mercredi 28 avril 2010

Barça: mobilisation générale


La mobilisation générale a été décrétée au FC Barcelone, qui doit inscrire au moins deux buts à l'Inter Milan mercredi soir pour conserver son titre en Ligue des Champions.

Les échos de la rencontre
Vainqueur de toutes les compétitions auxquelles il a participé la saison dernière, le FC Barcelone est en danger. Battus 3-1 en demi-finales aller de la Ligue des Champions par l'Inter Milan à San Siro, les Blaugrana sont aux portes de l'élimination. Pour faire perdurer le rêve de doublé (le Milan AC est le dernier à l'avoir réalisé en 1989 et 1990 à l'époque de la Coupe des Clubs Champions), ils doivent au moins inscrire deux buts. Une mission loin d'être impossible au vu des attaquants qui composent l'effectif. Zlatan Ibrahimovic a été brillant contre Xerez dimanche (3-1), faisant notamment preuve d'un bel altruisme pour offrir un but à Thierry Henry. Lionel Messi, ménagé en championnat, devra, lui, en montrer davantage qu'à l'aller. La défense catalane présente plus d'inquiétude. Le capitaine Carles Puyol est suspendu. C'est Gabriel Milito qui devrait épauler Gerard Piqué au marquage de son frère Diego. Le Barça pourra en tout cas compter sur son 12e homme, le public du Camp Nou, particulièrement mobilisé pour l'occasion. Aucun siège ne sera vide et les supporters ont tous été invités à porter leur maillot préféré.

Du côté de l'Inter, l'inquiétude venait surtout de l'incertitude concernant la présence de Wesley Sneijder. Blessé à la cuisse gauche contre l'Atalanta samedi (3-1), l'ancien Madrilène a participé à l'entraînement collectif mardi matin et devrait tenir sa place mercredi soir. Une bonne nouvelle pour les supporters milanais au regard des performances du joueur. Décisif, le Néerlandais a marqué lors de tous les tours à élimination directe. D'autant que sa doublure, Dejan Stankovic est suspendu. Reste à savoir si Mourinho alignera l'équipe qui avait parfaitement su dérégler la machine catalane à l'aller ou s'il privilégiera une formation plus défensive.

Composition des groupes :
FC Barcelone :
Non communiquée

Inter Milan :
Toldo, Cesar, Orlandoni, Belec - Cordoba, Zanetti, Lucio, Maicon, Materazzi, Samuel, Chivu, Santon - Stankovic, Quaresma, Motta, Sneijder, Muntari, Krhin, Mariga, Cambiasso - Eto'o, Milito, Pandev, Balotelli, Arnautovic

Ils ont dit…
«J'attends le meilleur Camp Nou de l'Histoire ! Il ne faut pas qu'il y ait un seul siège vide. Il faut que les joueurs de l'Inter soient dégoutés pendant les 90 minutes de la partie. Zéro violence, bien sûr. Mais il faut que nos adversaires se sentent seuls», a annoncé le défenseur catalan Gerard Piqué en conférence d'avant-match.

Le président de l'Inter Milan, Massimo Moratti, est parfaitement conscient que l'accueil réservé à son équipe sera hostile. «Ce sera un match très excitant. Je dois admettre que le résultat obtenu à Meazza donne beaucoup d'intérêt au match retour et nos adversaires nous attendent avec beaucoup de détermination. C'est une chance importante pour le club. Nos joueurs savent exactement ce qu'ils ont à faire. Mourinho aussi», indique-t-il sur le site de son club.

Historique des confrontations :
Le FC Barcelone et l'Inter Milan se sont affrontés cinq fois en Ligue des Champions. Avant leur revers à San Siro mardi dernier (3-1), les Blaugrana n'avaient jamais connu la défaite face aux Nerazzurri (2 victoires, 2 nuls). Les deux équipes étaient dans le même groupe lors de la première phase. Les Catalans l'avaient emporté 2-0 au Camp Nou. Un résultat similaire les qualifierait pour la finale au bénéfice du but inscrit à l'extérieur.

Leur cinq derniers matches :
FC Barcelone - Xerez 3-1 (Liga, 34e j)
Inter Milan - FC Barcelone 3-1 (LdC, ½ finale aller)
Espanyol Barcelone - FC Barcelone 0-0 (Liga, 33e j)
FC Barcelone - Deportivo La Corogne 3-0 (Liga, 32e j)
Real Madrid - FC Barcelone 0-2 (Liga, 31e j)

Inter Milan - Atalanta Bergame 3-1 (Serie A, 35e j)
Inter Milan - FC Barcelone 3-1 (LdC, ½ finale aller)
Inter Milan - Juventus Turin 2-0 (Serie A, 34e j)
Fiorentina - Inter Milan 0-1 (Coupe d'Italie, ½ finale retour)
Fiorentina - Inter Milan 2-2 (Serie A, 33e j)

Source: www.lefigaro.fr

mardi 27 avril 2010

Pyrénées: un hôpital transfrontalier


Le premier hôpital transfrontalier européen ouvrira en 2012 à Puigcerda, en Espagne, et soulagera des milliers de Français des Pyrénées Orientales qui devaient jusque là faire jusqu'à 100 km pour des soins, a annoncé lundi le ministère de la Santé.

La facture de 31 millions d'euros a été réglée à 60% par le Fonds européen de développement économique et régional (FEDER). Les 12,4 millions restant ont été pris en charge par la Généralité de Catalogne (60%), région autonome du nord-est de l'Espagne, et la France (40%).

"Grâce à la générosité financière de la Commission européenne, grâce [...] à nos gouvernements respectifs, nous avons su dépasser la seule logique des frontières [...] pour poser les bases d’un projet médical de territoire", a salué la ministre française de la Santé, Roselyne Bachelot, lors d'une visite du chantier à Puigcerda, ville voisine de Bourg-Madame.

"Nous avons relevé le défi de créer un cadre juridique nouveau, jamais utilisé jusqu’alors dans le domaine de la santé, pour permettre des coopérations entre une région et un Etat, en l’occurrence entre la Catalogne et la France", a-t-elle souligné.

L'hôpital de 70 lits sera, pour les habitants de Bourg-Madame et les stations de sports d'hiver comme Font Romeu, une alternative aux hôpitaux de Prades (à 57 km de Bourg-Madame) et de Perpignan (100 km et presque deux heures de route).

L'hôpital, qui aura une maternité, s'adresse à un bassin de population de 30.000 personnes, dans la région du Capcir et de la Cerdagne, une région aux routes sinueuses et régulièrement enneigées l'hiver.

Source: www.lefigaro.fr

dimanche 25 avril 2010

Espagne: la rue soutient le juge Garzon


Des manifestations de soutien au juge Garzon, accusé d'avoir voulu enquêter sur les crimes amnistiés du franquisme, étaient organisées aujourd'hui dans plusieurs villes d'Espagne alors que le célèbre magistrat a contre-attaqué en "récusant" le juge qui le met en cause.

Des manifestations ont rassemblé plusieurs centaines de personnes à la mi-journée à Jaen, Valence et Las Palmas, aux Canaries, sous les slogans "contre l'impunité du franquisme" et "contre la criminalisation de Garzon". Des mobilisations étaient prévues dans un total d'une vingtaine de villes en Espagne ainsi qu'à l'étranger, à Paris, Londres, Lisbonne, Buenos Aires et Mexico, selon l'édition en ligne de El Pais. La plus importante devait se tenir à Madrid en fin d'après-midi et se conclure par la lecture d'un manifeste par le cinéaste Pedro Almodovar, l'écrivaine Almudena Grandes et le poète communiste Marcos Ana, selon les organisateurs.

