Autoroutes du Maroc: 20 ans au service du développement du réseau autoroutier
En deux décennies, le Maroc a accompli d'importantes étapes dans le développement d'un réseau autoroutier moderne, ce qui lui a permis d'accéder à une place privilégiée dans ce domaine au niveau régional.
Ce progrès est le fruit d'une politique volontariste de recours au système de péages pour le financement de l'extension des autoroutes. Constituant l'un des leviers du développement économique, le réseau autoroutier actuellement en exploitation s'étale sur 916 km grâce à une accélération du rythme de construction qui est passé de 40 km par an durant la décennie quatre-vingt-dix à 100 km/an puis 160 km/an respectivement durant les première et deuxième moitiés des années 2000-2009. Selon le ministre de l'Equipement et des Transports, Karim Ghellab, le réseau autoroutier nationale doit s'étaler sur 1.800 Km à l'horizon 2015 et relier toutes les villes de plus de 400.000 habitants.
Intervenant lors d'une cérémonie marquant le 20e anniversaire de la création de la Société nationale des autoroutes du Maroc, organisée sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, le ministre a fait savoir que le programme des travaux prévoit le parachèvement des tronçons Marrakech-Agadir et Fès-Oujda respectivement en 2010 et 2011 et le lancement dans les prochains mois des travaux de construction de 384 km comprenant notamment l'autoroute périphérique de Rabat (41 Km) et les tronçons Berrechid-Beni Mellal (172 km), El Jadida-Safi (140 Km) et Casablanca-Berrechid via Tit Mellil.
Source: www.lematin.ma
Identité nationale : la presse mondiale raille "la mauvaise idée de Sarkozy"
Des "charges xénophobes" et une "cacophonie d'accusations énervées". Comme de nombreux titres de la presse internationale, le Los Angeles Times est allé assister à un débat sur l'identité nationale dans une préfecture. Et la correspondante du journal en est ressortie perplexe : "Pour être Français, il faut avoir du sang français", clame ainsi un des participants dans une ambiance de tension, raconte-t-elle.
Une situation qui n'a pas échappé au Washington Post qui titre : "la tension grandit autour des musulmans de France alors que le pays débat sur son identité nationale". Le quotidien américain, qui rebaptise par mégarde l'UMP en Union pour un mouvement patriotique, est allé à Castres rencontrer des musulmans de France au lendemain de la profanation de leur mosquée. Et le journal s'inquiète de "signaux" montrant une France de plus en plus "mal à l'aise avec ses 5 millions de musulmans".
Charles Bremner, éditorialiste au Times de Londres, reprend à son compte le titre sans équivoque de Marianne sur Eric Besson : "L'homme le plus haï de France". Et de recenser la liste des petits noms dont le ministre s'est vu affublé, de Judas à Pierre Laval. "Pour les médias et les intellectuels de gauche, Besson est la parfaite figure de l'idiot flagorneur d'une comédie de Molière." Un rôle qu'il peut continuer à endosser, estime le magazine Time, puisqu'il a toujours le soutien de Nicolas Sarkozy.
UN RISQUE POUR LA DROITE
"Alors que ce débat apparaît douloureux pour la France, il ressemble bien à de l'autoflagellation", avance le NRC Handelsblad. Le journal néerlandais fait remonter les origines de ce débat à la présidentielle de 2002 et rappelle qu'à l'élection suivante, le candidat Nicolas Sarkozy avait promis de s'attaquer à la question pour ne pas la laisser au seul Front national.
Mais ce débat pourrait bien nuire à la droite plus qu'elle ne lui profite, font remarquer certains observateurs internationaux. L'argentin Pagina 12 titre sur "la mauvaise idée de Sarkozy" et présente le chef de l'Etat français comme un chef d'orchestre ayant bien du mal à jouer autre chose que la cacophonie. Pour El País, le débat "court le risque de s'envenimer un peu plus chaque jour et de se transformer en boomerang contre celui qui l'a lancé".
DES PARTENAIRES EXCÉDÉS
Souvent, les réactions de la presse internationale relèvent de la déception à l'égard de la France. Ainsi le Malaysian Insider, qui établit un lien direct entre le débat sur l'identité nationale et le débat sur la burqa, joue la pédagogie avec ses lecteurs, en majorité musulmans. Il explique que l'Europe connaît depuis longtemps des lois régissant les religions, "mais jusqu'ici ces mesures s'attaquaient à des points bien précis et à des problèmes existants, alors que la nouvelle fournée de mesures européennes est basée sur des mythes". L'écrivain Iman Kurdi dans le journal émirati Khaleej Times estime que l'identité nationale française est peut-être mise en péril, mais plus "par les Starbucks et McDonald's" qui fleurissent à Paris, que par les jeunes musulmans.
