mardi 28 juillet 2009

Grippe A : la France pourrait décréter le niveau 6 d'alerte à la rentrée



e niveau 6 d'alerte à la grippe A(H1N1) pourrait être décrété en France à la rentrée de septembre, a déclaré mardi la ministre de la santé, Roselyne Bachelot. La France, où le niveau d'alerte est actuellement fixé à 5A, comptabilisait, lundi soir 27 juillet, 960 cas (confirmés et probables) de grippe A, outre-mer compris. Le premier cas avait été constaté le 1er mai.

"Il est très probable que le début de l'automne verra une circulation beaucoup plus active du virus", a expliqué Roselyne Bachelot sur France-Inter. "Il y aura la rentrée scolaire avec les enfants, dont le mode de vie est un facteur de propagation du virus, donc il est probable que nous passerions au niveau 6 au niveau de la rentrée scolaire du mois de septembre, mais rien n'est encore certain", a-t-elle ajouté. "Il nous faut regarder avec beaucoup de soin comment la grippe évolue, où nous en serons", a-t-elle encore dit. Le passage au niveau d'alerte 6 engendre la gratuité des médicaments antiviraux, délivrés sur ordonnance.

vendredi 24 juillet 2009

La Belgique: les médicaments anti-sida à titre préventif remboursés

Le traitement préventif par trithérapie sera désormais remboursé par la sécurité sociale dans une série de cas où un patient a été exposé à un risque élevé de contamination. L'arrêté vient de paraître au Moniteur, mais avec un effet rétroactif qui permet aux hôpitaux de récupérer la dépense.
Lire aussi : "Mieux attaquer le sida dans les 48 heures"


Archive AP

De quoi s'agit-il ? Il s'agit d'empêcher, par la prise rapide d'antirétroviraux, le passage du virus des cellules dendritiques des muqueuses aux ganglions lymphatiques puis dans le sang, et donc l'infection. On tue donc le virus avant qu'il n'ait le temps de faire sa première réplication dans une cellule du corps hôte. Pour cette raison, on doit le faire au plus tard après 48 heures. Au-delà, l'efficacité devient quasi nulle.

Cela marche-t-il ? Oui. Pour des raisons éthiques évidentes, on a jamais comparé son efficacité face à un placebo. Avec l'AZT, le premier antirétroviral, on avait estimé l'efficacité à 87 %. Avec les dernières molécules, elle semble atteindre 100 % (voir ci-contre). Cette administration de traitements pour empêcher l'infection était déjà offerte aux professionnels de la santé exposés lors de soins (contact avec du sang contaminé, piqûre perforante, etc.). Mais il était inaccessible aux patients de base. Sauf ceux pour qui les centres de référence Sida décrochaient des médicaments gratuits auprès des firmes pharmaceutiques.

Évaluation par le médecin de référence

Quels sont les cas couverts par ce nouveau remboursement ? Le premier, c'est la victime d'un viol, qui ignore si son agresseur est séropositif ou pas. Il faut qu'elle puisse rapidement obtenir la possibilité d'une administration d'une trithérapie qui permette de faire baisser les risques de devenir séropositif. Mais il y a d'autres cas, comme une agression avec une seringue. Ou un couple qui a des rapports réguliers et protégés parce qu'un des partenaires est séropositif et dont la capote explose. C'est le médecin prescripteur attaché au centre sida qui évaluera chaque fois la hauteur du risque et qui tranchera si un traitement est nécessaire. Deux hétérosexuels sans profil de risque spécifique (toxicomanie), même dans l'ignorance de leur statut d'infection, auront peu de chances d'obtenir ce médicament, dont les effets secondaires sont lourds. Il s'agit en effet d'une trithérapie à haute dose et intensive. C'est notamment pour cela que le risque de voir des patients négliger de se protéger pour recourir ensuite systématiquement à ce type de traitements est quasi nul, tellement les effets secondaires sont lourds.