Ces rassemblements ont été organisés par "un groupe de citoyens qui luttent pour la justice" qui se se disent étrangers à la politique et se sont beaucoup servis des réseaux sociaux comme Facebook pour mobiliser. Un des organisateurs, Toni Garcia a souligné la nécessité d'éliminer la loi d'amnistie de 1977, disposition "injuste et ridicule" qui "empêche d'enquêter sur des crimes contre l'humanité" de la Guerre civile (1936-39) et de la dictature franquiste (1939-1975).

Source: www.lefigaro.fr

jeudi 22 avril 2010

La Belgique: nouvelle crise.


Le gouvernement belge dirigé par Yves Leterme a décidé de présenter sa démission à la suite d'un conflit linguistique entre francophones et Flamands, à deux mois de la présidence tournante de l'UE que le pays doit assumer, a annoncé un de ses principaux ministres.

"Il n'y a pas d'autre issue que la démission du gouvernement", a déclaré à la presse le ministre des Finances Didier Reynders, en indiquant qu'il "regrettait" cette issue et en appelant à tout faire pour éviter "que le pays ne s'enfonce dans la crise".

La décision a été prise à l'issue d'un conseil des ministres convoqué en urgence par M. Leterme, qui doit à présent se rendre chez le roi Albert II pour rendre officielle sa décision.

Le roi des Belges Albert II a décidé de se donner du temps avant d'accepter ou non la démission du gouvernement d'Yves Leterme, mettant en garde contre que le coût d'une crise pour le "rôle" du pays en Europe, selon un communiqué du palais.

"Le Roi a reçu en audience en début d’après-midi (...) Yves Leterme Premier Ministre, qui a présenté la démission du gouvernement. Le Roi tient sa décision en suspens", souligne le texte. "Le Roi et le Premier Ministre ont souligné combien, dans les circonstances actuelles, une crise politique serait inopportune et porterait un grave préjudice d’une part au bien-être économique et social des citoyens et d’autre part au rôle de la Belgique sur le plan européen", ajoute-t-il.

La Belgique s'apprête à assumer en juillet la présidence tournante de l'Union européenne.

Source: www.lefigaro.fr

mercredi 21 avril 2010

Une facture à 1,7 milliard pour les compagnies aériennes


L'Association internationale du transport aérien (IATA) révise très nettement à la hausse le coût du nuage de cendres pour les compagnies aériennes. Plusieurs compagnies risquent de faire faillite.

Après avoir tablé sur des pertes sèches de 200 millions, puis 250 millions de dollars par jour pour les compagnies aériennes, l'association des transporteurs aériens a révisé à la hausse ses prévisions: le nuage leur a coûté 400 millions de dollars (300 millions d'euros) par jour, samedi et dimanche, au plus fort de la crise, a déclaré Giovanni Bisignani, le président de l'IATA (Association internationale du transport aérien), lors d'une conférence de presse à Berlin.

Autre chiffre révélateur: le coup d'arrêt du trafic aérien en Europe du Nord ces six derniers jours a engendré un manque à gagner de 1,7 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros) aux compagnies aériennes affectées. Un chiffre qui devrait s'alourdir, puisqu'il ne prend pas en compte les frais engagés par les compagnies pour l'hébergement, la nourriture et parfois le transport par d'autres moyens de voyageurs bloqués.

L'IATA somme les gouvernements d'aider les compagnies
Giovanni Bisignani a appelé les gouvernements européens à «prendre leurs responsabilités» et à venir en aide aux compagnies aériennes, victimes d'une «force majeure, auquelle nous ne pouvons rien».

Avant que l'IATA ne relève la révision en hausse de ses chiffres, Air France avait indiqué qu'elle estimait sa perte sèche à 35 millions d'euros par jour de paralysie totale des aéroports nord-européens. De son côté, British Airways a tablé sur 15 à 20 millions de livres par jour (17 à 26 millions d'euros). La compagnie scandinave SAS, a perdu 5 à 9 millions d'euros par jour.

D'après l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), l'impact économique de cet événement va dépasser celui des attentats du 11 septembre 2001. Une catastrophe pour le secteur aérien qui traverse depuis 2008 une des crises les plus graves de son histoire : la profession a vu son chiffre global reculer de 79 milliards de dollars, pour un déficit cumulé de plus de 11 milliards.

Des compagnies au bord de la faillite
Lors d'une interview télévisée, Giovanni Bisignani a estimé ce mercredi que plus de «cinq compagnies aériennes de taille moyenne ou de petite taille risquaient de faire faillite à cause de leur manque de liquidités».

Pour l'Association européenne des compagnies aériennes, ce sont 100 à 150 compagnies pour lesquelles «il n'est pas sûr qu'elles survivront à une ou deux semaines de suspensions».

Discussions en Europe
Le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, s'est dit prêt lundi à revoir ses lignes directrices en matière d'aides d'État pour les transporteurs aériens, à condition qu'elles ne soient pas discriminatoires - comme il l'avait fait après les attentats du 11 septembre 2001.

«Nous verrons dans les jours qui viennent ce que Bruxelles va décider. Rien n'interdit à l'État d'aider les compagnies dès lors que l'Union européenne l'autoriserait mais pour l'instant on n'en est pas là », a poursuivi Hervé Novelli, le secrétaire d'État au Tourisme.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a demandé la création d'un fonds spécifique pour les compagnies, «de manière urgente» et la mise en place de dispositifs pour les agences de voyage et les tours opérateurs

650 millions de dollars pour l'économie américaine
«Même si la sécurité doit toujours être le premier critère, les économies, en particulier celles qui se remettent de la récession, ne peuvent pas se permettre une réaction démesurée qui étouffe totalement le transit» et qui bloque «une artère aussi vitale pour l'économie mondiale», a lancé Roger Dow, le président de l'Association américaine de l'industrie du voyage.

Les perturbations aériennes de ces sept derniers jours ont coûté 650 millions de dollars (480 millions d'euros) à l'économie américaine. «Les pertes pour l'économie illustrent clairement à quel point le monde est dépendant des voyages pour le tourisme et les affaires de toutes sortes», confie l'Association.

La croissance de long terme est préservée
Des conséquences économiques à long terme ? Pour le moment, les analystes semblent pencher pour le non. «Une éruption volcanique temporaire ne devrait avoir virtuellement aucune conséquence sur l'activité à long terme», explique Jacques Cailloux, économiste à la Royal Bank of Scotland (RBS), comparant la paralysie des derniers jours à une grève de deux millions de travailleurs européens.

Au total, l'éruption du volcan d'Eyjafjallajökull pourrait avoir un impact maximal équivalent à 0,1 point de PIB, estime Jacques Cailloux.

Pour Marc Touati, l'effet pourrait même être positif en France ! A conditions que la situation se débloque rapidement. Sur les ondes de BFM radio mardi, l'économiste de chez Global Equities, note que le coup d'arrêt aérien a permis aux locations de voitures, aux cars et aux réservations SNCF de grimper. Dans les hôtels, «pour un mois d'avril normalement calme, les responsables sont ravis d'avoir rempli leurs chambres».