Même dépit du côté des journaux africains francophones. "Le racisme s'invite dans le débat officiel", avance le portail panafricain Afrik.com. Et de citer un florilège de contributions au site officiel du grand débat. Barka Ba, le rédacteur en chef du quotidien sénégalais Kotch s'est emporté après les propos de Nadine Morano sur les "jeunes musulmans". "Il y a quelques années, l'auteur de tels propos aurait immédiatement été obligé de rendre son tablier", écrit-il dans un édito repris par le journaliste Pierre Cherruau sur son blog.
Enfin, Modou Mamoune Faye feind de s'étonner dans le journal sénégalais Le Soleil : "En France où il existe un ministère de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale, certains politiques ne semblent pas avoir pris conscience de la marche irréversible de l'humanité vers un monde où les cultures, les peuples et les nations vont de plus en plus s'imbriquer, se mélanger et se métisser."
Source: Antonin Sabot(www.lemonde.fr)
Copenhague proche du fiasco
Le projet d'accord a minima négocié vendredi soir est rejeté par plusieurs pays en développement. La conférence de l'ONU sur le climat est dans l'impasse.
La grande réunion organisée dans la capitale danoise dans l'espoir d'aboutir à un pacte contraignant après deux années de discussions marathon risque de s'achever par un fiasco malgré la venue, vendredi, de 120 chefs d'Etat et de gouvernement.
Des pays comme le Venezuela, le Soudan ou Tuvalu, un petit Etat insulaire de l'océan Pacifique menacé de disparaître de la surface du globe par la montée du niveau des eaux, ont affiché leur hostilité à un texte mis au point in fine par les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud et le Brésil.
L'accord doit obtenir l'aval de l'ensemble des 193 pays participant à la conférence pour devenir un pacte de l'ONU
Les opposants à ce projet, dont les principaux points sont de réaffirmer l'objectif de limiter la hausse des températures à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle et d'offrir la perspective de 100 milliards de dollars d'aide annuelle aux pays pauvres à partir de l'année 2020, le jugent trop vague et insuffisant.
Aucun objectif chiffré contraignant à 2020 ou 2050, pas de calendrier pour la signature d'un traité, les ONG ont dénoncé l'indigence du document.
"Cette déclaration ne vaut pas la feuille de papier sur laquelle elle est écrite. Et les coupables le savent bien, qui se sont vite enfuis en avion, chez eux, la honte au front", a réagi Greenpeace dans un communiqué.
Lors d'une séance nocturne de discussions marquée par de vifs échanges, un délégué soudanais a assimilé ce plan à un Holocauste pour l'Afrique, condamnée selon lui à subir des inondations, sécheresses et autres catastrophes irréversibles.
"C'est une solution fondée sur les mêmes valeurs qui ont conduit six millions de gens en Europe dans des fours", a déclaré Lumumba Stanislaus Di-aping, s'attirant une réaction outrée du négociateur suédois Anders Turesson, pour qui cette allusion est "absolument détestable".
"CE N'EST PAS PARFAIT"
Le ministre britannique de l'Environnement, Ed Miliband, a souligné que l'institution onusienne traversait un "moment de crise profonde".
Comme lui, les pays de l'Union européenne, le Japon et un représentant de l'association des Etats insulaires Aosis ont exhorté les délégués à approuver le projet, même s'ils ont été écartés des ultimes tractations.
"Il existe un vrai danger de voir ces discussions (sur le climat) subir le même sort que les négociations commerciales et d'autres discussions multilatérales", a souligné le président des Maldives Mohamed Nasheed.
L'Union européenne elle-même ne s'est résolue à soutenir l'accord qu'avec réticence, à l'image de la chancelière allemande Angela Merkel qui a parlé d'une "décision difficile".
Le texte ne reprend ni l'objectif global de réduction des émissions de CO2 de 50% d'ici 2050, rejeté par la Chine et l'Inde, ni l'idée d'une Organisation mondiale de l'Environnement - deux points défendus jusqu'au bout par les Européens.
Lors d'une conférence de presse, Nicolas Sarkozy s'est déclaré déçu par ces deux absences. Il a néanmoins jugé "positif" l'accord de Copenhague, même s'il "n'est pas parfait".
Il a fait valoir que les 192 pays participants avaient accepté de prendre par écrit des engagements sur leurs objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2015-2020, qui seront annexés à la déclaration politique.