Thierry Martin, directeur de la Plate-forme Prévention sida de la Communauté française de Belgique, actuellement à la conférence internationale du Cap, réagit positivement à cette mesure : « Elle existe dans de nombreux pays et est recommandée dans le monde entier par de nombreuses autorités sanitaires. Les associations de défense des intérêts des séropositifs la réclamaient depuis longtemps. Un accident de préservatif est hélas toujours un risque et peut devenir dramatique dans un couple dont un au moins des membres est séropositif. Le budget initialement prévu de 155.000 euros, qui ne permettrait qu'environ 150 traitements, risque cependant d'être trop court et devra être adapté à la réalité et aux nombres des cas soumis aux Centres sida »

Source: www.lesoir.be

vendredi 17 juillet 2009

L’Homme sur la Lune : 40 ans déja (1969-2009)




Apollo 11 est la première mission spatiale à avoir conduit des êtres humains sur la Lune. C’est la troisième mission à avoir approché la Lune, après Apollo 8 et Apollo 10 et la cinquième habitée du programme Apollo. Lancée le 16 juillet 1969, Apollo 11 emporte le commandant Neil Armstrong, le pilote du module de commande Michael Collins et le pilote du module lunaire Edwin « Buzz » Aldrin. Apollo 11 accomplit la promesse du président John F. Kennedy, prononcée dans un discours en 1961, qui était d’alunir avant la fin des années 1960 : « Je crois que cette nation devrait se fixer comme objectif de réussir, avant la fin de cette décennie, à poser un homme sur la Lune et à le ramener sain et sauf sur Terre ».
Premiers pas sur la Lune après 109h24 par Armstrong soit le 21 juillet 1969 à 3h56 (heure française), devant des millions de téléspectateurs ébahis écoutant les premières impressions de Neil Armstrong. Buzz Aldrin le rejoint 15 minutes après.
Le programme d’exploration lunaire prit fin avec le vol Apollo 17 du 07décembre 1972 au 19 décembre 1972. L’astronaute Eugen Cernan et son compagnon Harrison Schmitt, un géologue civil américain, furent les derniers hommes à marcher sur la Lune : ils y passèrent 22 h 5 min, parcourant grâce à la Jeep lunaire 36 km dans la région des monts Taurus, près du cratère de Littrow. Pour la petite histoire, le module de commande de la mission s’appelait “ América ” et le module lunaire s’appelait “ Challenger ”, le tout formant une phrase véridique.

mercredi 15 juillet 2009

Pourquoi le 14 juillet est-il fête nationale ?


Fête nationale depuis 1880, le 14 juillet commémore la prise de la Bastille de 1789, mais aussi un événement moins connu : la fête de la Fédération de 1790.

Le 14 juillet 1789 : la prise de la Bastille


La fête nationale commémore d'abord le 14 juillet 1789, première journée révolutionnaire à portée symbolique. Cet été là, une grande agitation règne à Paris. Face au mécontentement populaire, le roi a réuni les Etats généraux, une assemblée des représentants de la noblesse, du clergé et du tiers-état. Ces derniers demandent une réforme profonde des institutions et, le 9 juillet, se proclament Assemblée nationale constituante. L'initiative inquiète le roi qui fait venir en secret des régiments suisses et allemands à proximité de Versailles. La rumeur court bientôt que les troupes royales se préparent à entrer dans Paris pour arrêter les députés. Le 12 juillet, un orateur harangue la foule qu'il appelle à réagir : c'est Camille Desmoulins, monté sur un tonneau, qui annonce une "Saint Barthélemy des patriotes". Au matin du 14 juillet, des Parisiens en colère vont chercher des armes aux Invalides, puis se dirigent vers la vieille forteresse royale de la Bastille, en quête de poudre. Après une journée de fusillade sanglante, et grâce au ralliement de gardes nationaux, les Parisiens s'en emparent et entament sa démolition. Au final, ils ne libèrent que quelques prisonniers et malfrats sans envergure. Mais cette vieille prison médiévale incarne l'arbitraire de l'Ancien régime. En l'abattant, les Parisiens font tomber un rempart de l'absolutisme. Et cette journée, qui marque le début de la Révolution, restera dans les mémoires comme un jour de liberté. Cependant la fête nationale fait aussi référence à une autre événement moins connu : la fête de la Fédération du 14 juillet 1790.


Le 14 juillet 1790 : fête de la Fédération


Depuis l'été 1789, partout dans les provinces françaises se sont créées des "fédérations" régionales de gardes nationaux. Une réaction à l'affaiblissement du pouvoir central. Afin de contrôler ce mouvement spontané, la Commune de Paris, sous l'impulsion de Lafayette, décide de fonder une grande Fédération nationale regroupant des représentants des fédérations locales et de les réunir à Paris le 14 juillet. La cérémonie est censée célébrer la prise de la Bastille, mais aussi apporter un semblant d'ordre et d'unité dans un pays en crise. Le jour dit, 14 000 soldats fédérés arrivent donc à Paris et défilent sous la bannière de leur département, de la Bastille jusqu'au Champ-de-Mars.