Si les difficultés se prolongaient, «les conséquences seraient dramatiques», relativise l'analyste. Déjà, le commerce mondial peine à tourner : les dommages collatéraux se font de plus en plus ressentir, dans une économie mondialisée qui ne peut plus se passer de l'avion.

Source: www.lefigaro.fr

lundi 19 avril 2010

Situation des aéroports européens: Réouverture partielle des aéroports français mardi


Matignon a annoncé la mise en place de «corridors aériens» entre Paris et le sud du pays. Certains aéroports situés au nord d'une ligne Nantes-Nice rouvriront mardi dès 8 heures. Le point sur les perturbations en France et en Europe.

Il n'est pas encore question de retour à la normale. Mais le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a annoncé lundi soir une reprise du trafic aérien en France «progressive et très encadrée».

A partir de mardi matin, à 8 heures, les aéroports situés au nord d'une ligne Nantes-Nice vont «rouvrir partiellement», Orly et Roissy compris. Au sud de cette ligne, Nantes compris, les aéroports demeurent ouverts. Lyon-Saint-Exupéry et Lyon-Bron ont rouvert dès lundi soir à 20 heures.

Dans le nord du pays, des «corridors aériens» vont être mis en place vers le sud de la France pour permettre «de réacheminer le plus grand nombre possible de passagers en provenance de l'étranger, et de reprogrammer des vols vers l'étranger au départ de Paris». La compagnie Air France s'est aussitôt félicitée de cette annonce.

Le gouvernement précise que cette décision a été prise «en coordination» avec les partenaires européens de la France et «au vu des derniers vols tests effectués sous le contrôle de la DGAC (Direction générale de l'Aviation civile)». Air France a déjà procédé à 12 vols de ce type dimanche et lundi.

Priorité pour les passagers «dans une situation désespérante»

«La réouverture (des aéroports) de Paris-Ile-de-France se fera progressivement à partir de mardi matin avec d'abord des vols à vide et ensuite avec passagers, avec des examens ensuite des moteurs pour vérifier la concentration des particules», a dit lors d'une conférence de presse le ministre des Transports, Jean-Louis Borloo.

Ce dernier a annoncé lundi soir que la liste des vols circulant à partir de mardi serait publiée sur internet à 23h00 mais que la priorité serait donnée aux passagers «dans une situation désespérante». «Je demande instamment à tous ceux qui en ont la capacité de ne pas prendre l'avion dans un sens ou dans l'autre, à tous ceux qui peuvent différer leur retour d'accepter de le différer», a-t-il déclaré.

«Il ne faut pas qu'il y ait un rush sur les aéroports mardi matin, car le retour à la normale sera progressif, et la priorité sera donnée au rapatriement», a précisé le secrétaire d'Etat aux transports Dominique Bussereau.

Un trafic représentant 15-20% de la normale en Ile-de-France

Le gouvernement a pris sa décision à l'issue d'une visioconférence des responsables de l'Union européenne, au cours de laquelle les Vingt-Sept se sont mis d'accord pour limiter les restrictions de vols. Les ministres ont décidé ensemble de «l'ouverture progressive et contrôlée de l'espace aérien européen (...) mardi à partir de 8 heures, heure de Madrid», a déclaré le ministre espagnol des Transports, José Blanco, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

A présent, des zones dites «de précaution», dans lesquelles les vols seront autorisés complètement ou partiellement, vont être définies au niveau de chaque Etat membre en fonction des résultats des vols-tests. La délimitation de ces zones est appelée à évoluer: «Tout dépendra de ce qu'on trouvera au fur et à mesure sur les réacteurs», a prévenu Jean-Louis Borloo en évoquant un trafic représentant 15-20% de la normale mardi matin en Ile-de-France.

La DGAC recommande aux passagers de contacter leur compagnie aérienne. Pour plus de renseignements, les clients d'Air France peuvent consulter les informations mises à jour en temps réel sur www.airfrance.fr, rubrique «infos vols destination», par téléphone au 3654, ou par SMS en envoyant leur numéro de vol au 6 3654 (exemple : AF2062).

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Le point sur la situation lundi, pays par pays :

ALLEMAGNE : la fermeture de l'espace aérien a été prolongée jusqu'à mardi 2 heures. La compagnie Lufthansa a toutefois eu l'autorisation de faire voler 50 avions longs courriers lundi. Un avion d'Air Berlin a déjà pu atterrir dans le pays.

AUTRICHE : atterrissages et décollages sont autorisés depuis 5 heures du matin lundi. Le trafic a partiellement repris dans les aéroports.

PAYS BALTES : l'espace aérien lituanien a été rouvert dimanche, tandis que l'Estonie a décidé de rouvrir le sien pour six heures mardi à partir de 3 heures (2 heures heure de Paris). La Lettonie a de son côté autorisé les survols de son territoire au-dessus de 6.000 mètres d'altitude.

BIELORUSSIE : mouvements d'avions entre 7.000 et 11.000 mètres restreints.

BELGIQUE : le pays annonce la réouverture progressive de l'espace aérien mardi matin 8 heures.

BULGARIE : espace aérien complètement rouvert depuis lundi en fin d'après-midi.

CANADA : Pour la première fois depuis le début de l'éruption du volcan islandais, neuf vols intérieurs ont été annulés lundi matin dans l'est du pays alors que le nuage s'approche des côtes canadiennes.

CROATIE: l'autorité nationale de contrôle du trafic aérien a annoncé dans un communiqué avoir «décidé d'ouvrir tout l'espace aérien croate». Cette mesure, en vigueur depuis dimanche soir, a permis la réouverture du dernier aéroport fermé, celui d'Osijek (est).

DANEMARK : l'espace aérien rouvre au-dessus de 35.500 pieds (près de 11 km) lundi à partir de 10 heures. Mais en-dessous de cette altitude, les restrictions sont maintenues jusqu'à mardi 2 heures. Tous les aéroports du pays sont donc fermés jusque là.

ESPAGNE : tous les aéroports espagnols sont ouverts.

FINLANDE : à Helsinki, les aéroports ont à nouveau fermé lundi à 20 heures (19 heures heure de Paris) après une ouverture temporaire.

GRANDE-BRETAGNE : l'espace aérien britannique va être progressivement rouvert à compter de mardi, à commencer par l'Ecosse dès 6 heures GMT (8 heures, heure française), puis en Angleterre et au Pays de Galles et si les conditions le permettent au cours de la même journée.

La Grande-Bretagne a commencé à déployer des navires de la Royal Navy pour secourir les Britanniques bloqués sur le continent, a par ailleurs annoncé le premier ministre, Gordon Brown.

HONGRIE : espace aérien fermé jusqu'à lundi midi.

IRLANDE : l'espace aérien irlandais a de nouveau été fermé jusqu'à lundi, 14 heures.

ISLANDE : épargnés par le nuage en raison de la direction du vent, les aéroports restent ouverts.

ITALIE : l'espace aérien italien doit rouvrir mardi matin à 8 heures. La reprise concernera dans un premier temps les vols intérieurs avant d'être étendue aux vols internationaux.

NORVEGE : dès dimanche soir tous les grands aéroports norvégiens, y compris celui d'Oslo-Gardemoen, ont été autorisés à reprendre leurs activités et seules deux petites zones dans l'extrême-nord et tout au sud sont encore soumises à des restrictions lundi.

PAYS-BAS : espace aérien fermé au moins jusqu'à au moins jusqu'à lundi 14 heures.