"La totalité de ces engagements chiffrés sera présentée au mois de janvier", a assuré le président français.
RÉVISION EN 2015
Faute d'une instance internationale chargée de vérifier leur mise en oeuvre, chaque pays s'engage à adapter sa législation nationale pour la rendre conforme à ces engagements.
Le président américain Barack Obama qui a réussi, comme la Chine et l'Inde, à faire prévaloir ses positions restrictives sur les ambitions européennes, a estimé que ce n'était qu'une étape. "Il nous faut aller beaucoup plus loin", a-t-il dit.
Seule la Chine, premier pays pollueur de la planète, s'est félicitée d'un résultat positif. "Tout le monde devrait être satisfait", a déclaré le chef de sa délégation Xie Zhenhua.
Le projet de déclaration reprend l'idée d'un fonds de 10 milliards de dollars par an en 2010-2011-2012 pour faire face aux besoins des pays pauvres et sur la nécessité de porter cette aide à 100 milliards de dollars par an à partir de 2020.
L'Union européenne et les Etats-Unis souhaitent que le projet d'accord de Copenhague soit transformé en traité, un instrument juridique contraignant, en 2010.
Angela Merkel organisera une conférence à Bonn dans six mois pour préparer la prochaine conférence internationale sur le climat, dans un an, à Mexico, a précisé Nicolas Sarkozy, selon qui une révision des décisions de Copenhague est prévue en 2015.
Source: www.lexpress.fr
Que révèle l'agression de Silvio Berlusconi?
Un psychiatre et un psychanalyste ont répondu aux questions de LEXPRESS.fr au sujet de l'agression de Silvio Berlusconi et de ce qu'elle révèle.
Ce qu'on peut dire de l'agresseur et de son acte
Pour Roland Gori, psychanalyste, si l'agresseur de Silvio Berlusconi est effectivement un individu atteint de troubles psychiques graves. "On peut être alors dans une logique de rêve éveillé. L'agresseur accroche au nom ou à la figure de la personne dans son propre scénario." Roland Coutanceau, psychiatre et criminologue, précise que ce type d'agression est "beaucoup plus propice à un déséquilibré qu'à un fou, qui a son délire propre."
Cependant, "on ne peut rien dire de vrai sans la parole de cette personne", nuance Roland Gori. Les deux professionnels se refusent à émettre davantage que des hypothèses. Car, pour Roland Coutanceau, "seule l'évaluation de la part d'experts et le récit de cet individu pourra expliquer ses motivations et le pourquoi de son geste.".
L'incidence du climat social sur ce type d'actes?
"L'acte peut n'avoir aucun rapport avec le climat socio-politique, notamment si la logique de l'agresseur s'inscrit dans une logique délirante. Mais certains malades mentaux sont sensibles à des climats latents de violence et de tensions." "Lorsqu'il y a un parfum un peu flottant de violence et de tensions, cela peut aimanter un passage à l'acte. Comme lorsqu'il y a un climat de chasse à l'homme." explique Roland Coutanceau.
Pourquoi Berlusconi?
"Les personnalités politiques sont les crieurs publics que chacun a sur sa scène. Berlusconi est quelqu'un qui a pour habitude de s'exhiber et de tenir des propos obscènes (au sens étymologique)" explique Roland Gori. "Cet acte est peut-être révélateur d'un désespoir politique. Cela arrive lorsqu'il n'y a plus de relais politiques pour exprimer une opposition ou un désespoir."
Mais selon Roland Coutanceau, "ce n'est pas l'apanage de Berlusconi, toutes les personnalités politiques sont des catalyseurs pour des personnalités aussi troubles."
On se souvient de Richard Durn et de la tuerie lors d'une séance du conseil municipal de Nanterre en 2002. De même, Maxime Brunerie et sa tentative d'assassinat sur Jacques Chirac en 2002 avec une carabine. Ainsi que Le coup de couteau dont fut victime Bertrand Delanoë en 2002 lors de la Nuit blanche, etc.
Ce qui est frappant dans cet acte
Pourquoi a-t-il visé la bouche? Que ne pouvait-il plus entendre?
Pour Roland Gori, deux détails sont particulièrement troublants: "Le fait qu'il l'ait frappé au niveau de la bouche. Qu'est-ce qu'il ne pouvait plus entendre? Il a très bien pu frapper au hasard, mais la question se pose, pourquoi la bouche?"
