : AFP

14h48 : Mouammar Kadhafi promet une amnistie à «tous ceux qui remettent les armes et rentrent dans leurs foyers».

14h32 : Les combats à Brega, une ville de l'est du pays cible d'une contre-offensive des forces pro-Kadhafi, ont fait près d'une dizaine de morts, selon un porte-parole des insurgés à Benghazi.

13h57 : Le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, affirme que le gel des avoirs de l'État libyen à l'étranger relève «d'une usurpation et d'un vol de l'argent du peuple libyen».

13h55 : Il y aura «des milliers de morts» en cas d'intervention militaire étrangère en Libye, affirme Kadhafi.

13h40 : Mouammar Khadafi, qui s'exprime depuis plus d'une heure, affirme que la production pétrolière en Libye est «au plus bas», en raison du départ des employés des compagnies pétrolières étrangères opérant dans le pays. Il a menacé de les remplacer par des sociétés indiennes et chinoises et précisé que les puits de pétrole étaient en sécurité.

13h03 : La France a décidé d'envoyer des avions et un bâtiment de la Marine nationale pour évacuer 5000 personnes de Libye, a indiqué le ministère des Affaires étrangères et de l'état-major des armées.

13h01 : Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso estime que les événements en Libye ont «montré que le colonel Kadhafi était partie du problème et non de la solution» et que le moment est «venu qu'il parte». La commissaire européenne à l'aide humanitaire va se rendre dans la région.

12h24 : Mouammar Kadhafi s'adresse à son peuple lors d'une apparition publique pendant une cérémonie à Tripoli marquant le 34e anniversaire de l'établissement du «pouvoir des masses» en Libye. «Seul le peuple a autorité en Libye», affirme-t-il, minimisant son propre pouvoir. «Qu'est-ce que j'ai fai fait ? J'ai fait une révolution en 1969 et après j'ai délégué le pouvoir au peuple. (...) Le peuple libyen est un peuple libre». C'est pourquoi, n'étant pas président de la Libye, il ne peut pas quitter le pouvoir, explique-t-il.

Comme lors d'un discours précédent, Mouammar Kadhafi accuse al-Qaida d'être à l'origine des émeutes dans son pays. Mais la responsabilité des événements lui serait attribuée par les médias internationaux, qui répandent, selon lui, de fausses nouvelles. Ainsi, les événements des derniers jours n'ont pas fait plus de 150 morts, assure-t-il. Il nie aussi qu'il y ait eu des manifestations pour réclamer son départ : «je veux insister sur le fait que toutes les manifestations étaient pour Kadhafi». «Il y a des chaînes étrangères qui cherchent à atteindre mon autorité, ma présidence», affirme-t-il. Il appelle l'ONU à envoyer une commission d'enquête.

Dénonçant une «nouvelle colonisation pour mettre la main sur le pétrole libyen», Mouammar Kadhafi promet de «combattre partout en Libye, jusqu'au dernier homme et jusqu'à la dernière femme». Les propos du «Guide» sont régulèrement ovationnés par les slogans des militants qui assistent à son discours.

11h40 : Les combats à Brega ont fait au moins deux morts, d'après un premier bilan. Les insurgés libyens affirment avoir repris le contrôle de la ville, cible d'une contre-offensive des forces du dirigeant Mouammar Kadhafi. Brega est «désormais complètement sous le contrôle de la Révolution. Des gens sont partis d'Ajdabiya pour aider», a affirmé un général de police. Les forces fidèles au Guide reculent, selon un témoin, qui raconte que seuls des «mercenaires» font encore face aux insurgés.

» La garde tchadienne au secours du colonel Kadhafi

11h30 : Madrid va geler les avoirs que détient le régime du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en Espagne.

11h25 : Les réfugiés se massent à la frontière tunisienne. Selon le HCR, la foule venant de Libye s'étend «sur des kilomètres et des kilomètres à perte de vue». «Ils sont dehors par un froid glacial, sous la pluie et beaucoup d'entre eux ont déja passé trois ou quatre nuits à la belle étoile» s'inquiète un porte-parole. «C'est vraiment le chaos. En Egypte quelque 77.320 personne sont déja passé et à peu près pareil, peut-être 10.000 de plus, ont pu passer en Tunisie» a-t-elle précisé. En tout, «près de 150.000 personnes ont fui la Libye» ces derniers jours. Le HCR demande à nouveau à ce que des «centaines d'avions soient affrétés» afin de procéder aux évacuations. Lui faisant écho, un responsable tunisien surveillant le poste-frontière de Ras Jedir a confié à l'AFP craindre une «catastrophe humanitaire».

» La Tunisie débordée par les réfugiés libyens

11h10 : Kadhafi remplace ses ministres déserteurs. Le dirigeant libyen a nommé de nouveaux ministres à l'Intérieur et la Justice après le ralliement des anciens titulaires à l'insurrection.

11h05 : La situation est confuse à Brega. Selon des témoins cités par l'AFP, de violents combats s'y déroulent. Les forces de l'armée régulière ont attaqué l'aéroport et sont entrées à Brega avec plusieurs chars et de l'artillerie lourde. Elles occupent un quartier d'habitation, selon un témoin, qui ajoute que des affrontements intenses se déroulent au port. Toutefois, la chaîne d'information al-Jezira affirme que les rebelles contrôlent à nouveau la ville.