POLOGNE : Quatre aéroports du centre et du sud-est de la Pologne ont été réouverts lundi matin. Il s'agit des aéroports de Varsovie, Lodz (centre), Cracovie (sud) et Rzeszow (sud-est). Le survol de l'ensemble du territoire polonais reste autorisé.

ROUMANIE : l'espace aérien est complètement rouvert depuis 21 heures (20 heures heure de Paris).

RUSSIE : espace aérien ouvert mais des vols vers le nord et l'ouest du continent ont été annulés. L'aéroport de Kaliningrad, enclave russe entre la Pologne et la Lituanie, a fermé temporairement.

SERBIE: espaces aériens de Serbie et du Monténégro rouverts.

SLOVAQUIE : l'espace aérien a rouvert lundi à 14h38 heure française (12h38 GMT) pour douze heures.

SLOVENIE: l'espace aérien est rouvert provisoirement depuis lundi matin 6 heures.

SUEDE : l'aéroport Arlanda de Stockholm est ouvert depuis 8 heures pour les vols au nord et à l'ouest de la capitale suédoise. Ainsi peuvent être desservis les 6 aéroports situés au nord de Stockholm, ainsi que celui de Göteborg à l'ouest. Les vols en provenance ou vers les Etats-Unis sont également désormais pris en charge à Arlanda.

SUISSE : l'Office fédéral de l'aviation civile a décidé lundi de prolonger l'interdiction de l'espace aérien suisse jusqu'à 8 heures mardi matin.

REPUBLIQUE TCHEQUE : réouverture de l'espace aérien lundi midi pour 48 heures.

UKRAINE: fermeture de la quasi-totalité des aéroports du pays dont l'aéroport international de Kiev.

TURQUIE : l'espace aérien a été fermé dans trois provinces du nord du pays, sur la mer Noire : celles de Zonguldak, Sinop et Samsun.

ASIE-PACIFIQUE : les compagnies aériennes, de l'Australie et la Nouvelle-Zélande, jusqu'à l'Inde, Singapour ou le Japon, ont annulé vendredi ou reprogrammé de nombreux vols vers l'Europe.

ETATS-UNIS : l'armée américaine a dérouté le rapatriement de ses soldats blessés en Afghanistan ou en Irak, faute de pouvoir les évacuer vers son hôpital militaire en Allemagne.
Source: www.lefigaro.fr

dimanche 18 avril 2010

Quatrième jour de paralysie du trafic aérien en Europe


LONDRES (Reuters) - Le trafic aérien restera paralysé ce dimanche, pour le quatrième jour, sur la majeure partie du continent européen où un énorme nuage de cendres volcaniques continue de se propager.

Plus de trois vols sur quatre ont dû être annulés samedi, bloquant des dizaines de milliers de voyageurs.

De nombreux pays ont fermé leur espace aérien jusqu'à dimanche, voire lundi, et les météorologues prévoient que le nuage ne se déplacera guère d'ici là. Certains estimaient même qu'il pourrait devenir plus dense mardi et mercredi et menacer encore plus le transport aérien.

Le nuage, mélange de particules abrasives qui se déplace dans la haute atmosphère où il représente un sérieux danger pour les moteurs et les fuselages des avions, coûte aux compagnies aériennes plus de 200 millions de dollars par jour.

Des vols d'essai sans passagers ont été organisés samedi par les compagnies aériennes KLM et Lufthansa, qui ont fait savoir que leurs appareils ne semblaient pas avoir été endommagés par les cendres volcaniques en provenance du volcan islandais situé sous le glacier Eyjafjallajokull, entré en éruption mercredi.

La compagnie néerlandaise KLM espère, s'il se confirme par des examens plus poussés que ces vols ont été concluants, faire revenir sept appareils d'Allemagne vers Amsterdam dimanche et obtenir la permission de reprendre partiellement ses opérations.

"Tous les avions ont été inspectés à leur arrivée à Francfort et il n'y avait pas de dommage sur les vitres du cockpit ou le fuselage ni d'impact sur les moteurs", a déclaré pour sa part Aage Dünhaupt, porte-parole de la Lufthansa.

COMBIEN DE JOURS ?

Jamais depuis les attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington le trafic aérien n'avait été aussi perturbé. L'espace aérien des Etats-Unis avait alors été fermé pendant trois jours et les compagnies européennes avaient annulé tous leurs vols transatlantiques.

L'agence européenne de contrôle aérien Eurocontrol a estimé le nombre de vols à 5.000 samedi, contre 22.000 en période normale. Il y en avait eu 10.400 vendredi contre 28.000 habituellement.

Le nuage de cendres a aussi eu des conséquences diplomatiques, bon nombre de dirigeants ayant annulé leur participation aux obsèques de l'ancien président polonais Lech Kaczynski, dimanche à Cracovie.

Le président américain Barack Obama, son homologue français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, bloquée en Italie, ont dû renoncer à se rendre en Pologne.

En Islande, l'éruption volcanique semblait perdre en intensité samedi mais elle pourrait se prolonger des jours, voire des mois selon les autorités.

L'organisation météo américaine AccuWeather a indiqué que le nuage se trouvait dans une zone de vents faibles et qu'il était donc peu probable qu'il se déplace beaucoup lundi.

"Le nuage devrait devenir plus concentré mardi et mercredi, et menacer davantage le transport aérien. Ceci dit, il devrait également devenir plus étroit et affecter une zone plus réduite", indiquait AccuWeather, qui prévoit pour jeudi des vents venus de l'Atlantique qui pourraient dissiper le panache de cendres.

La Grande-Bretagne, le Danemark et l'Allemagne, entre autres, ont fermé leur espace aérien pour toute la journée de samedi. La Grande-Bretagne a prolongé cette mesure jusqu'à dimanche 18h00 GMT.

PAGAILLE EN ASIE

En France, les 26 aéroports situés au nord d'un axe Nantes-Lyon, dont les trois parisiens - Roissy, Orly et Le Bourget - devaient interrompre leur trafic jusqu'à lundi matin 8h00.

Les aéroports de Grenoble et Bordeaux ont également fermé à partir de samedi 16h00 et ceux de Nice et Marseille fermeront dimanche à partir de 6h00, a annoncé la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) samedi soir.

L'Italie a prolongé la fermeture des aéroports du nord du pays. Aux Pays-Bas, la fermeture court jusqu'à ce dimanche matin, en Suisse jusqu'à dimanche 12h00 GMT.

Si le nuage de cendres ne perturbe pas les vols pendant des semaines, ce qui menacerait l'approvisionnement des usines, les économistes ne s'attendent pas à ce qu'il ralentisse très sensiblement la fragile sortie de récession de l'Europe.

La pagaille s'est étendue à l'Asie, où des dizaines de vols à destination de l'Europe ont été annulés tandis que les hôtels, de Pékin à Singapour, étaient assaillis par des milliers de voyageurs bloqués en divers pays.

Environ 84% des vols de compagnie américaines à destination ou en provenance d'Europe ont été annulés samedi.

L'armée américaine a elle aussi dû dérouter de nombreux vols, notamment ceux qui permettent d'évacuer les blessés d'Afghanistan et d'Irak, a indiqué un porte-parole du Pentagone.

L'Eyjafjallajokkul est entré mercredi en éruption pour la deuxième fois en un mois, projetant un panache de cendres entre 6.000 et 11.000 mètres d'altitude.

