lundi 27 décembre 2010

Crue : le niveau de la Seine grimpe encore



Le niveau de la Seine a légèrement grimpé lundi, pour atteindre 3,81m, entraînant la fermeture de la voie sur berge rive droite, après celle de la rive gauche vendredi, selon la préfecture de police.



Si pour l'heure, aucune forte crue n'est prévue à Paris, une grande partie de la Seine est en vigilance jaune. Selon le site Vigicrues, aucune alerte spécifique n'a été émise mais le fleuve reste sous surveillance.
Lundi, les voies express des deux côtés du fleuve étaient inondées. La voie express rive droite est fermée "entre l'accès Saint-Exupéry et l'accès à l'avenue de New-York", et "entre l'accès au souterrain des Tuileries et la sortie du souterrain Henri IV". Déjà samedi 25 décembre au matin, suivant des ordres de la préfecture de Paris pris la veille, la voie express rive gauche a été fermée et aucune date de remise en service n'avait été publiée même si "le risque de crue ou de montée rapide des eaux n'est pas susceptible d'entraîner de dégâts significatifs".
Selon Vigicrues, "une légère montée devrait se poursuivre [jusqu'au lundi 27 décembre]. Crue habituelle pour la saison susceptible de provoquer des débordements modérés et localisés." Certes, le zouave du pont de l'Alma a les pieds dans l'eau depuis samedi matin mais cette légère ne devrait pas atteindre le niveau de la crue centennale de 1910 où la Seine avait atteint les 8,62 mètres au pont d'Austerlitz. Actuellement, au même endroit, elle culmine à 3,81m.
Cependant, le niveau de la Seine a obligé la Compagnie des bateaux-mouches à suspendre dimanche ses navettes, sans date de retour à la normale. "Il n'y a pas de promenades dimanche. C'est à cause de la montée des eaux, qui sont particulièrement élevées", a indiqué une employée de la société à l'AFP. Ses 9 bateaux-promenade et 5 bateaux-restaurants sont donc à quai jusqu'à nouvel ordre.

jeudi 23 décembre 2010

A Rome, deux ambassades visées par des attentats


Photo: www.elperiodico.es

Alors qu'un premier colis piégé a explosé, jeudi 23 décembre à l'ambassade de Suisse à Rome, la police italienne a annoncé qu'une deuxième explosion s'est produite peu après à l'ambassade du Chili de la capitale italienne. Reprenant l'agence italienne ANSA, l'AFP annonce que cette explosion a fait un blessé, légèrement touché, à en croire le site du quotidien La Repubblica.


Le premier attentat, à l'ambassade de Suisse, a blessé grièvement un homme travaillant au service du courrier. La victime de l'explosion survenue aux alentours de midi est de nationalité suisse, selon l'ambassade, qui ajoute ne pas disposer d'autres précisions. Le blessé a été transporté à l'hôpital par les services de secours. Des vérifications de sécurité sont en cours dans toutes les ambassades et représentations diplomatiques de Rome, a annoncé la préfecture de la capitale italienne.

Selon le site du journal suisse Le Matin, qui cite le directeur de la centrale des secours, "ses jours [de la victime] ne sont pas en danger mais il risque l’amputation des deux mains". D'après le quotidien italien Corriere della Sera, il s'agit du portier de l'ambassade, un ressortissant suisse de 53 ans. L'homme pourrait être très certainement amputé de la main gauche, du fait de blessures graves et profondes dues à l'explosion. Sa main droite ne souffrirait que de légères blessures et de brûlures.

Les carabiniers se sont immédiatement rendus à l'ambassade suisse, qui se trouve dans le nord de la ville, non loin du parc de Villa Ada, pour procéder à une enquête. Les autorités suisses n'ont pour le moment fait aucune déclaration. Le consulat suisse de Milan, dans le nord de l'Italie, a également été mis sous la protection des forces de l'ordre, qui en empêchent l'accès.


LA PISTE DE L'ECOTERRORISME

Selon les premiers éléments de l'enquête, les autorités étudient la piste d'une cellule anarcho-insurrectionnelle, dont certains dirigeants seraient actuellement détenus dans des prisons suisses, selon le Corriere della Sera. Parmi eux, Marco Camenisch, un militant antinucléaire suisse, arrêté plusieurs fois dans les années 1990 en Italie, qui l'a ensuite extradé vers la Suisse. La piste de l'ecoterrorisme serait ainsi privilégiée par les enquêteurs, selon l'agence de presse italienne Adnkronos, citée par La Repubblica.