Deuxième chose, "le choix d'une statuette, pourquoi? Y a-t-il une valeur symbolique ou était-ce tout simplement le plus pratique?" L'agresseur a en effet utilisé une reproduction miniature de la cathédrale de Milan, l'un des symboles architecturaux de la ville où Berlusconi était venu assurer un meeting.
Peut-il y avoir une volonté d'imitation?
"On ne peut pas exclure une imitation. Surtout aujourd'hui que les faits divers sont le pain quotidien du journalisme. Mais ce n'est pas automatique, bien heureusement." répond Roland Gori. On pense tout de suite à l'agression dont à été victime le professeur Delajoux, le médecin qui a opéré Johnny Hallyday. "On peut imaginer que ça découle du même procédé."
Quant à l'agresseur, ils le répètent, "on ne saura rien tant que celui-ci ne s'explique ni ne se raconte."
Source: www.lexpress.fr
Silvio Berlusconi après son agression : "Je suis encore là, et ils ne m'arrêteront pas"
Silvio Berlusconi devait rester en observation à l'hôpital San Raffaele de Milan, lundi 14 décembre, après l'agression dont il a été victime, la veille, dans la capitale lombarde, après un meeting. Un homme de 42 ans, Massimo Tartaglia, suivi depuis une dizaine d'années pour des problèmes psychiatriques et sans antécédents judiciaires, a lancé une reproduction miniature du dôme de Milan au visage du président du conseil. Selon un premier bilan, M. Berlusconi a perdu des dents et souffre d'une fracture du nez. Son agresseur a été arrêté. Le chef de l'exécutif avait été victime d'une agression sans gravité en janvier 2005, à Rome.
Les proches de Silvio Berlusconi ont voulu faire du geste de Massimo Tartaglia - condamné par tous les bords politiques - la conséquence de la "longue campagne de haine" conduite contre le chef du gouvernement. Pour Ignazio La Russa, ministre de la défense, "quand on se permet de haïr et de criminaliser quelqu'un, il n'y a qu'un pas de la parole aux faits".
De fait, le climat politique est extrêmement tendu en Italie. Depuis le printemps et la révélation dans la presse de scandales touchant à la vie privée du "Cavaliere", le débat public tourne quasi exclusivement autour des problèmes personnels, politiques et judiciaires du premier ministre.
La perte de son immunité judiciaire, la réouverture de deux procès à Milan où il doit faire face à l'imputation de corruption et de fraude, les tensions dans la majorité ainsi que les déclarations d'un mafieux repenti accusant le président du conseil de liens avec Cosa Nostra l'ont conduit à user d'un ton de plus en plus violent et provocant à l'encontre de la presse, des magistrats et de l'opposition, accusés de "menées subversives".
Dimanche à Milan, M. Berlusconi entendait répondre aux 350 000 manifestants qui, la semaine précédente à Rome, avaient réclamé sa démission. Il a pris pour cible la gauche qui sème "la haine et l'envie", les médias qui répandent "mensonges et calomnies" et les "juges politisés". Interrompu un instant par une vingtaine de contestataires qui l'ont traité de "bouffon", M. Berlusconi les a fait conspuer par la foule en répétant : "Honte à vous !" "La gauche veut faire de moi un monstre, a-t-il dit. Mais je ne suis pas un monstre parce que je suis beau et que je suis un bon garçon." Jeudi, à Bonn, lors d'une réunion du Parti populaire européen (PPE), il s'était vanté d'être, "heureusement pour l'Italie", un premier ministre "qui a des c... "
Selon les agences de presse italiennes, M. Berlusconi a exprimé son "amertume" après l'agression. "Tous devraient comprendre qu'il n'est pas possible d'outrager le président du conseil. Il en va de la défense des institutions. Mais je suis encore là, et ils ne m'arrêteront pas."
Source: www.lemonde.fr
En Espagne, M. Zapatero tente d'éviter la querelle du crucifix dans les écoles
Le retrait des crucifix des écoles n'est pas à l'agenda du gouvernement." En quelques mots, José Luis Rodriguez Zapatero a éteint, au moins provisoirement, l'incendie déclenché, mercredi 2 décembre, par une initiative parlementaire du petit parti de gauche Esquerra republicana de Catalunya (ERC, indépendantiste).
Les députés catalans, appuyés par ceux du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et du Parti nationaliste de Galice (BNG), demandaient que l'Espagne applique un récent arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg (CEDH) condamnant l'Italie à retirer les symboles religieux des salles de classe publiques.
Le chef du gouvernement espagnol a donné rendez-vous à l'opinion pour plus tard, quand serait discutée la future loi sur la liberté religieuse, une réforme de la laïcité qui faisait partie, en 2008, du programme électoral socialiste, mais pour laquelle aucune date n'est encore avancée.