Samedi, les particules de verre et de roche volcanique étaient retombées entre 5.000 et 8.000 mètres.

"L'éruption peut continuer longtemps comme ça", a prévenu Bergthora Thorbjarnardottir, géophysicienne des services météorologiques islandais.

"Mais tous les volcans sont différents et nous n'avons pas beaucoup d'expérience avec celui-ci. Cela fait 200 ans qu'il n'était pas entré en éruption", a-t-elle ajouté.

Bureaux de Londres, Genève, Dublin, Paris, Amsterdam, Bruxelles, Reykjavik, Washington, Francfort et Berlin; Gregory Schwartz, Jean-Stéphane Brosse pour le service français.

Source: www.lemonde.fr

vendredi 16 avril 2010

Le Chaos aérien: 23 aéroports français fermés au moins jusqu'à 20 heures


INFOGRAPHIE - Seuls les atterrissages sont autorisés dans les aéroports parisiens entre midi et 16 heures. Le nuage de cendres, qui se déplace vers l'est et le sud-est de l'Europe, devrait continuer à perturber le trafic européen jusqu'à samedi.

• Au niveau européen : le nuage de cendres volcaniques venu d'Islande devrait continuer à perturber le ciel européen «au moins au cours des prochaines 24 heures», a estimé vendredi matin l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Eurocontrol. Le nuage de cendres volcaniques se déplace vers l'est et le sud-est de l'Europe.

Eurocontrol table sur environ 11.000 vols dans l'espace aérien européen vendredi. Au cours d'une journée normale, ce chiffre aurait été de 28.000 vols. La moitié des vols entre les Etats-Unis et l'Europe devraient être annulés vendredi. Prenant leurs précautions, les compagnies australienne Qantas et néo-zélandaise Air New Zealand ont annulé vendredi des vols vers l'Europe. De même, une vingtaine de vols entre le Japon et l'Europe ont été annulés.

• Paris : la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) vient d'annoncer que les aéroports franciliens de Roissy, Orly et du Bourget et 23 aéroports du nord de la France seraient fermés jusqu'à vendredi 20 heures au moins. Toutefois, les atterrissages seront autorisés brièvement, ntre midi et 16 heures à Roissy-Charles-de-Gaulle, Orly et Le Bourget.

Les aéroports du Nord concernés par l'interdiction de vol sont : Calais, Merville, le Touquet, Dieppe, Cherbourg, Amiens, Lille, Valenciennes, Brest, Lannion, Deauville, Morlaix, Caen, Strasbourg, Vatry, Reims, Metz, Beauvais, Pontoise, Toussus-le-Noble. Quimper et Rennes qui figuraient sur la liste de vendredi ne sont plus visés.

Le trafic aérien risque aussi d'être perturbé sur les autres aéroports de l'Hexagone. La DGAC recommande aux passagers aériens de contacter leur compagnie aérienne. Pour plus d'informations, les clients d'Air France peuvent consulter les informations mises à jour en temps réel sur www.airfrance.fr, rubrique «infos vols destination», par téléphone au 3654, ou par SMS en envoyant leur numéro de vol au 6 3654 (exemple : AF2062).

L'interdiction de voler s'applique également aux hélicoptères, rappellent les services de l'héliport d'Issy-Les-Moulineaux. «La DGAC n'a pas fait la différence entre les différents aéronefs et a cloué au sol les hélicoptères», rapporte Samuel Bucciacchio, président-fondateur de Goodwill, courtier dans l'aviation d'affaires.

Ces perturbations du trafic aérien interviennent au moment où certains trains SNCF ne peuvent pas circuler normalement du fait d'un mouvement de grève qui dure depuis plus d'une semaine. Toutes ces difficultés de transports se produisent en plein chassé-croisé de vacances de Pâques.

• Londres : l'espace aérien britannique est totalement fermé jusqu'à samedi minuit GMT (2 heures du matin à Paris). Seuls les vols d'urgence pourront décoller. Quelques vols au départ et à destination de l'Irlande du Nord et de l'Ecosse pourraient aussi être autorisés jusqu'à 18h00 GMT (20 heures à Paris).

• Berlin : Le trafic est interrompu depuis jeudi soir dans les aéroports de Hambourg, Cologne, Münster Osnabrück, Berlin, Hanovre, Düsseldorf et Brême, dans le nord de l'Allemagne. Francfort a suspendu ses vols vendredi à 8 heures. Munich pourrait être bloqué dans la journée car les nuages de cendres se déplacent vers le sud.

• Vienne : l'Autriche va fermer progressivement son espace aérien vendredi dans l'après-midi. Les aéroports de Vienne, Salzbourg et Linz devraient fermer d'ici le début de soirée. Les aéroports plus au sud devraient suivre. Aucune indication sur la durée de la fermeture n'a été donnée.

• Dublin : la quasi-totalité de l'espace aérien irlandais, qui était partiellement fermé depuis jeudi, a été rouverte, permettant en particulier la reprise du trafic à l'aéroport de Dublin, Shannon et Cork. Le nuage s'éloigne du sud-est de l'île.

• Oslo : le trafic a été partiellement rouvert à 9 heures vendredi pour une période limitée de 6 à 12 heures suivant les cas sur une zone partant de l'aéroport de Trondheim, dans le centre du pays, jusqu'à celui de Stokmarknes, sur les îles Lofoten dans le nord,.

• Copenhague : au Danemark, l'espace aérien sera fermé au moins jusqu'à 2 heures du matin samedi.

• Stockholm : l'aviation civile suédoise a annoncé vendredi qu'elle rouvrait progressivement son espace aérien, commençant par les régions peu peuplées du nord du pays. L'aéroport de Stockholm restait fermé vendredi matin.

• Helsinki : l'annulation des vols en Finlande a été prolongée jusqu'à samedi 15H00 (14 heures à Paris) alors que le nuage de cendres se maintiendra au-dessus du pays pendant «plusieurs jours».

• Amsterdam : le trafic a été suspendu depuis jeudi 18 heures et ce jusqu'à samedi six heures du matin.

• Bruxelles : l'espace aérien belge restera fermé jusqu'à samedi 10 heures.

• Pays Baltes : l'espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l'Estonie était fermé. En Lituanie, les autorités doivent réexaminer la situation à 11 heures.En Lettonie voisine, la décision est en vigueur jusqu'à 18 heures (17 heures en France). En Estonie, l'espace aérien doit être fermé jusqu'à 13 heures (12 heures à Paris).

• Reykjavik : l'aéroport de la capitale islandaise est ouvert, puisque les vents dominants venant de l'ouest poussent les cendres du volcan loin de l'île.

• Varsovie : l'agence polonaise de navigation aérienne (PAZP) a fermé une grande partie de l'espace aérien, y compris l'aéroport de Cracovie jusqu'à nouvel avis. Seul l'aéroport de Rzeszow (sud-est) continue à fonctionner. Le nuage pourrait pousser les autorités à reporter les obsèques du président polonais Lech Kaczynski. Plus de 70 délégations du monde entier y sont attendues.

• Prague : l'espace aérien de la République tchèque sera fermé totalement à partir de 13 heures.

• Moscou : l'espace aérien russe reste ouvert, mais des vols vers le nord et l'ouest du continent ont été annulés. L'aéroport de Kaliningrad, enclave russe coincée entre la Pologne et la Lituanie, a été fermé temporairement.