Sur une esplanade aménagée pour l'occasion, une grande messe est célébrée, à la suite de quoi le roi Louis XVI jure de maintenir "la Constitution décidée par l'Assemblée nationale". Les 400 000 Parisiens présents ce jour-là acclament leur souverain : la monarchie n'est donc pas remise en cause. L'aspiration à l'union nationale triomphe et la cérémonie se transforme en grande fête populaire. Mais la réconciliation nationale sera de courte durée. Deux ans plus tard, le roi est arrêté et condamné à mort.


1880 : le 14 juillet devient fête nationale


Pendant près d'un siècle, la commémoration du 14 juillet est abandonnée. Elle réapparaît en 1880, sous la IIIe République. Le régime, pour se consolider, cherche à construire un nouvel imaginaire national, autour de symboles républicains. C'est ainsi que la Marseillaise devient hymne officiel, et le 14 juillet fête nationale. Mais la proposition qui émane du député de la Seine Benjamin Raspail n'est pas accueillie unanimement par l'Assemblée. Certains députés mettent en cause la violence du 14 juillet 1789. Et c'est finalement autour du 14 juillet 1790 que se fait le consensus.

En 1880, pour la première fête nationale, la République fait les choses en grand. Le ministre de l'Intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée "soit célébrée avec autant d'éclat que le comportent les ressources locales". Un défilé militaire est organisé sur l'hippodrome de Longchamp devant 300 000 spectateurs, en présence du Président Jules Grévy. Il s'agit de montrer le redressement de l'armée française après la défaite contre la Prusse en 1870. Ce défilé militaire, toujours en vigueur, s'inspire aussi du défilé des gardes fédérés de 1790.

Cette année là, on inaugure également le monument surmonté de la statue de la place de la République, et partout sont donnés concerts et feux d'artifices. "La colonne de Juillet" qui surplombe la place de la Bastille, elle, ne se réfère pas au 14 juillet 1789. Elle porte le nom des victimes des journées révolutionnaire de juillet 1830, les "Trois glorieuses".

De 1880 à nos jours

- En 1886 : un femme, cantinière du 131e régiment d'infanterie, défile pour la première fois.

- En 1915 : le défilé militaire se déplace du Champs-de-Mars aux Champs-Elysées.

- En 1919 : c'est le défilé de la victoire qui réunit, sur les Champs-Elysées, les forces des pays alliés.

- En 1936 : après le défilé militaire, un million de personne défile à l'appel des organisations syndicales.

- De 1939 à 1945 : dans le Paris occupé, la journée n'est pas célébrée. Le 14 juillet 1940, à Londres, le général de Gaulle réitère ses appels à la résistance. En juillet 1945, on célèbre la Libération partout en France.

dimanche 12 juillet 2009

Berlusconi "désolé" des accusations de "goujaterie" envers Carla Bruni


Carla Bruni-Sarkozy avait été accusée par un journal italien de "déserter, sans honte, toutes les rencontres" du G8 et de faire preuve d'un "snobisme puissance X". Le journal appartient à la famille du Cavaliere.

Silvio Berlusconi est très "contrarié et désolé" des propos qui ont été tenus à l'égard de Carla Bruni-Sarkozy (Sipa) Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi s'est dit "contrarié et désolé", samedi 11 juillet, après que le journal de sa famille, Il Giornale, a accusé Carla Bruni-Sarkozy de "goujaterie".Il Cavaliere s'est dit "très contrarié et profondément désolé lorsque l'on (l)'a informé sur les articles publiés dans les quotidiens italiens, dont Il Giornale, contenant des jugements offensants concernant Mme Carla Bruni, l'épouse du président de la république française".Déplorant ces commentaires "déplacés", il a réitéré "son estime et son amitié" à Carla Bruni et à son mari, Nicolas Sarkozy.
"Snobisme puissance X"Il Giornale avait accusé vendredi Carla Bruni-Sarkozy de "goujaterie", pour avoir "snobé" les rendez-vous organisés en Italie pour les épouses des dirigeants du G8, dont une rencontre avec le pape."Mme Sarkozy a déserté, sans honte, toutes les rencontres", écrivait le journal de la famille du chef du gouvernement italien.Le quotidien avait précisé qu'il était nécessaire "de dire à la 'première dame' (en français dans le texte) que le snobisme à la puissance X (…) s'appelle la goujaterie". (Nouvelobs.com)
Source: Le nouvel observateur (http://hebdo.nouvelobs.com)

jeudi 9 juillet 2009

Les profs ont-ils le droit de désobéir?