Le ministre des affaires étrangères italien, Franco Frattini, a fermement condamné cet attentat et souhaité un prompt rétablissement à la victime de l'incident. "Nous sommes entièrement solidaires avec l'ambassadeur de Suisse et avec tout le personnel de la mission diplomatique, qui ont fait l'objet d'un acte de violence ignoble qui mérite notre condamnation la plus ferme", a dénoncé M. Frattini.

Cette explosion survient deux jours après la découverte d'une fausse bombe à bord d'une rame de métro vide dans la capitale italienne. Une autre fausse alerte à la bombe a également eu lieu jeudi sur les lieux où était organisé un concours d'entrée à la municipalité de Rome, signale le Corriere della Sera.

Source: www.lemonde.fr

vendredi 17 décembre 2010

Côte d'Ivoire : l'ONU craint une guerre civile



La Côte d'Ivoire est sous tension, vendredi 17 décembre, après les affrontements de jeudi entre les forces de sécurité loyales à Laurent Gbagbo et les partisans d'Alassane Ouattara. Malgré l'échec de sa marche de jeudi, le camp d'Alassane Ouattara entend repartir à l'assaut de la Radiotélévision ivoirienne (RTI) et du siège du gouvernement à Abidjan pour mettre à bas le régime de Laurent Gbagbo. Au risque d'un nouveau bain de sang et d'un retour de la guerre civile. "Nous continuerons à défiler. Demain, nous essaierons de nouveau de nous rendre à la RTI", a déclaré jeudi soir un porte-parole de l'équipe de M. Ouattara, Patrick Achi.

A Abidjan, les affrontements de jeudi ont fait de neuf à trente morts, selon divers bilans, sans que ces chiffres puissent être confirmés de sources indépendantes. Dans la soirée de jeudi, un communiqué du gouvernement de Laurent Gbagbo faisait état de vingt morts (dix manifestants et dix membres des forces de l'ordre). Amnesty International relevait au moins neuf tués dans les rangs des partisans d'Alassane Ouattara. L'AFP a annoncé six morts. Le camp de M. Ouattara fait état "d'une trentaine de morts et de cent dix blessés". Les Forces nouvelles de Guillaume Soro, qui soutiennent M. Ouattara, ont annoncé deux morts et un blessé dans ses rangs dans les combats contre les Forces de défense et de sécurité (FDS) à proximité de l'Hôtel du Golf, qui abrite le QG de M. Ouattara.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a mis en garde, jeudi dans une déclaration, les auteurs d'attaques contre des civils : "Les membres du Conseil de sécurité avertissent toutes les parties que ceux qui seront tenus pour responsables d'attaques contre des civils seront traduits en justice, en accord avec la loi internationale." Jeudi soir, quelque huit cents casques bleus étaient postés autour de l'Hôtel du Golf pour sécuriser le QG de M. Ouattara.

D'AUTRES VIOLENCES À YAMOUSSOUKRO

D'autres affontements ont eu lieu jeudi après-midi dans le centre du pays, à Tiébissou, à 40 kilomètres au nord de la capitale politique, Yamoussoukro. Une colonne de 4 × 4 transportant des membres des Forces nouvelles a tenté de franchir un poste de contrôle des FDS, a indiqué à l'AFP une source militaire ivoirienne. "Ils ont tiré plusieurs roquettes [de type RPG7] sur notre position, et nos éléments ont riposté. Ils se sont repliés pour revenir", a affirmé cette source sous le couvert de l'anonymat. Des habitants fuyant la ville ont déclaré que les échanges de tirs avaient duré trois heures au moins.

Les Forces nouvelles affirment que sept des leurs ont été blessés par balles, alors que le porte-parole de l'Opération des Nation unies en Côte d'Ivoire (Onuci), Hamadoun Touré, avait indiqué que les violences avaient fait une vingtaine de blessés, dans la capitale politique.




CRAINTE D'UN RETOUR À LA GUERRE CIVILE

Devant l'affrontement prévisible, le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, a prévenu qu'il "engagerait des poursuites" contre quiconque serait responsable de violences meurtrières, dans un entretien à la télévision France 24.

La France, elle, a appelé "à la retenue de part et d'autre". La ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a confirmé que Paris n'avait pas l'intention d'intervenir militairement en cas de violences. Dans ce cas, s'interposer, "c'est le devoir de la communauté internationale. L'ONU à travers l'Onuci, c'est-à-dire les forces internationales [en Côte d'Ivoire], est là pour essayer d'éviter la violence", a-t-elle dit.

Environ neuf cents soldats français de l'opération Licorne sont déployés dans le pays, avec pour mission de soutenir les forces des Nations unies. Ces soldats sont en capacité d'évacuer les quelque quinze mille ressortissants français si nécessaire, a indiqué Alain Juppé, ministre de la défense.