Jeudi, des colonnes de fumée continuaient de s'échapper du glacier Eyjafjallajokull, dans le sud de l'Islande. Selon le professeur de géophysique islandais Magnus Tumi Gudmunsson, personne «ne peut pas dire combien de temps l'éruption va durer. C'est extrêmement variable, cela peut aller de plusieurs jours à plus d'un an. Mais si l'on en juge par l'intensité de celle-ci, cela pourrait durer longtemps».

De même, pour ce qui est de la reprise du trafic, «il est impossible de dire pour l'instant quand les vols reprendront», a déclaré un porte-parole de l'aéroport international de Copenhague. Les cendres constituent un danger pour les avions parce qu'elles risquent d'endommager les réacteurs. Le nuage réduit par ailleurs considérablement la visibilité des pilotes.
Source: www.lefigaro.fr

mercredi 14 avril 2010

Séisme meurtrier au Qinghai en Chine


Un puissant séisme a touché la province du Qinghai, dans le centre de la Chine. Au moins 300 personnes auraient péri et on compte environ 8 000 blessés, a indiqué la télévision officielle chinoise, citant un responsable du gouvernement. "Beaucoup d'autres personnes" sont ensevelies, a précisé l'agence Chine nouvelle.


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Le séisme, dans cette région< d'altitude proche du Tibet et peu peuplée, a atteint une magnitude de 6,9 degrés sur l'échelle de Richter, selon l'Institut de géophysique américain (USGS), et de 7,1 selon les autorités sismiques chinoises. La secousse a été enregistrée à 7 h 49 (1 h 49 à Paris), à 380 km au sud-sud-est de la ville de Golmud et à une profondeur de 46 km, a indiqué l'USGS. Trois répliques ont suivi, de magnitude allant jusqu'à 5,8, a précisé l'institut américain.

"DES BLESSÉS PARTOUT DANS LES RUES"

Plus de 85 % des bâtiments situés près de l'épicentre, dans le district de Yushu, se sont effondrés, selon un responsable du gouvernement local cité par l'agence Chine nouvelle. Une école professionnelle s'est écroulée et "beaucoup d'étudiants ont été ensevelis". "Les blessés sont partout dans les rues, beaucoup de gens sont en sang", a déclaré ce responsable.

"Les maisons sont presque toutes en bois et en terre. Certaines se sont effondrées avec le séisme", a indiqué un des responsables de la télévision locale. Selon les médias chinois, l'aéroport de Yushu n'a plus de communications et les routes y menant ont été endommagées. La télévision officielle CCTV a montré des soldats de la police armée s'affairant sur le site d'une maison en ruine, déblayant les décombres à la recherche de survivants. "Des soldats ont été envoyés pour sauver les gens ensevelis sous les décombres de maisons", a dit un autre responsable local.

"NOUS N'AVONS PAS D'ÉQUIPEMENT MÉDICAL"

Sur place, les équipements font défaut. "Nous devons compter principalement sur nos mains pour dégager les décombres car nous ne disposons pas de grosses pelleteuses", a déclaré un responsable de la police armée chargé des opérations de secours. "Nous n'avons pas non plus d'équipement médical", a-t-il ajouté. Les autorités provinciales ont envoyé 5 000 tentes et des dizaines de milliers de vêtements, a indiqué le ministère des affaires civiles dans un communiqué.

La zone est sujette aux séismes et est habitée par des paysans et nomades d'ethnies mongole et tibétaine. Elle dispose de réserves importantes de charbon, plomb et cuivre. En août l'an dernier, un séisme de 6,2 avait frappé Goldmud et fait s'écrouler une trentaine d'habitations sans provoquer de morts. Le pire tremblement de terre en Chine ces dernières années a été celui de magnitude 8 en mai 2008, qui avait fait au moins 87 000 morts ou disparus dans la province voisine du Sichuan, non loin de la zone frappée mercredi.

Source: www.lemonde.fr

mardi 13 avril 2010

Le déraillement d'un train fait neuf morts en Italie



Un glissement de terrain dans la région de Merano est à l'origine de l'accident. Vingt-huit personnes sont blessées.

Le déraillement lundi matin d'un train régional de voyageurs dans le nord de l'Italie, causé par un glissement de terrain, a fait 9 morts et 28 blessés dont sept dans un état gravs, ont annoncé les autorités dans la soirée. Un précédent bilan faisait état de 11 morts et de dizaines de blessés.

Le déraillement s'est produit vers 9 heures du matin dans la région de Merano, près de la frontière avec l'Autriche, dans une zone très accidentée située au-dessus d'une rivière entre les villes de Castelbello et de Laces.

«Un glissement de terrain a touché un des deux wagons de voyageurs de ce petit convoi», a raconté un pompier. Selon un responsable des transports à Bolzano, ce glissement de terrain aurait été provoqué par l'éclatement d'une canalisation d'irrigation, qui a précité de l'eau, des rochers et des débris sur le train. Selon un géologue de la région, Ludwig Noessing, une masse de 400 m3 de terre, d'une largeur de 14-15 mètres, s'est ainsi abattue sur le convoi.

Une ligne considérée comme moderne

Crédits photo : AFP
Un quartier général de la protection civile a été mis sur pied localement et de nombreux véhicules de secours et ambulances ont été acheminés dans la zone. Un hôpital de campagne a été installé sur place par la protection civile et un numéro d'information gratuit a été mis à la disposition du public.

Le ministre italien des Transports Altero Matteoli a exprimé «ses condoléances aux familles des victimes», tout en se refusant à «émettre des hypothèses sur les éventuelles responsabilités en cause». La boîte noire, bien que visiblement endommagée, a été récupérée par les carabiniers. Le parquet de Bolzano a ouvert une enquête.

Le train assurait la liaison entre Malles et Merano, à 300 km au nord de Venise. Il serpente entre la rivière Adige et les montagnes du Haut-Adige. La ligne, qui a été inaugurée en 2005, est considérée comme l'une des plus modernes du pays.

En juin 2009, le déraillement d'un wagon, suivi de son explosion, alors qu'un convoi quittait la gare de Viareggio, dans le centre de l'Italie, avait fait 29 morts, soit l'accident ferroviaire le plus meurtrier en Italie depuis plus de 20 ans.

Source: www.lefigaro.fr

dimanche 11 avril 2010

Le président polonais meurt dans un accident d'avion

L'avion dans lequel se trouvait le président polonais Lech Kaczynski s'est écrasé à l'atterrissage, samedi à l'aéroport de Smolensk, dans l'ouest de la Russie. Selon un bilan rectifié du ministère russe des situations d'urgence, 96 personnes, dont 88 membres de la délégation polonaise qui se rendaient à Katyn, ont péri dans l'accident. "Il n'y a pas de survivants dans la catastrophe", a indiqué le gouverneur Sergueï Antoufiev. Un deuil national d'une semaine a été décrété en Pologne. "Le monde contemporain n'a pas connu de telle tragédie", a déclaré le premier ministre polonais Donald Tusk.

Le président polonais Lech Kaczynski avec son épouse et des familles d'officiers polonais exécutés il y a soixante-dix ans par la police de Staline se dirigeait à Katyn, près de Smolensk, pour se recueillir sur leurs tombes. Outre le président Kaczynski et son épouse, les principaux chefs de l'armée polonaise, dont le chef d'état-major polonais Franciszek Gagor, le vice-ministre des affaires étrangères Andrzej Kremer, le gouverneur de la banque centrale, Slawomir Skrzypek, le chef du Comité olympique polonais et l'ancien président polonais en exil à Londres Ryszard Kaczorowski ont péri dans l'accident.