Le soutien des parlementaires socialistes à l'initiative d'ERC a d'ailleurs été interprété par la presse espagnole comme un "message interne" au PSOE, destiné à accélérer la préparation de cette fameuse loi. Le gouvernement, aux prises avec la crise économique, n'est pas pressé d'affronter à nouveau les milieux conservateurs et l'Eglise sur ce sujet brûlant. "Si nous devions incorporer cette jurisprudence européenne à notre projet de loi, nous chercherions toujours le plus grand consensus possible avec toutes les forces politiques", a expliqué prudemment le ministre de la justice, Francisco Caamano.
Son collègue chargé de l'éducation, Angel Gabilondo, a donné une idée de la quadrature du cercle qui attend le législateur, puisque la loi devra tenir compte de l'article 16 de la Constitution qui établit la nature "non confessionnelle" de l'Etat et "les croyances religieuses de la population espagnole".
Sitôt connue, la proposition de la commission parlementaire de l'éducation avait provoqué une virulente réaction du Parti populaire (PP, droite), du milieu associatif catholique et, surtout, de la hiérarchie de l'Eglise espagnole.
COMME EN ITALIE
Pour le président de la Conférence épiscopale, Mgr Antonio Maria Rouco Valera, le retrait des crucifix des écoles publiques reviendrait à "priver les familles et les enfants espagnols de pouvoir voir le signe le plus fondamental et caractéristique de leur foi, une foi qui a configuré leur histoire personnelle, celle de leur famille et de leur peuple".
Le gouvernement espagnol a promis d'évaluer "quel degré d'exigence contient la sentence de Strasbourg pour les Etats membres". Il pourrait se retrouver lui-même dans le collimateur des magistrats de la CEDH, puisqu'un tribunal de Valladolid (Castille-Léon), saisi par un parent d'élève, a ordonné en 2008 à un collège public de retirer les crucifix de ses salles de cours. Le gouvernement régional ayant fait appel, le cas pourrait suivre le même parcours que la plainte de la mère de famille de Padoue qui a provoqué la condamnation de l'Italie.
Source: www.lemonde.fr
24 heures pour «montrer que le pays fonctionne avec les immigrés»
Un nouveau collectif appelle les Français issus de l'immigration et tout «citoyen solidaire» à cesser le travail le 1er mars pour faire prendre conscience de l'apport de l'immigration à la vie économique.
Imaginez. Un lundi comme un autre, mais quelque chose dans l'air qui ne tourne pas rond. Plus grand-chose ne tourne, en fait: les premiers métros sont vides, les hôpitaux désertés par les soignants, les amphis en mal de profs, les chantiers à l'arrêt, les bistros sans cuisiniers, les réunions dépeuplées, les garages fermés... La France en berne. Ce jour-là a une date, le 1er mars 2010. Vingt-quatre heures «sans immigrés» à l'appel d'un nouveau collectif, «24h sans nous». «Nous» valant pour les étrangers vivant en France, les Français nés à l'étranger, ou de parents étrangers, mais aussi «tous ceux qui veulent protester contre la politique d'immigration».
Mot d'ordre: cesser le travail et tout acte de consommation durant 24 heures. Pas de grand défilé prévu, mais des rassemblements dans des «lieux symboliques», des «déjeuners républicains», des concerts... Pourquoi le 1er mars? Parce que ce sera le cinquième anniversaire de l'entrée en vigueur du Ceseda (Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) qui institue l'immigration choisie.
«Tous les secteurs sont concernés»
Faire prendre conscience de la présence des immigrés en organisant leur absence. Montrer, s'il le fallait, que l'immigration fait tourner le pays. L'idée, inspirée par une journée sans Latinos il y a deux ans aux Etats-Unis contre un projet de loi sur l'immigration, a germé dans les têtes du petit groupe en septembre, au lendemain de la malheureuse blague arabo-auvergnate d'Hortefeux – pour mémoire: «Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y a en a beaucoup qu'il y a des problèmes.»
Le collectif, constitué en association, ne s'attendait pas à être si bien servi par l'actualité depuis: débat sur l'identité nationale, deuxième vague de grève de travailleurs sans-papiers, projet de loi ad hoc... Rejoint par des associations, il compte, pour l'heure, près de 5000 anonymes qui pour beaucoup ont adhéré via Facebook.
