lundi 31 décembre 2012

Je vous souhaite.....

Bonne année 2013!

Vous n'avez qu'un jour à passer sur la terre ; faites en sorte de le passer en paix.

dimanche 30 décembre 2012

Plus de 3 000 ans après, la vérité sur la mort de Ramsès III



C'est un mystère vieux de plus de trois millénaires qui vient d'être résolu. Un mystère sous forme de véritable tragédie antique, une histoire de complot royal au pays des pharaons, qui se déroule en 1155 av. J.-C. Souverain depuis plus de trois décennies, Ramsès III vit la fin de son règne. Son successeur désigné, aussi nommé Ramsès, est un fils qu'il a eu avec sa première épouse. Cela n'est pas du goût de tous et une autre épouse, Tiy, monte une conspiration de harem pour que son fils Pentaouret accède au trône. Parmi la trentaine de conjurés, on trouve aussi des hauts fonctionnaires et des militaires. Comme le relate Nicolas Grimal dans son Histoire de l'Egypte ancienne (Fayard), "le plan était aussi simple que diabolique : les criminels avaient décidé d'agir lors de la célébration de la Fête de la Vallée à Medinet Habou en utilisant, entre autres procédés, l'envoûtement à l'aide de figurines magiques. Ils échouèrent et se retrouvèrent devant un tribunal composé de douze hauts fonctionnaires civils et militaires. La majeure partie des conspirateurs (dix-sept) fut exécutée. Sept furent autorisés à se suicider. Parmi eux, Pentaouret."

Toute cette partie de l'histoire est connue grâce aux minutes des procès figurant sur des papyrus qui sont parvenus jusqu'à nous. Ce que, curieusement, l'on ignore, c'est le sort du principal intéressé, Ramsès III : les documents ne disent pas clairement ce qu'il est advenu du souverain si ce n'est que les procès se sont achevés après sa mort. Sous le nom de Ramsès IV, l'héritier désigné lui succède. Trois hypothèses sont avancées par les égyptologues : soit la tentative d'assassinat sur la personne de Ramsès III a réussi mais le reste du coup d'Etat a échoué, soit tout le complot a été déjoué et le pharaon a succombé à des causes naturelles, soit il est mort des blessures qui lui ont été infligées lors de la conspiration.

Le décès de Ramsès III constitue donc une sorte de cas non résolu mais, avec des méthodes dignes de la police scientifique, une équipe vient de mettre un terme au mystère dans une étude publiée lundi 17 décembre par le British Medical Journal. Emmenée par l'ancien secrétaire général du Conseil suprême des antiquités égyptiennes, Zahi Hawass, ainsi que par Albert Zink, spécialiste des momies et notamment de celle d'Ötzi, l'homme des glaces, cette équipe a fait passer un scanner à la momie de Ramsès III (photo ci-contre). Ils ont découvert que le souverain avait subi une très grave blessure à la gorge, juste sous le larynx. L'étude décrit, cachée sous d'épaisses bandelettes de lin, une ouverture de 7 centimètres de long, sans doute réalisée à l'aide d'une lame extrêmement coupante : l'entaille, très profonde, va jusqu'aux vertèbres cervicales. La lame a tranché tous les tissus de la face antérieure du cou, trachée, œsophage et tous les gros vaisseaux sanguins passant dans la région. Comme les embaumeurs n'incisaient jamais à cet endroit du corps, il ne peut s'agir d'une blessure post-mortem. Ramsès III a été proprement égorgé et sa mort quasiment immédiate.

Sur les images obtenues grâce au scanner, les chercheurs ont aussi eu la surprise de détecter un petit objet d'environ 15 millimètres de diamètre, inséré dans la blessure. Il semble, après reconstitution de cet objet, qu'il s'agisse d'une petite amulette, un œil d'Horus, semblable à celles que les embaumeurs laissaient dans les incisions qu'ils faisaient pour vider le corps de ses entrailles, le but étant en quelque sorte d'assurer la guérison de la plaie. Le dépôt de l'amulette ne dit pas que les embaumeurs ont effectué l'ouverture mais il marque leur volonté de "soigner" la blessure pour la vie du pharaon dans l'au-delà.