En attendant l'organisation d'une élection présidentielle anticipée, qui doit intervenir avant la fin juin, c'est le président de la Diète, chambre basse du parlement polonais, Bronislaw Komorowski, qui assurera les fonctions de chef de l'Etat, conformément à la constitution polonaise.

"TRAGÉDIE INIMAGINABLE"

Les corps des victimes de la catastrophe vont être transférés à Moscou pour être identifiés, a déclaré le premier ministre russe. "Rien de pareil n'est jamais arrivé", a déclaré Vladimir Poutine, qui s'est aussitôt rendu sur place et a promis "une enquête minutieuse". L'accident a provoqué une vague d'émotion sur la scène internationale. Washington a déploré une "terrible tragédie". Barack Obama a déclaré que le décès du président polonais était "épouvantable pour la Pologne, les Etats-Unis et le monde". Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit "choqué", François Fillon a fait part de sa "très grande tristesse", tout comme de nombreuses capitales à travers le monde.

L'ancien président polonais Lech Walesa, chef historique du syndicat polonais Solidarité, a qualifié le crash de "tragédie inimaginable". "Il y a 70 ans à Katyn, les Soviétiques ont éliminé les élites polonaises. Aujourd'hui l'élite polonaise y a péri, alors qu'elle se rendait pour rendre hommage aux Polonais tués" en 1940, s'est-il écrié en apprenant l'accident de l'avion du président.

UNE ERREUR DE PILOTAGE ?
En s'approchant de la piste d'atterrissage, "l'avion s'est accroché à des arbres, est tombé et s'est décomposé", a précisé M. Antoufiev. L'accident s'est produit à l'extrémité de la ville de Petchorsk de la région de Smolensk "dans la situation d'un fort brouillard", a précisé un responsable du département d'enquête du parquet, Vladimir Markin.

Une erreur du pilote de l'avion pourrait être à l'origine de la catastrophe aérienne. "Il apparaît qu'une erreur de l'équipage au moment des manoeuvres d'approche pour l'atterrissage est à l'origine de la catastrophe", a indiqué rapporté l'agence RIA Novosti, citant une source dans les forces de l'ordre russes. L'agence Interfax a pour sa part rapporté que les autorités russes proposaient à l'équipage polonais d'atterrir à Minsk ou à Moscou en raison du brouillard, mais le pilote a décidé d'atterrir près de Smolensk. L'avion s'est écrasé lors de la quatrième tentative d'atterrissage.

Source: www.lemonde.fr

samedi 10 avril 2010

SANTIAGO BERNABEU. 22.00H REAL MADRID- F.C. BARCELONA: LE MATCH


Toute l'Europe du football l'attend. Affiche traditionnelle du championnat d'Espagne, le clasico qui se dispute samedi soir entre les deux monstres de la Liga, le Real Madrid et le FC Barcelone, a cette saison des allures de finale. Car le Real et le Barça (77 points) ne se quittent plus en tête du classement depuis la 25e journée, lorsque les Madrilènes sont revenus sur les Catalans à la faveur d'un match nul des champions en titre. La concurrence est à des années-lumière : Valence, le 3e, n'arrive que 21 points plus loin ! C'est pourtant le Real qui apparaît à la première place à la faveur de la différence de buts générale, mais c'est la différence de buts particulière qui compte en Espagne, et elle est pour l'instant favorable au Barça (victoire 1-0 au Camp Nou).

L'avantage psychologique est aussi pour le Barça, qui se déplace à Madrid sûr de sa force après sa brillante qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions devant Arsenal (2-2, 4-1). Avec un Messi proprement galactique, les Catalans savent qu'ils ont dans leurs rangs le meilleur joueur du monde en ce moment. En outre, le Barça, défait une seule fois en Liga (à Madrid, par l'Atletico 2-1), a remporté trois de ses six derniers matches au stade Santiago-Bernabeu.

Mais le Real est surmotivé. Il veut d'abord se venger de la monumentale fessée reçue la saison dernière (2-6, voir la vidéo) à domicile. Les Madrilènes, éliminés en huitièmes de finale de la Ligue des champions par l'OL, savent ensuite qu'un titre national serait la seule manière de sauver leur saison. Et de valider le recrutement pharaonique du président Florentino Pérez (Cristiano Ronaldo, Kaka, Xabi Alonso, Benzema…). Le Real présente également une impressionnante feuille de route à domicile en championnat : 15 matches joués, 15 gagnés, 50 buts marqués, 16 encaissés. Le point noir, c'est que face aux grosses équipes, le Real a flanché sur sa pelouse : il a ainsi battu in extremis un FC Séville déjà sur la pente descendante (3-2) et n'a pas réussi à dominer les pointures européennes (défaite 3-2 face à l'AC Milan, match nul 1-1 contre Lyon).

L'"AMBITION" CONTRE LE "COLLECTIF"

Pour tenter de chasser un peu de pression, le capitaine du Real, Iker Casillas, souligne que "ce sera un beau match entre les deux meilleures équipes de la Liga et [que] le vainqueur en sortira renforcé, mais [qu'il] restera beaucoup de matches et de points" (sept journées, 21 points possibles). "Ce sera fondamental mais pas décisif", ajoute Gonzalo Higuain, meilleur buteur du club en Liga (24 buts), à deux unités du "pichichi" Leo Messi. Les joueurs du Barça, eux, ne veulent pas trop s'étendre sur le choc à venir et, à l'image de Gerard Piqué, préviennent qu'ils parleront "sur le terrain".

Pour s'imposer, le Real misera sur son jeu direct et son efficacité sur coups de pied arrêtés avec les coups francs de Cristiano Ronaldo. Le Barça ne devrait pas dévier de sa ligne habituelle : avoir le monopole du ballon et créer un maximum d'occasions, en espérant que Messi soit aussi inspiré que lors des derniers matches. Cristiano Ronaldo, dont le duel avec Messi fait saliver à l'avance, a résumé jeudi le choc, en évoquant d'un côté "l'ambition" du Real et de l'autre "le collectif" du Barça.
Source: www.lemonde.fr

mardi 6 avril 2010

Alerte à la méphédrone, nouvelle drogue en vente sur le Net


Ce produit de synthèse aurait déjà causé plusieurs décès en Grande-Bretagne. Les autorités françaises envisagent son interdiction.

L'émergence de la méphédrone sur le sol français préoccupe depuis plusieurs semaines les autorités chargées de lutter contre la toxicomanie. Ce stimulant de synthèse, qui connaît depuis l'été dernier un succès considérable outre-Manche, est en effet soupçonné d'être impliqué dans une bonne vingtaine de décès survenus en Angleterre et en Écosse. Sans attendre qu'elle déferle sur l'Hexagone, la Commission nationale des stupéfiants a récemment lancé une procédure d'évaluation en vue de son possible classement sur la liste des produits illicites. «Nous devrions être en mesure de nous prononcer avant l'été sur l'opportunité d'une telle mesure», précise Fabienne Bartoli, directrice adjointe de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Des milliers de gélules interceptées
Totalement inconnue il y a encore peu, la méphédrone est l'une des multiples drogues de synthèse qui, imitant les effets «euphorisants» de l'ecstasy et des amphétamines, connaissent actuellement une diffusion rapide grâce au développement du commerce électronique. Fabriquées en Chine par des chimistes rivalisant d'imagination, ces molécules sont acheminées le plus légalement du monde jusqu'en Europe, où les responsables de sites Internet assurent leur commercialisation à des tarifs très attractifs. Fondée sur un principe actif voisin de celui du khat, la méphédrone s'est ainsi imposée l'an dernier à travers l'Europe, jusqu'à ce qu'une série de décès suspects survenus ces derniers mois chez des consommateurs conduisent plusieurs pays à en interdire la consommation.