«Notre ambition est de porter un changement de regard sur l'immigration. Montrer que les immigrés sont une richesse, que nous participons à la vie du pays et que le pays fonctionne avec nous», exposait ce matin Nadia Lamarkbi, la présidente du collectif, une journaliste franco-marocaine. «Nous nous plaçons sur le terrain économique parce que tous les secteurs sont concernés. En France, un logement sur deux a été construit par des immigrés. 10% des chefs d'entreprise sont immigrés».
Sarkozy aussi
Accueilli pour sa présentation dans la salle de presse de l'Assemblée nationale, par l'entremise de Daniel Goldberg, député PS de la très diverse Seine-Saint-Denis, le collectif se défend de tout communautarisme: «Notre mouvement est fédérateur. On ne donne pas une ligne de conduite, on veut marquer les esprits. Que Monsieur tout le monde constate, le 1er mars, qu'il lui manque quelqu'un.»
Encore au premier stade des préparatifs, le collectif est conscient des difficultés: comment toucher suffisamment large pour que la démonstration soit parlante? Comment appeler à une journée sans travail quand, dans bien des secteurs, se mettre en grève signifie s'exposer à des pressions ? Ou tout simplement quand chaque euro gagné compte? «Nous discutons en ce moment avec les syndicats pour voir comment faire», répond sans plus de commentaires Nadia Lamarkbi.
«Surprise» par l'écho rencontré sur internet et auprès de la dizaine de comités locaux, elle y croit : «Chaque jour, de plus en plus de gens nous disent qu'ils sont prêts à 100% à perdre une journée de travail pour retrouver leur dignité.» Le collectif n'a pas oublié dans la liste des invités Nicolas Sarkozy, fils d'immigré, qui recevra une lettre l'enjoignant à rester bien tranquille le 1er mars dans ses appartements de l'Elysée.
Source: www.liberation.fr
Roumanie : le second tour de la présidentielle opposera M. Basescu et M. Geoana
Les Roumains se sont rendus aux urnes, dimanche 22 novembre, dans l'espoir de trouver une solution politique à la crise économique qui frappe de plein fouet leur pays. Vingt ans après la chute du régime communiste et presque trois ans après l'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne le premier tour de l'élection présidentielle a déchaîné les passions. Selon les premières estimations, Traian Basescu, le président sortant qui brigue un deuxième mandat, a obtenu 34 % des suffrages.
L'ancien capitaine de vaisseau, âgé de 58 ans, s'est qualifié pour le deuxième tour qui aura lieu le 6 décembre. Il devra affronter Mircea Geoana, le chef de file des socialistes, crédité de 32 % des voix.
Si ce dernier ne possède pas le charisme de Traian Basescu, il a derrière lui le poids du Parti social-démocrate, héritier de l'ancien Parti communiste. "Le 6 décembre, nous allons vaincre ensemble, a-t-il déclamé devant ses supporters à l'issue du scrutin. C'est là que commencera le travail le plus dur : il faudra unir le pays, après cinq ans de scandales et de désunion."
Le président sortant bénéficie de son côté du résultat positif au référendum qu'il a soumis aux Roumains. Celui-ci visait à réduire le nombre des parlementaires accusés de corruption et à passer d'un Parlement bicaméral à un Parlement monocaméral.
La première surprise de cette élection est le taux de participation de 53,5 % qui dément les pronostics pessimistes émis avant le scrutin. La deuxième surprise est le bon résultat du troisième candidat, Crin Antonescu, chef du Parti national libéral, qui aurait récolté 22 % des suffrages. Ce résultat inattendu lui permettra de peser sur la formation du futur gouvernement.
"Dans l'ensemble il s'agit d'un vote très à droite et les hommes politiques devront tenir compte de l'opinion de l'électorat pour constituer le nouveau gouvernement", a affirmé Traian Basescu après le scrutin. Le président sortant laisse présager une alliance avec le libéral Crin Antonescu avant le deuxième tour.
RÉCESSION
Mais, quel que soit celui qui l'emportera, la tâche ne sera pas facile. L'enjeu majeur de cette élection est le règlement de la crise économique que les Roumains attendent depuis l'année dernière, déçus par une classe politique incapable d'en gérer les effets.
Le salaire moyen, qui ne dépasse pas 350 euros par mois, montre que la prospérité espérée n'est pas au rendez-vous. Après une décennie de croissance la Roumanie a plongé dans une récession sévère qui a entraîné une baisse de 8 % du PIB.