Tout comme la France, une vingtaine d'ONG – parmi lesquelles la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme et Human Rights Watch – ont lancé un appel au calme aux deux camps. Elles estiment à "plusieurs dizaines" le nombre de morts dans le pays depuis le scrutin.

Alors que le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, redoute un "retour à la guerre civile" dans ce pays coupé en un Sud aux mains du camp Gbagbo et un Nord contrôlé par les Forces nouvelles depuis le coup d'Etat manqué de 2002, l'armée a averti qu'elle tiendrait les Nations unies, qui selon elle soutiennent la marche, pour responsables d'éventuelles violences.

Paris n'écarte pas la possibilité de sanctions européennes envers Laurent Gbagbo mais lui laisse une chance d'y échapper s'il accepte de quitter le pouvoir de son plein gré. Selon un responsable américain, Washington, Paris et les puissances africaines ont donné à Laurent Gbagbo quelques jours pour quitter la Côte d'Ivoire, sous peine de s'exposer à des sanctions. "C'est sans doute la première fois que les Américains s'impliquent autant en Côte d'Ivoire", souligne une source proche du gouvernement français à Paris.

Source: www.lemonde.fr

mercredi 8 décembre 2010

Crise de la zone euro : l'Espagne ne fera pas appel à l'aide internationale


L'Espagne, sous la pression des marchés, qui doutent de sa solidité financière et de sa capacité à se redresser, ne fera pas appel à une aide internationale comme la Grèce ou encore l'Irlande, affirme dans la presse, lundi 6 décembre, la ministre de l'économie Elena Salgado.


Interrogée sur un éventuel recours de Madrid au mécanisme international d'aide financière auquel ont été contraints de faire appel Athènes et Dublin, Mme Salgado se veut ferme. "Non", déclare-t-elle au quotidien économique Les Echos, car "aucun de nos fondamentaux ne le justifie. La Grèce a pâti d'un déséquilibre important de ses comptes publics pas uniquement dû à la crise". Quant à l'Irlande, ses "difficultés relèvent des banques", poursuit-elle.

"FONDS DE RESTRUCTURATION ESPAGNOL SUFFISANT"

Elle estime par exemple que le fonds de restructuration des banques espagnoles serait largement suffisant pour les aider en cas de lourdes pertes. "Sa capacité est de 99 milliards d'euros, dont seuls 11 milliards ont été mobilisés jusqu'ici. Compte tenu du taux de prêt de 7 %, il y a peu de risque que ce dispositif soit utilisé sans nécessité", dit Mme Salgado.

A la suite de la crise irlandaise, et en dépit des propos rassurants de Madrid, les investisseurs se sont remis à douter de la capacité de l'Espagne à assainir ses finances publiques et relancer son économie. La semaine dernière, la Commission européenne a d'ailleurs émis des doutes sur l'objectif du gouvernement espagnol de réduction à 6 % du PIB pour le déficit public en 2011, contre 9,3 % prévus cette année.

Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a dû annoncer dans la foulée un nouveau train de mesures contre la crise, mêlant austérité et relance.

Source: www.lefigaro.fr

samedi 4 décembre 2010

ESPAGNE: ÉTAT D'ALERTE


Le gouvernement espagnol a décrété ce samedi l'état d'alerte. Les grévistes qui poursuivent le mouvement entamé vendredi risquent des sanctions pénales. Deux tiers des agents ont déjà repris le travail.

Les contrôleurs aériens espagnols ont commencé samedi à regagner leurs postes et environ la moitié de l'espace aérien a rouvert a annoncé l'autorité de gestion des aéroports (Aena). Deux tiers des agents ont d'ores et déjà repris le travail, soit 109 sur 159 grévistes.

Sur les 58 secteurs aériens que compte le pays, 28 avaient rouvert samedi vers 14 heures (13 heures GMT).

Le trafic n'a cependant pas encore pu reprendre, les grandes compagnies étrangères ainsi que la compagnie nationale Iberia ayant déjà prévu d'annuler tous leurs vols jusqu'à dimanche.

Etat d'alerte
Le Gouvernement espagnol s'était réuni ce matin pour décider des suites à donner à la grève des contrôleurs aériens qui paralysait le pays, et avait décrété l'état d'urgence. Une décision lourde de conséquences. En vertu de ce décret, les contrôleurs aériens peuvent être mobilisés et les grévistes sont passibles de sanction pénales, pouvant aller jusqu'à la prison. Cette décision signifie «que les contrôleurs sont convoqués à leur poste de travail et dans le cas contraire, ils seraient en situation de délit de désobéissance prévu par le code pénal militaire», a expliqué le ministre de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba après une réunion de crise du Conseil des ministres. C'est la première fois que le gouvernement prend une telle mesure depuis la mort du général Franco en 1975.