INTERVIEW
En «résistance pédagogique», plusieurs enseignants passent en conseil de discipline pour leur refus d'appliquer les réformes Darcos. Que risquent-ils? Antony Taillefait, spécialiste du droit de la Fonction publique, apporte son expertise.
Recueilli par MARIE PIQUEMAL





Cette semaine, deux professeurs des écoles passent en conseil de discipline parce qu'ils refusent d’appliquer certaines réformes Darcos qu’ils jugent nuisibles pour les élèves.
Que risquent ces fonctionnaires «désobéisseurs»? Que prévoit la loi? L’agent public est-il plus protégé qu’un salarié du privé? Les réponses d’Antony Taillefait, doyen de la faculté de droit de l’université d’Angers et auteur du précis Droit de la fonction publique (Dalloz).Un fonctionnaire a t-il le droit de désobéir?La loi du 13 juillet 1983 est très claire : «Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées» (article 28). Il n’appartient pas à un agent public de discuter les ordres. Il n’a pas le droit de désobéir, sauf dans trois hypothèses prévues par la loi.
- «Dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public.» En pratique, il est rare que ces deux conditions soient réunies. On compte une petite vingtaine de cas depuis 1945, pas plus. L’exemple caricatural: le principal du collège qui demande à son conseiller d’éducation de frapper un élève.- Le fonctionnaire peut aussi faire usage de son «droit de retrait» quand il encourt un «danger grave et imminent pour sa vie ou pour sa santé». Là aussi, la jurisprudence est stricte. Les profs de Jussieu ont pu exercer leur droit de retrait à cause de l’amiante. En revanche, le juge a refusé le droit de retrait à un prof qui refusait de faire cours après l’agression d’un de ces collègues. -Enfin, le fonctionnaire est autorisé à désobéir en cas de harcèlement moral… à condition d’en apporter la preuve, ce qui est loin d’être simple. En l’espèce, que risquent ces profs en «résistance pédagogique» contre des réformes jugées «absurdes» et contraire à l’intérêt de l’enfant? Sur le plan juridique, c’est un refus d’obéissance caractérisé. Ces professeurs s’exposent donc à des sanctions sévères pouvant aller jusqu’à la révocation.
Mais seul l’inspecteur d’académie a le pouvoir d’engager des poursuites disciplinaires. Il a un pouvoir discrétionnaire en la matière, et peut par exemple estimer que sanctionner un prof est de nature à déstabiliser le corps professoral. Certains enseignants échappent ainsi à des sanctions…Existe-t-il des précédents où des profs sont sanctionnés pour refus d’obéir ? Oui, plein. Il faut le savoir, la désobéissance est le principal motif de sanction des fonctionnaires. En refusant d’appliquer la loi, les enseignants risquent gros. J’ai plusieurs exemples en tête, comme ce prof qui faisait cours sur la pelouse en guise de protestation et qui a été condamné à six mois de suspension du droit d’exercer et six mois avec sursis. Le prof sanctionné a t-il un droit de recours ? Oui. La procédure est très encadrée. L’inspecteur d’académie engage les poursuites en saisissant le conseil de discipline, composé à parité de représentants de l’administration et des organisations syndicales.
La procédure est très codifiée, le conseil fonctionne un peu comme un tribunal avec des règles strictes. Le conseil entend tour à tour le professeur visé et son avocat. Puis, émet un avis de sanction. L’inspecteur d’académie conserve son pouvoir d’appréciation, c’est lui qui prononce la sanction. S’il ne suit pas l’avis du conseil de discipline, il doit le justifier. Un fonctionnaire qui désobéit est-il plus protégé qu’un salarié dans une entreprise ?
Non, juridiquement, l'agent et le salarié sont dans la même situation même si on ne peut pas vraiment comparer. Les intérêts en jeu ne sont pas du tout les mêmes. D’un côté, l’employeur raisonne en fonction des intérêts de son entreprise. Si un salarié ne fait pas son travail, l’impact sur la productivité est immédiat, la sanction aussi. Dans la fonction publique, c’est l’intérêt général qui est en jeu. En clair, un inspecteur d’académie ne peut pas fermer une école comme un entrepreneur met la clef sous la porte…

Source: Libération (http://www.liberation.fr/)

En route!!