L'économie roumaine vit sous perfusion depuis que Bucarest a emprunté vingt milliards d'euros au Fonds monétaire international, à l'Union européenne et à la Banque mondiale. La manne des bailleurs de fonds internationaux s'est tarie il y a un mois lorsque l'opposition a fait tomber le gouvernement centriste du président Basescu. Les organes de financement internationaux ont fermé le robinet en attendant la mise en place d'un nouveau gouvernement.
La priorité du nouveau président sera d'offrir à son pays un gouvernement stable capable de rétablir la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs.
Mirel Bran
Source: www.lemonde.fr
H1N1 : mutation du virus ?
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué vendredi que la Norvège avait détecté une mutation du virus pandémique H1N1 dans trois cas.
"L'Institut norvégien de santé publique a informé l'OMS qu'une mutation avait été détectée dans trois (cas de, ndlr) virus H1N1", explique l'OMS dans un communiqué.
"Les virus ont été isolés à partir des deux premiers cas mortels de grippe pandémique dans le pays et à partir d'un autre patient atteint gravement par la maladie", poursuit le communiqué.
La Norvège, qui compte 4,8 millions d'habitants, a enregistré son premier décès lié au virus de la grippe H1N1 le 3 septembre. Et le 23 octobre, après que la pandémie avait fait 10 morts, les autorités sanitaires du pays avaient préconisé une vaccination en masse.
Dans son communiqué, l'OMS souligne toutefois que les scientifiques norvégiens ont analysé les échantillons de plus de 70 patients atteints du H1N1 et qu'"aucun autre signe de mutation n'a été détecté".
Le virus particulièrement actif dans le nord
L'organisation précise également que malgré cette mutation, le virus "reste sensible aux médicaments antiviraux, l'oseltamivir et le zanamivir" et que les études démontrent que les vaccins actuellement disponibles contre la grippe pandémique "confèrent une protection".
Outre en Norvège, des cas de mutation du virus ont également été détectés depuis avril au Brésil, en Chine, au Japon, au Mexique, en Ukraine et aux Etats-Unis, selon le communiqué de l'OMS.
L'organisation estime toutefois que la "signification de cette mutation" est encore difficile à évaluer en raison du manque d'information et souligne qu'en général les mutations du virus de la grippe "ne modifient pas d'importantes caractéristiques du virus ou de la maladie qu'il provoque".
Pour l'instant, il n'y a pas de preuve indiquant que cette mutation se soit traduite par une augmentation inhabituelle du nombre de malades ou par un plus grand nombre de malades graves ou de cas mortels, selon l'OMS.
Le virus de la grippe H1N1 a fait environ 6.750 morts, soit quelque 500 morts supplémentaires (+8%) en une semaine, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé publié vendredi.
Le continent américain reste le plus durement frappé avec plus de 4.806 morts, suivi de la région Asie-Pacifique (au moins 1.323 décès) et de l'Europe (au moins 350 morts).
En Europe, le virus est particulièrement actif dans le nord, l'est et le sud-est du continent, selon les données de l'OMS.
L'épidémie semble avoir atteint un pic en Islande, Irlande, le Royaume Uni (Irlande du Nord) et la Belgique tandis que les maladies grippales sont en "forte progression" en Serbie, Moldavie, Norvège, Lituanie et Géorgie, ainsi qu'au Bélarus, en Bulgarie, Roumanie et Ukraine.
La grippe est en revanche sur le déclin dans les zones tropicales d'Amérique latine et d'Asie, à l'exception du Pérou et de la Colombie, ainsi que du Sri Lanka.
Source: www.lefigaro.fr
Ma recette simplissime de marrons chauds
Certes, le châtaigner est un arbre méditerranéen qui aime bien l'altitude. En Corse et en Ardèche, par exemple, c'est amusant de constater comme il succède naturellement à l'olivier quand on franchit les 500-600 mètres. Il n'empêche que cette essence s'est très bien acclimatée sous des latitudes bien plus septentrionales, comme l'Angleterre (où il fut introduit par les Romains), ou encore la Normandie, où... je passais mon week-end. Je vais éviter de vous narguer avec mon été indien, la photo parle d'elle-même. Juste vous mettre l'eau à la bouche avec ces quelques marrons qui m'attendaient sagement au pied d'un arbre rougeoyant, encore lovés dans leurs bogues roussies. Là, les chipoteurs ne vont pas tarder à m'écrire en commentaire que je ne devrais pas dire "marron". Je leur réponds d'avance qu'en effet, le marron (rien à voir avec le marron d'Inde des cours d'école) est un gros fruit non cloisonné qui ne comporte qu'une seule amande (on en fait notamment le fameux marron glacé) et que je suis à l'évidence en présence de châtaignes, comportant de 2 à 5 amandes dans une même bogue...