En France, c'est à l'au tomne 2009 que plusieurs correspondants régionaux de l'Observa toire français des drogues et toxicomanies (OFDT) ont signalé l'apparition de cette substance, sous forme de poudre ou de gélules, dans certaines soirées électro. Simultanément, la surveillance des forums électroniques semble attester l'intérêt des jeunes usagers de stupéfiants pour ce nouveau produit. Enfin, la toute récente saisie par les douanes françaises de 200doses et 150 grammes de poudre confirment l'existence d'un trafic qui, dans d'autres pays d'Europe, a d'ores et déjà donné lieu à l'interception de milliers de gélules et de plusieurs kilos de poudre.

Responsable du pôle «tendances récentes et nouvelles drogues» à l'OFDT, Agnès Cadet-Taïrou souligne que «les données disponibles sont à la fois trop récentes et trop limitées pour que la diffusion de cette molécule en France puisse être précisément évaluée». «Compte tenu de la vitesse à laquelle la méphédrone s'est implantée en Grande-Bretagne, nous avons cependant fait le choix d'évaluer sans tarder les risques que présente cette molécule en terme de pharmacodépendance, d'abus et de santé publique», explique pour sa part Fabienne Bartoli. Si elle le juge nécessaire, la Commission nationale des stupéfiants pourrait ainsi recommander d'ici à quelques semaines le classement de ce produit au ministre de la Santé.

En Grande-Bretagne, l'interdiction programmée de la méphédrone suscite depuis plusieurs semaines une vive controverse entre experts médicaux. Certains médecins jugent en effet que l'implication de la méphédrone dans les accidents observés n'a pour l'heure pas été formellement démontrée. À ce jour, un seul cas d'overdose à la méphédrone a en effet été confirmé, en Suède, par une autopsie. D'un autre point de vue, certains spécialistes soulignent que l'interdiction de la méphédrone risque d'accroître encore sa récente notoriété, et d'encourager ainsi certains jeunes à en faire l'expérience. Enfin, plusieurs scientifiques soulignent les limites de la procédure de classement en matière de drogues de synthèse. «Si vous interdisez une molécule donnée, il y a de forts risques pour que les chimistes créent instantanément un produit presque simi laire, dont la formule chimique ne sera cependant pas prohibée», relève Agnès Cadet-Taïrou.
Source: www.lefigaro.fr

dimanche 4 avril 2010

2009, la cinquième année la plus chaude depuis 1850


Difficile à croire tant l'hiver aura été rude. Mais l'année dernière a bien été une des plus chaudes depuis les débuts des relevés météorologiques modernes.

2009 aura été la cinquième année la plus chaude depuis 1850. En publiant ces résultats, l'OMM (Organisation météorologique mondiale) a confirmé ce qu'elle avait déjà laissé entendre en octobre dernier. «Sur une échelle de dix ans, la période 2000-2009 a été plus chaude que la période 1990-1999 qui était elle-même plus chaude que les années 1980», précise le document. Compte tenu des incertitudes, l'anomalie de température se situe entre +0,34°C et +0,56°C poursuit l'organisation qui a la charge de présenter le résultat des températures mondiales.

Ce type de données semble toujours compliqué à entendre quand on se trouve soi-même confronté à des températures anormalement basses. Ce fut le cas de l'hiver français qui a débuté avec une importante vague de froid. Mais également dans les pays scandinaves ou en Grande-Bretagne «qui a connu le plus long épisode de neige et de températures froides depuis l'hiver 1981-1982». Ou encore du nord de la Chine ou des États-Unis…

Un pic de 47°C à Catamarca
A contrario, l'automne a été anormalement chaud en France et, sur l'ensemble de l'année, l'Europe a enregistré «des températures plus chaudes que la normale» souligne encore l'organisation. Sans oublier les records de chaleur relevés durant l'été en Italie (40°C voire 45°C en juillet), en Inde au mois de mai, dans le nord de la Chine en juin ou encore en Australie et en Argentine avec un pic absolu de 47°C à Catamarca.

Cette année aura été marquée par une pluviométrie moyenne, avec toutefois des records en Afrique du Nord «causant d'énormes dégâts», mais a compté de nombreuses tempêtes. l'OMM évoque notamment l'épisode Klaus qui a balayé la France, «la pire tempête enregistrée en dehors des tropiques depuis dix ans», et classée au niveau trois sur une échelle qui en compte cinq. Elle souligne également les sérieuses sécheresses qui ont frappé aussi bien la Chine, durant la majorité de 2009, que l'Inde et l'Afrique de l'Est.

Source: www.lefigaro.fr

jeudi 1 avril 2010

Pétrole : Obama veut forer en mer



Le président américain a annoncé mercredi l'ouverture de nouvelles zones à l'exploration pétrolière et gazière au large des côtes américaines.

Dans l'espoir de rallier quelques républicains à son projet de loi sur l'énergie et à la lutte contre le changement de climat, Barack Obama vient de mécontenter les écologistes. Le Président des États-Unis a surpris ses alliés en proposant d'ouvrir l'exploration pétrolière et gazière à des vastes zones d'océan au large des côtes de Virginie et jusqu'en Floride. Une partie des côtes de l'Alaska et l'est du Golfe du Mexique est également concernée par ce revirement.

Dans l'esprit du Président américain, il s'agit de faire un compromis entre les partisans de l'interdiction de tout forage et ceux qui au contraire, généralement républicains, prônent le maximum de liberté pour rechercher du pétrole et du gaz, créer des emplois et réduire la dépendance des États-Unis à l'égard de l'énergie importée. Pour autant nombre de républicains en Floride et en Alabama par exemple s'opposent aux plans de la Maison blanche. Le Département de l'Intérieur précise que tout forage dans ces zones ne pourra intervenir qu'au delà de 200 km. Rien ne serait donc visible des côtes. Par ailleurs la Baie de Bristol, en Alaska, zone de pêche importante, serait de nouveau couverte par une interdiction d'exploration qui avait été levée par le Président Bush.

Les dernières estimations de réserves possible de pétrole ou de gaz dans ces zones remontent à des dizaines d'années. Elles permettent d'espérer dégager des réserves équivalentes à trois années de consommation américaine de pétrole et deux années de consommation de gaz. Si ces estimations se vérifient, elles démontreront que l'exploration n'est pas une solution suffisante pour redonner aux États-Unis leur indépendance énergétique.

Voilà plus de 20 ans que l'essentiel des eaux au large des côtes américaines sont interdites à l'exploration pétrolière. La grande exception est le Golfe du Mexique. Barack Obama espère que ce changement de politique permettra de rallier quelques élus républicains à son projet de création d'un marché des droits à émettre des gaz à effet de serre. Depuis des mois ce projet est bloqué au Sénat.

Source: www.lefigaro.fr