La momie de Ramsès III n'est pas la seule qui figure dans cette étude. Les chercheurs se sont également intéressés à une momie aussi anonyme qu'étrange, celle de l'"homme E", qui se trouvait avec celle de Ramsès III et d'autres momies royales dans une cachette à l'abri des pilleurs de tombeaux. Il s'agit d'un homme jeune, âgé de 18 à 20 ans, ainsi que le montre l'étude de ses os. Son corps a subi un processus très inhabituel de momification. Le scanner a montré que ni son cerveau ni ses autres organes n'avaient été retirés : il n'y a pas eu d'embaumement. De plus, la momie a été recouverte d'une peau de chèvre, un matériau que l'on n'utilisait pas d'ordinaire puisqu'il était considéré, explique l'étude, comme "rituellement impur". Il semblerait donc qu'on ait voulu faire subir à ce cadavre une espèce de punition. Pour en savoir plus, les chercheurs ont réalisé une analyse génétique sur les deux momies afin de déterminer si elles avaient un lien familial, en comparant notamment leur chromosome Y. Résultat : les deux hommes étaient de la même lignée, probablement père et fils étant donné la différence d'âge. Et les auteurs de l'étude de suggérer que l'inconnu pourrait bien être... Pentaouret, qui aurait donc partagé sa dernière demeure avec ce père dont il avait tramé la mort.

Pierre Barthélémy (@PasseurSciences sur Twitter)

Source: www.lemonde.fr

lundi 10 décembre 2012

La presse s'alarme du retour de Berlusconi


"Au secours, il revient !", "Il ressurgit d'entre les morts" : les éditorialistes de la presse nationale et régionale ironisent sur le retour en politique de l'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, 76 ans, mais s'inquiètent également pour l'Italie et pour l'Europe.

"On le croyait fini, à demi mort politiquement, presque enterré... Au secours, il revient !", lance Denis Daumin dans la Nouvelle République du Centre-Ouest.
Pour Sylvain Bourmeau (Libération) : "L'inénarrable Silvio Berlusconi ressurgit d'entre les morts." Et l'éditorialiste de qualifier Silvio Berlusconi de "sempiternel acteur".

"A chaque fois qu'il tombe de son cheval, le Cavaliere se remet en selle..." s'étonne Didier Louis dans le Courrier picard qui gratifie Silvio Berlusconi de "collectionneur d'un des plus beaux jeux de casseroles." Le "Cavaliere n'est pas désarçonné", commente à son tour Raymond Couraud, dans l'Alsace.

Mais l'humour cède vite la place aux interrogations et aux inquiétudes que suscitent le retour de l'ex-chef de l'Etat italien sur le devant de la scène politique. "Les nouvelles venues d'Italie sont très préoccupantes", affirme Guillaume Goubert dans la Croix pour qui "tout le travail de redressement de l'Italie, financier, économique, moral, se trouve remis en cause. Au risque de plonger la péninsule, et avec elle le reste de la zone euro, dans une nouvelle tourmente."

"UN ETAT AU BORD DE L'ASPHYXIE"

Dans Les Echos, Nicolas Barré prévient : "Le pire qui puisse arriver à l'Italie serait de retomber dans une crise politique qui briserait l'élan des réformes engagées par Mario Monti. Ce risque, la Botte le doit ironiquement à celui (Berlusconi) que les marchés financiers ont chassé du pouvoir en novembre 2011." L'éditorialiste rappelle que Berlusconi avait "laissé un Etat au bord de l'asphyxie et qui, par sa taille, menaçait de faire plonger la zone euro dans le chaos".

"Le nouveau coup du Caïman pourrait faire monter la température sur les taux italiens et pénaliser un pays qui avait su donner des gages sérieux pour écarter les dangers d'une dérive à la grecque", déplore Christophe Lucet dans Sud-Ouest.

Ivan Drapeau dans La Charente libre, se montre lui catégorique : "Avec Berlusconi, l'Italie reviendrait allonger la liste des grands sinistrés après la Grèce, l'Espagne et le Portugal." Enfin, certains pensent que "les Italiens ne se laisseront pas prendre au jeu" (Raymond Couraud) ou ne pourront "pas ignorer que ce n'est pas l'Italie qui intéresse le marchand d'illusions qui les a bernés depuis vingt ans mais seulement lui-même" (Ivan Drapeau).