Barcelone-Paris.....en train. Estació de França: 08.45. Perpignan: 11.43.

Le TGV Perpignan-Paris est économique si on l'achète à l'avance. Le trajet a une durée de 5 heures. Pour plus de renseignements, contactez le site officielle de la SNCF (Societé Nationale des chemins de fer français)

mardi 7 juillet 2009

Travail du dimanche, un projet encore plus régressif


Et de quatre. Depuis la fin 2008, c’est la quatrième fois que le gouvernement, sur injonction du président de la République Nicolas Sarkozy, tente de faire adopter à l’Assemblée nationale une proposition de loi sur le travail du dimanche. Et ce, malgré l’opposition très forte des élus de la gauche mais aussi, et c’est la raison des reculs successifs depuis 2008, de fortes réticences chez nombre d’élus de la majorité. L’entêtement vire à l’obsession chez Nicolas Sarkozy… Le président tente désormais de se montrer rassurant pour réussir à faire adopter un texte très controversé. Dimanche, Henri Guaino, conseiller spécial de l’Élysée, a juré qu’il ne fallait « pas laisser croire que l’on va faire travailler tout le monde le dimanche ». Il reprend ainsi la litanie de ceux qui expliquent que le texte présenté cette fois-ci aurait une portée « limitée », ce que toute la gauche et les syndicats contestent.
Députés convoqués à l’Élysée
Pour lui donner une chance de n’être pas une fois de plus repoussé, la proposition de loi visant à assouplir les règles du repos dominical est examinée en procédure accélérée (une seule lecture) et dans un temps limité, jusqu’à samedi (du fait du nouveau règlement lié au changement constitutionnel de juillet 2008 et combattu par la gauche). C’est Richard Maillé, député UMP des Bouches du Rhône, département ou se situe la zone commerciale de Plan de campagne championne des ouvertures dominicales illégales, qui a, au nom de son groupe, déposé cette énième version. Lors des débats préalables en commission des affaires sociales, il a tenté de masquer les aspects régressifs de son texte en affirmant contre toute évidence, « qu’il ne s’agit pas de remettre en cause le principe du repos le dimanche, ni de l’étendre à l’ensemble du territoire nationale ». Il a aussi insisté sur le renoncement du gouvernement à faire passer de cinq à huit le nombre de dimanches ou des ouvertures exceptionnelles peuvent être autorisés par les maires. La majorité espère ainsi rallier les suffrages de ses propres troupes. Il y a un mois, cinquante députés de droite signaient un texte s’opposant au travail du dimanche. Aujourd’hui certains d’entre eux co-signent pourtant la nouvelle version. C’est dire si les pressions sont fortes. L’Elysée veille au grain. Les responsables de la majorité sont convoqués aujourd’hui à l’Élysée. A droite, le tangage est toujours de mise. Ainsi Pierre Méhaignerie, président UMP de la commission des affaires sociales, considère que « faire croire que tous les salariés qui travailleront le dimanche seront payés double est une grosse bourde… ». Par ailleurs les députés de la majorité siégeant à la commission des affaires sociales semblent, pour certains, découvrir la pertinence des critiques des députés de gauche contre ce texte. Auraient-ils été trompés à l’insu de leur plein gré ?
Pire que les précédentes versions
De fait, les députés de gauche ont, au cours de ces réunions soulevé des lièvres. Martine Billard, députée Verts de Paris, fait le constat que « nombre d’élus de droite ont été trompés, ils n’ont pas vu que, la notion de repos par roulement étant de droit, c’était la fin du repos du dimanche, ils ont été déstabilisés ». Elle ajoute : « ce texte est bien pire que les précédentes versions » Ce que confirme pour sa part Christian Eckert, député (PS) de Meurthe-et-Moselle : « Nicolas Sarkozy a vendu à ses députés un texte à minima, nous démontrons que celui-ci risque de banaliser, à terme et sur tout le territoire, le travail du dimanche ». Pour lui sont touchés « non seulement tous les salariés du commerce mais ceux des transports et demain, qui pour favoriser les courses le dimanche, les crèches…. » et de conclure « c’est un véritable enjeu de société qui est posé ». Pour Roland Muzeau, député communiste, il s’agit « preuve à l’appui « de montrer » que, contrairement à ce que dit le gouvernement, « cette proposition supprime dans les zones touristiques le caractère volontaire du travail du dimanche, l’obligation du doublement du salaire et du repos compensatoire ». Cinq cent zones sont aujourd’hui concernées, elles pourraient être 5 à 6000 demain sur simple demande des villes et décision des préfets. Des millions et des millions de travailleurs pourraient alors être concernés. Un risque qui fait se mobiliser, à l’Assemblée nationale, les députés de gauche tout au long de la semaine.