Après le cours de sciences nat, l'atelier cuisine. Je vous livre ma recette de la mort pour faire des super marrons chauds. Vous entaillez chaque fruit avec un couteau pointu (sinon, ils explosent littéralement à la cuisson), vous les disposez directement sur une plaque de cuisson et vous les enfournez une grosse demi-heure à 180°C. Ensuite, l'astuce, c'est de mouiller une vieux journal avec de l'eau, d'y déposer les marrons chauds, de les emmailloter pendant 5 minutes et de s'assoir dessus 10 secondes. Sous la pression et au contact de l'humidité, ils s'éplucheront tous seuls...
Source: www.lexpress.fr
Les deux Corées: réunification presque impossible
Il a dédié sa vie au dialogue entre les deux Corées. Park Jae-Kyu a reçu vendredi le prix du jury de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits. Ancien ministre sud-coréen de la Réunification, Park Jae-Kyu a joué un rôle de premier plan pour faciliter le rapprochement et les échanges entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Cet homme calme et souriant a été l’un des artisans de la Sunshine policy, la «politique du soleil qui brille» que le président sud-coréen Kim Dae-jung avait initiée en 1998.
2,9 millions de dollars pendant dix ans
Park Jae-Kyu reconnaît que cette politique d’ouverture et de coopération entre les deux états frères a fait l’objet «de critiques. Nombreux sont ceux qui nous disent que Séoul a versé beaucoup d’argent pour recevoir en retour que des menaces nucléaires», note l’ancien ministre qui fait les comptes après dix ans d’aide. «Entre 1998 et 2008, nous avons versé 2,9 milliards de dollars pour lancer le complexe industriel de Kaesong (dans le sud de la Corée du Nord), payer les salaires des 40.000 nords-coréens employés sur ce site et subventionner les échanges commerciaux.»
Aujourd’hui devenu président de l’Université Kyungnam, Park Jae-Kyu estime que cette aide a malgré tout permis «quelques petits changements significatifs». A ses yeux, la Corée du Nord a profité d’une aide humanitaire (qui représente l’équivalent de 3 milliards de dollars) envoyée par la Corée du Sud. Le Nord a pris conscience que cette aide a, d’une certaine manière, changé leur regard sur la Corée du Sud.
Pas de réunification
Park Jae-Kyun préfère expliquer l’intervention de la Corée du Sud sur le site industriel de Kaesong. «D’ici à deux ans, près de 100.000 nord-coréens devraient être embauchés sur ce site. Ces employés se sont rendus compte qu’ils étaient mieux payés que la moyenne des autres nords-coréens. Nous estimons que bientôt 500.000 personnes devraient bénéficier des retombées de Kaesong.»
Park Jae-Kyun avance que cette démarche «progresse très lentement». «C’est la politique des petits pas. Mais au final, le régime ne pourra refuser ces petits changements et limiter les aspirations au changement du peuple.»
En pleine commémoration de la chute du Mur de Berlin et la réunification allemande, l’ex-ministre se garde bien d’évoquer un tel scénario pour les deux Corées. Et a fortiori la moindre date. «Notre situation est différente, notre histoire est différente. Nos visions de l’avenir n’ont rien en commun, avance étrangement l’ex-ministre de la Réunification. Il est difficile de concevoir une réunification entre les deux Corées. Il faut plutôt réfléchir à la manière dont peuvent s’harmoniser ces différences.»
«Changement radical»
L’expert des relations intercoréennes dresse un premier bilan de l’action du président sud-coréen élu en février 2008, le conservateur Lee Muyng-bak. «Il s’est focalisé sur la résolution de la crise nucléaire, sur la nécessité pour le régime nord-coréen de s’ouvrir et de se lancer dans des réformes économiques, en laissant au second plan la coopération et la réconciliation» de la Sunshine policy. «C’est un changement radical.» Depuis l’arrivée de Lee Myung-bak, la «situation s’est tendue», juge Park Jae-Kyun. Qui avance que le président sud-coréen commence à «assouplir sa politique qui n’a pas eu les effets escomptés».
Cette nouvelle approche pragmatique va dans le même sens, à ses yeux, que la politique d’Obama envers le Nord. De la visite du président américain en Asie (du 12 au 19 novembre), il espère l’annonce officielle de la date de la reprise des pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule. Depuis sept mois, ces négociations sont dans l’impasse et la République populaire et démocratique de Corée souffle le chaud et le froid.
Source: www.liberation.fr
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