Source: LeMonde.fr

dimanche 9 décembre 2012

Pour ne pas grossir, mangez à la bonne heure


Se nourrir en décalé par rapport à notre horloge biologique fait prendre du poids.
L'heure à laquelle nous mangeons se révèle tout aussi importante que ce que nous mangeons, comme vient de nous le rappeler l'expérience publiée récemment dans la revue Nature Medecine .
Les rythmes biologiques de notre organisme sont gouvernés par une horloge située dans le cerveau. La destruction de cette horloge biologique chez l'animal de laboratoire entraîne la disparition de nombreux rythmes circadiens (fonctionnant sur 24 heures).
Dans cette expérimentation, menée chez la souris, les chercheurs de l'université de Pennsylvanie ont supprimé le gène de l'horloge, appelé BMAL1. Désynchronisés, les rongeurs se sont mis à manger lorsqu'ils devaient dormir, et inversement, avec pour conséquence qu'ils sont devenus obèses alors même qu'ils absorbaient la même quantité de nourriture que des souris «normales» qui ne grossissaient pas.
«L'homme n'est pas un animal nocturne»
«Cette expérience nous montre que l'obésité n'est pas uniquement liée à une anomalie entre les apports énergétiques et les dépenses, constate le Pr Arnaud Basdevant, chef du service nutrition à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Il y a d'autres facteurs impliqués. Et ce travail nous montre le lien entre veille, sommeil et obésité.»
L'horloge biologique de l'homme est réglée par les nombreuses alternances de son environnement: lumière et obscurité, activité et repos, veille et sommeil rythment son fonctionnement. «L'horloge interne doit fonctionner en harmonie avec ces facteurs environnementaux», explique le Pr Yvan Touitou, spécialiste des rythmes biologiques. Travail posté ou de nuit, jet lag, faible exposition à la lumière ou encore cécité sont autant de causes qui viennent dérégler cette horloge, entraînant une désynchronisation.
«L'homme n'est pas un animal nocturne», résume le Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition à l'Institut Pasteur de Lille. Pour preuve, les travailleurs de nuit paient un lourd tribut à leur activité en décalage. «Les symptômes de la désynchronisation et de l'intolérance au travail posté comprennent de nombreux signes parmi lesquels fatigue, troubles de l'appétit pouvant entraîner un surpoids, comme cela a été rapporté en particulier chez les infirmières de nuit, ou troubles importants du sommeil à l'origine d'obésité lorsque la privation de sommeil est chronique», précise Yvan Touitou.
Si les méfaits de la désynchronisation chez les travailleurs de nuit sont bien connus, qu'en est-il pour tous les autres? Devons-nous tenir compte de notre horloge biologique pour rythmer nos repas? Sans doute, répondent les spécialistes. Si le concept de «chrononutrition» a été galvaudé par quelques gourous de la minceur, il repose sur des données validées. «La lumière synchronise nos rythmes avec l'environnement via la rétine ; il est donc naturel de prendre le repas de midi à 13 heures l'hiver, mais il devrait être pris à 14 heures l'été», explique le Pr Jean-Marie Bourre, spécialiste en neuro-pharmaco-nutrition, auteur de La Chrono-diététique, aux éditions Odile Jacob.
Des glucides au dîner
Pour ce spécialiste, le repas sert à satisfaire sa faim jusqu'au rassasiement, suivi de la satiété ; tout le contraire du grignotage, où l'on n'a jamais faim ni jamais plus faim. «Après le début du repas, il faut vingt minutes au cerveau pour envoyer un signal de rassasiement», explique Jean-Marie Bourre. Manger trop vite, c'est ne pas laisser le temps au cerveau d'envoyer ce signal, «ce qui explique qu'un régime minceur, où le repas est expédié parce qu'on se sent coupable de manger, fait grossir!».
Si le dîner ne doit pas être trop copieux, il doit cependant apporter suffisamment d'énergie aux méninges. «Le cerveau peut travailler plus la nuit que le jour ; donnez-lui assez de glucides, du pain notamment, au dîner pour éviter une hypoglycémie nocturne, certes insensible, mais qui altère la mémorisation en perturbant le stockage des données acquises et en réduisant leur restitution», explique Jean-Marie Bourre.
Après le long jeûne de huit ou neuf heures de la nuit, l'organisme a besoin d'un repas composé en quantité suffisante de glucides, de lipides et de protéines. L'idéal? Le breakfast à l'anglaise: sucres lents (pain, céréales) et rapides (jus de fruits, sucre, confiture, miel) corrigent l'hypoglycémie matinale. Ajoutez-y les protéines du fromage blanc, des œufs ou du jambon blanc. «Le petit déjeuner doit se prendre entre 6 et 8 heures du matin et durer environ quinze minutes», estime le Dr Marc Schwob, psychiatre et chronobiologiste. En revanche, inutile de forcer les enfants à se nourrir au saut du lit. «Il faut vingt minutes au réveil pour avoir faim», précise Jean-Marie Bourre.