Max Staat

lundi 6 juillet 2009

Nouvelle ligne de train au Maroc







Le train Nador-Taourirt, enfin sur les rails
Lematin.ma



Plus d'une heure de trajet à bord du taxi ou bus avec tout le désagrément et l'inconfort qui en découlent : c'est ce que devaient affronter les Nadoris, des années durant, pour atteindre la gare de Taourirt (+100 km), où ils empruntaient le train pour se rendre au centre du Royaume.

Depuis mercredi, la ville de Nador est désormais connectée au réseau ferroviaire national et dispose d'une gare moderne dotée, au bonheur des voyageurs, de toute l'infrastructure requise.En effet, la mise en service de la ligne ferroviaire Nador-Taourirt, inaugurée mercredi par S.M. le Roi Mohammed VI, tombe à point nommé d'autant plus que la région connaît une croissance économique importante, ce qui contribuera à transformer la province en général en plate-forme industrielle de premier ordre au niveau national et régional.A la veille du départ du premier train (jeudi à 6 h45 mn), des dizaines de voyageurs ont commencé à affluer vers la nouvelle gare de Nador pour se procurer leurs billets et prendre part au premier voyage au départ de cette gare, véritable joyau architectural.Jeudi, jour de la mise en service effective de la ligne, l'Office national des chemins de fer (ONCF) propose un prix promotionnel de 20 dirhams pendant toute la période de lancement pour ce trajet de 110 km, dans le but de permettre aux différentes franges de la société de découvrir les prestations offertes par le train et prendre goût à ce moyen de transport qui, de l'avis de certains, encouragera les Nadoris à voyager plus.«C'est une bonne chose que notre ville soit liée au réseau ferré national.Le train va nous faciliter le déplacement», a affirmé Mohamed Aghmet, un voyageur rencontré à la gare Nador-ville.«Côté bien-être, le train demeure le moyen de transport le plus prisé pour les longues distances. Nous souhaitons que les cabines soient dotées de tous les équipements nécessaires pour le confort des citoyens», dit Farid Mrabet, un autre voyageur participant au premier voyage au départ de la gare de Nador.Quelque 700.000 voyageurs utiliseront chaque année cette nouvelle ligne, selon des chiffres de l'ONCF qui fait état d'horaires pratiques à raison de trois départs par jour mis en correspondance à Taourirt avec les trains de ligne vers Oujda, Fès, Casablanca et Tanger et un service de voiture lit pour les trains de nuit.Par ailleurs, 1,5 million de tonnes de marchandises diverses devraient être acheminées chaque année via cette ligne.Un projet a forte valeur ajoutée économiqueRevêtant un caractère structurant, cette nouvelle ligne, visant à compléter les dessertes déjà installées, assurera par ailleurs la connexion du port stratégique de Nador, qui canalise toute l'activité économique de la région, au réseau national. Elle va permettre également de faciliter les échanges commerciaux inter-régions mais aussi internationaux.On évoque également l'apport considérable de cette nouvelle ligne pour le transport des marchandises, particulièrement les produits miniers (réduction des délais et du coût de transport).En effet, avec sa population de près de deux millions d'habitants, dont 87% se trouvent concentrés au Nord entre Nador, Oujda et Taourirt, ses richesses minières qui ont atteint 33% de la production minière nationale hors phosphate, en l'an 2000 avec un volume de marchandises d'environ 1,5 million de tonnes qui transitent annuellement par le port de Nador, l'Oriental constitue une région potentiellement captive pour le transport ferroviaire.Pour l'Office national des chemins de fer, la connexion du port de Nador au réseau ferroviaire national devra également contribuer à la valorisation de la région de l'Oriental, au développement de l'exploitation des produits miniers et agricoles de cette région et à desservir la Société nationale de sidérurgie (Sonasid)

samedi 4 juillet 2009

Obama pousse sa réforme de l'assurance-maladie

Le coût d'une couverture médicale universelle est estimé à au moins 600 milliards de dollars, provoquant l'opposition des républicains et l'embarras des démocrates.

