lundi 30 décembre 2013

Je vous souhaite....

Bonne année 2014!


"L'arbre du silence porte les fruits de la paix"

jeudi 26 décembre 2013

Espagne : la révision de la loi sur l'avortement, un retour de trente ans en arrière pour la presse espagnole

Trois jours après l'annonce du projet de loi du gouvernement conservateur espagnol limitant fortement l'interruption volontaire de grossesse, et qui annule la loi de 2010 qui autorisait l'avortement jusqu'à quatorze semaines de grossesse et jusqu'à vingt-deux en cas de malformation du fœtus, continue de provoquer des remous. Si ce texte est approuvé par le Parlement, où le Parti populaire (PP) détient la majorité absolue, l'avortement ne sera plus un droit et ne sera autorisé qu'à deux conditions : en cas de viol ou de grave danger pour la mère.

De nombreux opposants au texte dénoncent un retour en arrière de trente ans, le pays revenant de fait à une législation datant de 1985. « Un retour au passé », titre d'ailleurs El Pais, dans son éditorial du 21 décembre :

« Avec ce projet de loi, l'Espagne revient à des temps que nous croyions dépassés et consacre un mode de régulation autoritaire qui non seulement nie à la mère un quelconque droit de décision sur sa maternité, mais la met dans la même position qu'une mineure, et la subordonne à des tierces personnes qui auront la possibilité de décider quelque chose qui la conditionnera pour le reste de sa vie. »
Le quotidien dénonce également l'immixtion, autorisée par le PP, de la religion dans la sphère publique :

« Avec cette loi, le gouvernement confond la morale privée et publique. Elle concède à l'Etat la possibilité de dire dans quel cas une femme peut avorter en fonction de quelque croyance religieuse. »
« UN ENGAMENT POUR LA VIE » TROP TIMIDE POUR LA PRESSE CONSERVATRICE


Le quotidien El Mundo dénonce également la loi présentée par le ministre de la justice, Alberto Ruiz-Gallardón, jugée « obscurantiste » et « anachronique » :

« Le ministre de la justice considère vraiment les femmes comme le sexe faible, soumises au paternalisme et incapables de décider du sort de leurs entrailles. »
La Razon, quotidien conservateur et catholique, a par contre salué la réforme du ministre de la justice sur « le drame de l'avortement » dans son éditorial du lundi 23 décembre :

« Nous ne sommes pas face à un projet parfait, (...), mais la réalité est que ce texte est un véritable engagement envers la vie. »
Un projet de loi également imparfait pour le quotidien conservateur ABC, qui assure que « la réforme mérite d'être reconnue parce qu'elle annule l'aberration de l'avortement vu comme un droit ». « Mais la tâche continue », prévient ABC, pour qui la loi ne va pas assez loin.
Deux positions distinctes qui font dire à La Vanguardia, quotidien espagnol fondé en Catalogne, que cette loi ne met personne d'accord :

« Paradoxalement, ni les pro-vie ni ceux en faveur du droit à l'avortement ne tombent d'accord sur la nouvelle loi : certains la considèrent “insufisante”, d'autres “restrictive et arbitraire”. »
La réaction de Najat Vallaud-Belkacem ne passe pas inaperçue
La ministre des droits des femmes et porte-parole du gouvernement français a fait couler de l'encre en Espagne, après avoir qualifié le projet de réforme de l'avortement de « recul ». « C'est terrible de voir qu'un pays comme l'Espagne, qui ces dernières années était devenu un petit peu la référence en particulier pour ceux qui se battent contre les violences faites aux femmes (...), puisse s'apprêter peut-être à connaître un recul en matière du droit à disposer de son corps », a déploré Najat Vallaud-Belkacem dimanche 22 décembre.
Une déclaration très reprise dans les médias espagnols, et que certains ont vertement dénoncée. Ainsi le quotidien conservateur ABC, qui y voit « une intrusion intolérable dans la politique d'un autre pays ». « Hollande doit la désavouer immédiatement », lance lundi 23 décembre le quotidien.

Source: www.lemonde.fr

dimanche 1 décembre 2013

La Chine a lancé un "Lapin" dans l'espace pour explorer la Lune


La Chine a lancé tôt lundi une fusée embarquant vers la Lune un véhicule d'exploration téléguidé, le "Lapin de jade", selon des images diffusées par la télévision d'Etat CCTV. La fusée Longue Marche a décollé dans un nuage de poussière à 01H30 (dimanche 17H30 GMT) de la base de lancement des satellites de Xichang (sud-ouest). Cette mission Chang'e-3 marque une étape cruciale de l'ambitieux programme spatial de la Chine.Avec cette nouvelle mission, la Chine doit réaliser son premier alunissage "en douceur". Elle deviendrait la troisième nation à réussir ce défi, après les USA et l'URSS. 

"Le rêve chinois"


Le "Lapin de jade" est un "rover" lunaire à six roues dont le nom fait référence à la mythologie chinoise. Si tout se déroule bien, il sera débarqué mi-décembre sur le satellite de la Terre.Le véhicule sera chargé d'effectuer des analyses scientifiques, notamment géologiques. Doté de panneaux solaires pour se fournir en énergie, il enverra aussi vers la Terre des images en trois dimensions de son satellite. 
L'engin tout-terrain sera opérationnel trois mois, durant lesquels il se déplacera à une vitesse maximale de 200 mètres par heure.La Chine consacre des milliards de dollars à la conquête de l'espace, perçue comme un symbole de la nouvelle puissance du pays sous l'égide du Parti communiste (PCC) au pouvoir. Un thème s'inscrivant dans le "rêve chinois", le slogan fondateur de la politique du président Xi Jinping. 

Source: www.lexpress.fr