11h00 : Plus de détails sur les raids autour d'Adjabia. Les raids ont apparemment visé un dépôt de munitions à l'extérieur de la ville, selon un témoin. Des habitants affirment que la cible était une base de l'armée tombée aux mains de l'insurrection, à 3 km de la ville.

10h30 : Deux navires de guerre américain dans le canal de Suez. Deux bâtiments américains, le porte-hélicoptères USS Kearsarge et l'USS Ponce , traversent le Canal de Suez pour rejoindre la Méditerranée et se positionner au large de la Libye, ont indiqué les autorités du canal. Les navires ont pénétré dans le canal à 7 heures du matin, heure de Paris. Douze à quatorze heures sont nécessaires pour le traverser.

10h25 : Environ 1,5 million «d'immigrés clandestins» en Libye tentent de sortir du pays à l'ouest via la frontière tunisienne ou à l'est via la frontière egyptienne. Ils pourraient aussi se diriger vers l'Italie, juge le ministre italien de l'Intérieur Roberto Maroni. Pour ce membre du parti populiste de la Ligue du Nord, «les contrôles de police sur les côtes libyennes sont désormais inexistants».

10h20. Les forces pro-Kadhafi entrent dans Adjabia, affirme al-Jezira. Selon le corrspondant du Guardian, l'inquiétude monte à Benghazi, fief de l'opposition.

9h15 : Les forces de Kadhafi regagnent du terrain à l'Est. Elles ont repris le contrôle de la ville de Marsa el Brega, qui abrite un important terminal pétrolier dans l'est de la Libye, affirment al-Jezira, la BBC et le Guardian. Selon le correspondant de la BBC, un convoi de 100 véhicules marcheraient vers la ville voisine d'Adjabia. Des avions de combat ont bombardé la base militaire et le dépôt d'armes de cette localité, située à 160 km au sud de Benghazi. Les pro-Kadhafi contrôlent également, d'après l'Associated Press, deux villes proches de la capitale Tripoli : Gharyan et Sabratha.

8h26 : Séoul a affrété trois ferries depuis la Grèce pour aller chercher en Libye des milliers d'employés étrangers de groupes de construction sud-coréens.

A Tripoli, un camion-citerne a brûlé.
A Tripoli, un camion-citerne a brûlé. Crédits photo : CHRIS HELGREN/REUTERS

8h24 : A Tripoli, un camion-citerne est en feu à proximité d'un hôtel. Cet établissement abrite actuellement de nombreux correspondants de la presse internationale. Des centaines de partisans du colonel Kadhafi se sont rassemblés près de l'accident pour crier leur allégeance au «guide de la révolution» libyenne. Selon un témoin, plusieurs reporters, qui n'avaient pas le droit d'approcher la scène de l'incendie, auraient été attaqués par des résidents.

23h52 : Pas de consensus à l'Otan . Les plus hauts responsables militaires américains ont indiqué mardi qu'il n'y avait pas de consensus pour l'instant à l'Otan sur une intervention militaire en Libye et que la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne serait «extraordinairement compliquée».

23h46 : La Libye suspendue du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. L'Assemblée générale des Nations Unies composée de 192 membres a décidé la suspension, par consensus, de la Libye, sans voter. Lors d'une session extraordinaire historique, le Conseil des droits de l'homme avait réclamé vendredi la suspension de la Libye de ses rangs, une première pour la principale instance onusienne chargée de défendre les droits de l'homme. Cette recommandation avait besoin d'une décision de l'Assemblée générale pour être effective. Personne n'a pris la parole au nom du régime libyen au cours du débat. Le Vénézuela a cependant accusé les Etats-Unis de préparer une invasion de la Libye, ce qui a provoqué la colère des représentants américains.

23h45 : Hillary Clinton veut une enquête sur le rôle de Kadhafi dans Lockerbie, qui avait fait 270 morts en Ecosse en 1988. Il y a urgence, juge Clinton, car «plusieurs déclarations ont été faites depuis quelques jours par d'anciens membres du gouvernement libyen qui désignent Kadhafi et montrent clairement que les ordres venaient du sommet».

22h24 : Londres envisage de s'affranchir de l'ONU. La création d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye ne nécessite pas obligatoirement un feu vert de l'ONU, avance le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague. «Il y a eu des situations dans le passé où une telle zone a eu une justification légale, internationale sans résolution du Conseil de sécurité» de l'ONU, rappelle-t-il. Une position à l'opposée de celle de Paris qui estime indispensable l'accord des Nations-Unis.

22h07 : Rome a décidé l'envoi d'une mission humanitaire en Tunisie pour venir en aide à environ 10.000 réfugiés fuyant la Libye. Silvio Berlusconi souhaite que «d'autres pays puissent prendre des décisions analogues». Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), la situation à la frontière entre la Libye et la Tunisie a atteint un niveau de «crise» après le passage de 70.000 à 75.000 personnes fuyant les répressions du régime de Mouammar Kadhafi depuis le 20 février.