Barack Obama fait de la réforme de l'assurance-maladie une question de principe (c'est «un impératif moral», dit-il) et une question de bonne gestion (les frais de santé représentent «90 % de la hausse des coûts des programmes sociaux»). Le président américain laisse au Congrès le soin d'en négocier le détail, mais il veut cette réforme - et vite.

La Maison-Blanche a déployé ses armes de campagne permanente : deux messages présidentiels, des entretiens accordés aux médias nationaux et, au début de la semaine, un «forum» sur la réforme dans la banlieue de Washington. Les questions du public ont permis au président de recadrer les éléments clés de son projet : assurance pour tous, avec la création d'une option publique ; élimination de la clause dite de «la condition préexistante» au nom de laquelle les compagnies refusent d'assurer une personne souffrant d'une maladie chronique ou d'un cancer ; promotion de la médecine préventive.

La réforme sera chère, mais l'Administration Obama estime qu'elle permettra d'économiser sur les programmes existants l'équivalent des deux tiers de son coût. Les sommes concernées «sont déjà dépensées pour la santé, dit le président, mais à mauvais escient». Les premiers chiffres publiés par le Congressional Budget Office ont déclenché une polémique sur le coût réel de la réforme (600 milliards de dollars ou près du double sur dix ans ?) et son ampleur (97 % de la population sera-t-elle assurée, ou y aura-t-il toujours des millions de laissés-pour-compte ?)

Vote avant les vacances

Les républicains se sont emparés des estimations les plus élevées pour mener campagne contre la création d'une assurance-maladie publique, avec un certain succès. En effet, si une majorité écrasante d'Américains souhaitent une réforme, le soutien s'étiole dès que le spectre d'un système national, à la canadienne ou à l'anglaise, est évoqué. Ces divisions se reflètent jusque dans les rangs du Parti démocrate, dont l'aile modérée menaçait de rejeter toute création d'un système public de protection. Paradoxe apparent : cette idée est soutenue par de grandes entreprises, comme le géant de la distribution Wal-Mart, qui pourrait ainsi se dégager de l'obligation de fournir une assurance privée à son personnel.

La proposition de Barack Obama vient d'être mise en forme dans une nouvelle version d'un projet de loi présenté jeudi par ses alliés démocrates au Congrès. Le texte, qui doit être débattu avant les vacances parlementaires, vise à garantir que les employeurs offrent l'assurance-maladie à leurs employés ou cotisent pour la création d'une assurance publique, en compétition avec le secteur privé.

Instruite par le fiasco de la réforme diligentée par Hillary Clinton en 1993, l'Administration Obama ne s'investit pas trop dans le débat et, surtout, souligne qu'elle laisse en place les éléments du système actuel, dont une partie de la population est satisfaite. Son but principal est d'inclure dans le système les quelque 50 millions d'Américains qui vivent sans aucune assurance-maladie et qui, en dernier recours, s'adressent aux services d'urgence - une solution coûteuse pour la collectivité. Les programmes fédéraux ne concernent en effet que les personnes les plus défavorisées (Medicaid) ou les personnes âgées (Medicare). Pour les autres, le système repose sur l'employeur ou l'assurance individuelle, mais la hausse vertigineuse des coûts de l'assurance privée (qui ont plus que doublé en dix ans) explique que de plus en plus de patrons disent ne plus pouvoir offrir cet avantage.