Vendredi, le gouvernement avait déjà confié à l'armée la responsabilité d'assurer le contrôle aérien. malgré cette mesure, aucune reprise du trafic n'est intervenue ce matin. Les compagnie Ibéria et Ryanair ont même annoncé qu'elles annulaient tous leurs vols jusqu'à dimanche matin. Air France,KLM, EasyJet et Thaï Airways également. La quasi-totalité de l'espace aérien espagnol est fermé depuis vendredi soir, alors que de très nombreux Espagnols s'apprêtaient à partir vendredi pour un long pont de cinq jours, le début de semaine prochaine étant férié en Espagne.

Opposition au plafonnement du temps de travail
Les contrôleurs aériens ont abandonné leurs postes de travail vendredi en fin d'après midi pour protester contre une mesure adoptée peu avant en Conseil des ministres, plafonnant à 1.670 heures par an leur temps de travail.

Cette mesure fait partie du dispositif de privatisation partielle de l'Autorité de gestion aéroportuaire (Aena) adopté par le gouvernement dans le cadre de nouvelles mesures anti-crise. Le ministre des Travaux publics, José Blanco, a condamné ce débryage sauvage comme une forme de «chantage».

Le tourisme représente 11% du PIB espagnol et la confédération hôtelière espagnole a estimé que ces perturbations dans le trafic aérien entraînerait un manque à gagner de millions d'euros pour cette industrie ainsi qu'un coup dur en termes d'image de destination touristique pour l'Espagne.

Source: www.lefigaro.fr (Avec agences)

jeudi 2 décembre 2010

Vague de froid : 32 départements en vigilance orange


32 départements situés dans l'ouest, le centre et l'est de la France étaient placés jeudi après-midi en vigilance orange, en raison d'une alerte à la neige et au verglas valable jusqu'à vendredi 22h.

Trente-deux départements situés dans l'ouest, le centre et l'est de la France étaient placés jeudi après-midi en vigilance orange, en raison d'une alerte à la neige et au verglas valable jusqu'à vendredi 22h. L'alerte diffusée par Météo France a été étendue à trois nouveaux départements (Ain, Isère, Savoie) et maintenue pour 29 autres (les départements des régions Basse-Normandie, Bourgogne, Centre, Haute-Normandie, Limousin, Poitou-Charentes, ainsi que l'Allier, le Cantal, les Côtes-d'Armor, la Dordogne, le Finistère, le Lot et le Puy-de-Dôme). En revanche, l'alerte a été levée pour 12 départements, ceux de l'Ile-de-France, de la Picardie, et la Gironde.


Jeudi après-midi, selon un communiqué, les précipitations neigeuses faiblissaient, excepté sur les département proches de la Manche. De nombreuses averses persistaient du Cotentin à la Bretagne.

Sur le littoral de la Manche, les averses de neige devraient se poursuivre en soirée et durant la nuit, et ne faiblir franchement que vendredi matin. On attend des cumuls supplémentaires voisins de 2 à 5 centimètres, localement de 5 à 10 centimètres sur le nord de ces départements, autour de 1 à 3 centimètres plus au sud. L'amélioration ne devrait intervenir "que progressivement vendredi matin", précise Météo France.

Difficultés de circulation

Sur l'Ile-de-France, quelques faibles chutes de neige pourraient encore donner localement de 1 à 2 cm au sol d'ici vendredi matin, une situation qui ne justifie plus le maintien de la vigilance orange. Cependant, les chaussées restent glissantes et la plus grande prudence reste de mise.

Dans la nuit, un nouvel axe neigeux devrait traverser la France. Il devrait débuter dans la région Centre en fin de soirée avant d'être sur les Alpes vendredi après-midi. Au passage, il devrait déposer entre 2 et 5 cm en plaine, très localement jusqu'à 10 cm, mais sur le massif central et les contreforts alpins, la couche au sol pourrait facilement atteindre 10 à 15 cm.

Après un début de nuit très froid, la région lyonnaise devrait voir quelques chutes de neige blanchir les sols au lever du jour.

Le Centre national d'information routière rapporte que des transports scolaires ont été interdits dans plusieurs départements, notamment la Manche et le Calvados, tout comme la circulation des poids lourds de plus de 7,5 tonnes sur plusieurs routes de Bretagne. A 16h, le CNIR faisait par ailleurs état de conditions de trafic délicates, notamment en Ile-de-France, sur l'A13 entre Poissy et Mantes-la-Jolie, et sur le réseau secondaire. Le préfet de la Zone de Défense et de Sécurité de Paris a décidé activer le PC zonal de circulation à compter de 5h jeudi, recommandant aux automobilistes, aux transporteurs routiers et aux piétons d'être extrêmement vigilants lors de leurs déplacements.