New York, Nathalie Mattheiem
03/07/2009 Le Figaro.fr

jeudi 2 juillet 2009

Comment fonctionne la liste noire des compagnies aériennes ?

u-delà du manque de fiabilité de la compagnie Yemenia Airways, l'accident de l'Airbus A310 reliant Sanaa à Moroni, dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin au large des Comores, a indirectement relancé un autre débat : la portée effective de la liste noire instaurée en 2006 dans le domaine aérien. Le commissaire européen aux transports, Antonio Tajani, s'est d'ailleurs personnellement invité dans ce débat, appelant de ses vœux la création d'une liste noire mondiale sur le modèle de celle existant déjà en Europe. Voici quelques clés pour mieux comprendre ce que recouvre le concept de liste noire et ses implications concrètes.
  • Qu'est-ce qu'une liste noire ?

La liste noire des transporteurs aériens est dressée à l'initiative de la Commission européenne, avec le concours de tous les Etats membres de l'UE et de l'Agence européenne de la sécurité aérienne, qui sont tenus de partager toute information susceptible de présenter un intérêt. Une fois acté, le placement sur cette liste entraîne l'interdiction d'exploitation : les appareils de ces compagnies ne peuvent ni décoller, ni atterrir en Europe.

Cependant, comme le rappelle le porte-parole d'Antonio Tajani, Fabio Pirotta, l'objectif n'est pas de sanctionner à l'envi. "La liste noire se veut un outil de protection des passagers. Elle a d'abord un caractère préventif et dissuasif vis-à-vis des compagnies aériennes, notamment sur le plan économique. Quand des problèmes se posent, nous prenons contact avec les compagnies aériennes afin de leur donner en amont une chance de les résoudre", explique-t-il.

  • Quels sont les critères susceptibles d'entraîner le placement sur liste noire ?

Plusieurs critères, "objectifs et transparents", sont susceptibles d'entraîner le placement d'une compagnie aérienne sur liste noire. "Il peut s'agir de problèmes techniques constatés sur certains aéronefs lors d'audits d'inspection, mais aussi de mauvaise gestion de la part d'une compagnie aérienne, c'est-à-dire de son incapacité, ou réticence, à résoudre les manquements constatés", précise Fabio Pirotta. Ces manquements sont définis par le règlement 2111/2005/CE, entré en vigueur en janvier 2006.

Concrètement, cela peut être lié à l'utilisation d'avions mal entretenus, vétustes ou dépassés. Dans tous les cas, ces critères sont basés sur des normes internationales de sécurité aérienne – telles qu'exposées dans la convention de Chicago de 1944 – et demandent des preuves documentées, mesurables et vérifiables. Les mêmes règles s'appliquent à tous les transporteurs aériens, indépendamment de leur nationalité et de leur établissement au sein ou hors de l'UE.

  • Avec quelle fréquence la liste noire est-elle mise à jour ?

La liste noire peut être actualisée à partir du moment où la Commission le juge nécessaire ou à la demande d'un Etat membre de l'UE. En l'absence de sollicitation, un réexamen automatique est effectué tous les trois mois, pour déterminer s'il convient de procéder à des réaménagements. La décision d'interdiction est le fruit d'une évaluation attentive au cas par cas, qui doit respecter les droits de la défense des transporteurs aériens concernés : droit de soumettre des documents qu'ils jugent appropriés pour leur défense ou d'effectuer des présentations écrites ou orales devant le Comité de la sécurité aérienne et la Commission. Elle ne peut être prise sans des consultations approfondies avec l'autorité de surveillance de la compagnie visée et avec le comité d'experts de la sécurité aérienne.

  • La compagnie Yemenia Airways va-t-elle être placée sur liste noire ?
"Il est encore trop tôt pour le dire", souligne Fabio Pirotta, prudent sur cette question. "Nous allons avoir des discussions avec Yemenia Airways pour savoir ce qui s'est passé, mais, en tout état de cause, le fait qu'il y ait accident n'implique pas automatiquement le placement d'une compagnie sur liste noire", tempère-t-il, tout en reconnaissant que, dans le cas présent, "des préoccupations [au sujet de Yemenia Airways] ont été exprimées dès 2007".

Aymeric Janier, avec AFP

La liste noire compte environ 200 compagnies
A ce jour, près de 200 compagnies aériennes issues d'une vingtaine de pays, majoritairement africains, figurent sur la liste noire des transporteurs interdits de vol dans l'Union européenne. Elle devrait être actualisée "dans les prochaines semaines", a annoncé mardi 30 juin le commissaire européen aux transports, Antonio Tajani. Ce dernier a précisé qu'un effort particulier porterait sur "les opérateurs des pays tiers (pays hors UE)".